
TOT OU TARD, LA LIMPIDITE DU PLUS RAISONNABLE CULMINERA !
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"Jack Lang, selon le bruit de chiottes, serait amateur de jeunes garçons. Est-ce si faux ? Pas forcément, et visiblement, faire la bringue à Paris ne lui suffit plus. Voici ce qu'on lit dans le Libre Journal de la France Courtoise de septembre 2005 (et Radio Courtoisie est mieux que Skyrock selon un groupe de Rap cité plus bas à qui on ne ) : "Le dernier week-end d'août, à La Rochelle, se déroulait l'Université d'Eté du PS. Chaque soir Jack Lang tentait d'entraîner ses camarades à "La Guinguette". "Coco, tu verras, c'est jeune et branchouille !". Dans Tout le Monde en parle du 3 septembre 2005, il expliquait à Ardisson : "C'est un ancien bistro de pêcheurs - à tous les sens du terme - repris aujourd'hui par des "d'jeunes" ..." Précisons : La Guinguette est la "boîte homo" la plus à la mode de la région. Rendez-vous idéal pour les membres d'un parti qui passent leur temps à se tirer dans le dos... "
une interview de Rapaces par Fabrice Trochet (Le Grain de sable) réalisé en octobre 2001. Certains passages risquent de plaire( ou pas), à nemo2, L.A., et Franky Vincent, mais aussi à papa ( ?), et entre autre...
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RAPACES est le nom d'un groupe d'individus constitué en 1994, et dont le mode d'expression principal est le RAP. Les RAPACES visent à rendre au RAP sa fonction majeure : véhiculer le langage de l'Opprimé, de l'Exploité, sans vendre son cul aux maisons de disques, aux chaînes de télé, aux requins des radios pour en faire un spectacle.
Le Grain de sable : Tout d'abord, pouvez-vous vous présenter. Comment est né Rapaces ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Rapaces : Rapaces est la résultante de deux groupes : la Fréquence aux Fulminantes Actions, groupe de rap créé en 1992 et la Fraction Armée du Mouvement Anarchiste Subversif, groupuscule politique informel (pour ne pas dire clandestin) né pendant la guerre du Golfe. A l'époque, certains d'entre nous étaient à la fois membres des deux organisations. Rapaces est donc l'aboutissement en 1994 d'un processus lent de fusion entre la F.F.A et la F.A.M.A.S. L'amitié (ce rapport humain naturellement ennemi de l'idéologie bourgeoise) est le ciment de notre construction. En 7 ans d'existence, Rapaces s'est numériquement agrandi, toujours sur la base de réseaux d'amis, pour compter aujourd'hui une trentaine d'individus.
Le Grain de sable : Pourquoi le nom " Rapaces " ?
Rapaces : Comme on l'explique via notre site Internet, " Rapaces " ne signifie rien. Néanmoins, on peut très [Des mots qui tuent] facilement relever le jeu de mot bidon " Les AS du RAP ". D'aucuns y verront l'altitude, le vol plané de l'aigle en quête de proies ou le " Haut dessus des lois je bâtirai mon toit ", slogan cher aux rappeurs arrivistes et parvenus de Saint-Denis. En réalité, on s'est recouvert du manteau de l'Insignifiant, passe-partout nécessaire pour pénétrer le monde toxique du langage disloqué, banni, désintégré, détruit… marchand.
Le Grain de sable : Comme à l'accoutumée, la question rituelle : Que faites-vous pour vivre ? Comment vivre sans faire des concessions au système ?
Rapaces : Pour survivre on est contraint de travailler et/ou de voler sans se faire prendre. C'est tout. L'histoire de vivre sans faire de concessions au système, c'est de la connerie. Hormis les périodes pendant lesquelles les masses opprimées sont assez fortes pour prendre les rennes de l'Histoire, il est difficile pour des gens issus du prolétariat, comme nous, de vivre sans faire de concessions au système. D'où la nécessité de la Révolution. Par définition, les exploités participent négativement à l'édification du Capitalisme… Nous sommes des exploités, fils, petit-fils d'exploités. Quand toute la vie quotidienne est infectée par le cancer marchand, il est utopique de prétendre vivre sans faire de concessions à la domination. Ce qui caractérise le système spectaculaire-marchand c'est justement qu'il est le Capitalisme au stade du totalitarisme de la marchandise, c'est à dire qu'il occupe tous les aspects de la vie. La négation du système est l'attaque frontale, la lutte (qui s'opère forcément stratégiquement). La critique de la vie quotidienne lancée par les situs et toutes les pratiques subversives qu'elle implique est à repenser. Non pas que cette critique n'est plus fondée de nos jours, mais elle doit évoluer car le quotidien s'est modifié depuis les années soixante. Les provos, les fous, les voyous, les baiseurs… font plus vendre qu'ils ne font peur. On pense que le fait de jouer avec le rôle (confère " Traité de savoir vivre à l'usage des jeunes générations " de Raoul Vaneigem) est un point qu'on peut développer, notamment dans la grande optique du sabotage, pratique qui revient au goût du jour.
(...)
Le Grain de sable : Avez-vous été militants d'un mouvement politique ? Sinon de quel mouvement vous sentez-vous le plus proches ?
RAPACES : Parmi les nôtres, certains ont été adhérents de l'Union Régionale d'Ile de France de la Confédération Nationale du Travail (de la rue des Vignoles). Ils sont restés plusieurs mois pour vérifier notamment ce qu'ils pensaient de cette organisation avant d'en être membres. Ils ont découvert qu'il existe bel et bien des chefs informels à la CNT… que des décisions importantes ne sont pas prises en assemblées souveraines, que les chefs de la CNT font partie de réseaux discrets qui dictent à cette organisation ses positions… que ces chefs sont membres d'autres organisations ou très proches (Alternative Libertaire, LO, LCR, Ligue des droits de l'Homme, AC !, ATTAC, DAL, Grand Orient de France, Parti Socialiste, et oui le Parti socialiste, ce n'est pas une erreur !)… qu'ils sont finalement les exécutants de types haut-placés pour qui ils travaillent dans la vie professionnelle (Société de Conseil de Julien Dray)… qu'il y a des patrons (imprimerie) adhérents à cette prétendue organisation anarcho-syndicaliste et syndicaliste révolutionnaire (Syndicat de la Communication Région parisienne). Donc ça pue vraiment même si on y trouve des gens très sincères qui tentent de lutter vraiment contre l'exploitation. Comme Lutte Ouvrière, la Ligue Communiste Révolutionnaire, les ONG citoyennes, la CNT est, de fait, un satellite des partis politiques de la " Gauche plurielle ". La CNT, tu la trouves toujours en fin de cortèges aux manifestations organisées par le PS et le PC : c'est du " suivisme " pour éviter la construction d'une véritable force révolutionnaire. On occupe les gens quoi ! L.O et la L.C.R ont lancé une campagne contre le coalition gouvernementale aux élections européennes. Une fois élus, les représentants de ces deux partis ont intégré le groupe de la gauche plurielle au Parlement Européen. La L.C.R a soutenu la gauche au second tour des élections municipales de 2001. Tout ça, c'est pas de l'anti-Capitalisme, c'est de l'anti-Libéralisme afin de soutenir subrepticement la tendance croissante de la Finance internationale qui réclame plus de régulation du système financier pour prolonger encore de quelques années son existence. Ca ne veut pas dire que ces gens soient contre la déréglementation, l'effondrement du coût du Travail, bien au contraire. Tout cela est scandaleux, fourbe, vil, pernicieux et empreint d'une extrême manipulation (ça nous fait penser que le fondateur du groupe ATTAC à l'Assemblée Nationale vient d'approuver les frappes des Alliés en Afghanistan). Les seuls authentiques bolcheviks en France sont les militants de la Quatrième Internationale organisés au sein du Parti des Travailleurs. Le problème c'est qu'ils sont léninistes et qu'on n'est pas d'accord avec les visions de Lénine et de Trotsky (le Boucher de Kronstadt et des Makhnovistes). On est en contact avec tout un tas de mecs de mouvements se prétendant anarchistes et marxistes. On se sent proche de certains situs comme René RIESEL, dont l'action au sein de la Confédération Paysanne fut très intéressante. Ses analyses sur l'évolution de la société sont pertinentes. On pense, à l'instar de RIESEL, que le sabotage est à l'ordre du jour ainsi que l'organisation par petits groupes. Il faudrait même se recentrer sur les modes d'organisation tels que l'a connu la Résistance française durant la première partie de la Seconde Guerre mondiale. Se méfier de la technologie car elle renferme la Police. De toutes les façons, vue la manière dont la situation empire, il faut dès maintenant se préparer à la clandestinité.
Le Grain de sable : Au fond votre combat est un combat pour la révolution, non ?
Rapaces : Oui, pour la Révolution Prolétarienne Mondiale des Conseils Ouvriers.
Le Grain de sable : Vous avez démontré que les fachos infiltrent même le rap qu'ils dénoncent en général. Comment expliquez-vous cette dérive étonnante ?
Le Grain de sable : Que pensez-vous de la scène rap actuelle ? (...)
Aujourd'hui la scène rap est majoritairement un mouvement artificiel de propagande marchande, sexiste, religieuse et mafieuse visant à exacerber la décomposition sociale du prolétariat qu'engendre la guerre économique. Les pires ordures, les raclures d'arrivistes, les requins-graines d'exploiteurs sont à bonne école dans ce fumier gerbant qu'est réellement le " rap business ". Ce qui est très pervers c'est que ces types prétendent justifier leur place de pantins médiatiques par le fait qu'ils viennent d'en bas alors qu'ils sont les portes-voix d'une idéologie ultra-conservatrice… une idéologie que la classe dominante a besoin d'inculquer aux couches les plus pauvres de la population dans le but d'instaurer tranquillement le totalitarisme politique qu'elle nous mijote. SKYROCK EST PLUS DANGEREUX QUE RADIO COURTOISIE. Là où on leur nique la gueule, c'est qu'on les prend la main dans le sac, qu'on révèle leur nature profonde de falsificateurs. Car le rap, le Hip-Hop, c'est tout sauf ça.
Le Grain de sable : Vous n'êtes pas très tendres avec le rap en général. Quels sont vos rapports avec les autres groupes de rap ?
Rapaces : On se souvient quand on était môme des grands frères qui smurfaient, rappaient, pratiquaient le beat-box dans la rue, en bas de nos immeubles… Il ne reste plus rien de cette époque, les gens sont rentrés chez eux ou ne sont plus dans la rue pour les mêmes raisons : le business a tout pourri. On a des contacts avec des personnes qui continuent de défendre le rap non marchand, le vrai rap. La plupart des rappeurs sont aujourd'hui des paumés qui ont l'espoir d'être riches un jour grâce à la vulgarité qu'ils produisent. C'est pitoyable, y'a plus d'arrivistes au mètre carré dans ce milieu qu'à la Bourse ou à un meeting de Démocratie Libérale (D'ailleurs Madelin s'est payé des bons petits rappeurs bien noirs il y a quelques semaines, comme pour faire oublier qu'il cassait du bougnoule quand il était à Occident. Honte à ces prétendus rappeurs, vraies putes).
le 26/06/2005 00:33:53, Olympia a écrit :
John Daligre vit à Paris. Il a beau habiter le 16ème arrondissement, il demeure avant tout un bon parisien qui adore râler. Mais quand John Daligre est vraiment en colère contre Bertrand Delanoë, sa verve destructrice et pleine d’humour est dévastatrice. Libertyvox, en acceptant de publier son pamphlet, vient de se faire des nouveaux amis à la Mairie de cette belle Capitale. Sympa John... La Rédaction vous remercie.
http://www.libertyvox.com/une.php
Quand l’autocrate et vaniteux Bertrand Delanoë va-t-il arrêter d'emmerder les Parisiens ?
Parmi la génération des “Zélites” qui nous "gouvernent" en réduisant nos libertés, Bertrand Delanoë sort incontestablement du lot. Il est l’incarnation parfaite de ces nouveaux politiques "communiquant" qui gèrent des Symboles au lieu de gérer la Réalité.
Nuit Blanche, Paris plage, Place Salvadore Allende, Place Henri Krasuki (on a les idoles que l’on peut!!!), Tramway, JO 2012, il adore les actions symboliques mais onéreuses qui font parler de lui mais vident surtout vos poches. Devinez combien de photographes sont affectés à la Mairie de Paris pour prendre ce paon sous toutes ses coutures dès qu’il déploie sa roue?
Quatorze. Oui, 14. (2X7, 13 + 1, il n'y a pas d'erreur). Vous avez dit “mégalomanie”?
Le plus drôle, c’est que cet hypocrite essaye de nous faire croire, je l’ai vu dans un reportage d’Envoyé Spécial, qu’il n’aime pas les médias!! On le voit qui dit au revoir au patron du bistro de son petit-déjeuner en disant «A demain, ils ne seront pas là, mais moi je serai là», avec une expression de dédain et de soulagement. Delanoë est un homme du peuple qui agit pour le peuple. N’a-t-il pas transformé une partie des appartements du Maire en crèche? Bien sûr, il se trouvera toujours quelques mauvais esprits pour parler de... Démagogie?
Delanoë, l’incroyable vaniteux, a fait toute sa (très) médiocre carrière dans la "communication", avec une petite agence qui ne s’est jamais vraiment développée, malgré son réseau politique. De ça, on ne lui tiendra pas rigueur, car le passé n’est pas toujours déterminant en politique, surtout chez les grands: Churchill était un cancre, De Gaulle un officier mal noté à l’école militaire, et W. Bush un mauvais prospecteur pétrolier. Ne vous méprenez pas, loin de nous l’idée saugrenue, mais assez caustique, de comparer notre Bertrand à ces icônes du courage politique… La colère nous gagne, mais pas la sénilité.
Bertrand Delanoë a été élu en 2001 uniquement parce que le camp opposé était divisé par la présence de deux candidats. Depuis, il gère son mandat de façon “messianique”, alors que la Mairie de Paris, sous son règne pourtant despotique, ne contrôle rien des grands domaines de l’état : ni la justice, ni la police, ni l’armée, ni la santé.
Depuis, Il nous emmerde. Vraiment. Après tout, depuis Cambronne, il est permis de le dire.
Toutes ses actions de communication, dignes d’une République bananière, ses projets symboliques de monarque, les Parisiens s’en foutraient s’ils ne les subissaient pas. Les Nuits Blanches ? Ok, si ça l’amuse... Visiter un musée la nuit, en voilà une belle idée pour dépenser nos impôts. Le concept de Paris Plage? Pourquoi pas, si ça l’excite. Mais je me demande si les enfants défavorisés ne préfèreraient pas faire 3 heures de car ou de TGV affrétés par la Mairie pour se baigner dans la Mer, plutôt que de voir passer des rats crevés sur la seine ou de subir ses projets pharaoniques. Et le pire, c’est que toutes ces fantaisies coûtent cher... Très cher. On croirait Laurent Gerra imitant Jack Lang...
Il n’a pas compris que les Parisiens lui demandent simplement de nettoyer les déchets canins et de recevoir poliment de temps en temps un chef d’état ou un Maire étranger pour leur remettre les clés de la Ville de Paris et signer son livre d’or. Ils sont déjà moins d’accord pour que l’on fasse citoyen d’honneur de “sa Ville”, lors de dispendieux Cocktails que nous payons, toutes les crapules à la Mumia Abdu-Jamal qu’il admire tant, pour peu qu’elles aient tué des flics américains (leurs veuves apprécieront).
Au lieu de ça, Il se transforme en autocrate et emmerde 10 millions de franciliens, 2 millions de Parisiens, avec ses projets de voirie et son tramway à la con. Les piétons étouffent à cause des embouteillages, les Parisiens en voiture perdent des heures, mais qu’importe, l’essentiel est de ne surtout pas paraître inactif. Ce qui, traduit en langage gauche caviar, implique forcément de faire dans le faste, l’inutile et l’onéreux.
Le tramway! Un délire à la Ceaucescu, motivé par des raisons purement idéologiques (Paris a un réseau parfait de bus et métro). Il a transformé le 14ème et le 15ème sud en zone de guerre, ruiné les commerçants, pourri la vie des riverains pendant 2 ans. On a déjà la preuve flagrante que son projet est un cauchemar inutile. Mais, maintenant, au lieu de l’arrêter, il veut étendre sa politique du pire au 16ème sud, contre l’avis du Maire d’arrondissement et de ses habitants, et ainsi détruire sur 1700 mètres, une triple rangée d’arbres exceptionnelle à Paris, celle du boulevard Exelmans! Nous sommes en plein délire! Abattre des centaines d’arbres pour dépolluer Paris sans doute et satisfaire les écologistes de salon? On marche sur la tête!
Il nous emmerde Bertrand et qu’il soit de gauche et homo n’a rien à voir là-dedans... On s’en fout. Il pourrait être de droite et hétéro, les Parisiens seraient tout autant excédés. (Comme sont excédés les bordelais par Juppé, par exemple, mais nous laisserons ce sujet à un bordelais... Nous avons assez à faire comme ça.)
Il m’emmerde, ce Delanoë, tout comme certains abrutis stalino-dynosorus Rex de la voirie de Paris... Beaucoup. Oui, je sors de mes gonds et je ne suis pas le seul!
Ce qui rend fous les riverains de mon quartier inquiets, c’est qu’il existait, exactement au même endroit, il y a 25 ans le train, la Petite Ceinture, et qu’il a été détruit car il n’y avait pas assez de trafic !!! C’est la preuve absolue que nos élites sont de vrais visionnaires! Quel talent! Quel sens aigu de l’irresponsabilité! Quelle belle équipe de penseurs tellement sûre d’elle-même et de sa supériorité sur le commun des citoyens que nous sommes! Nous les incapables de comprendre... Il vaudrait sans doute mieux s’abandonner à sa gestion «synarchique» et tout irait pour le mieux.
Voyez bon peuple! On ne s’en prend pas qu’aux plus démunis! On va s’attaquer aux nantis maintenant! Ils avaient des arbres et un beau cadre de vie? Les pauvres ont du béton! Rasons leurs arbres, mettons leur du béton et le métro devant leurs fenêtres de richards! Mais vous n’aurez pas une meilleure vie pour autant. Vous n’allez pas vous battre pour les riches non? Ah! La belle haine de classe de notre Grand Timonier... La petitesse, la jalousie, l’aigreur... Oui, la haine de l’autre, de sa réussite, de celui qui ne pense pas comme lui et qui s’oppose. Delanoë c’est l’anti-Robin des Bois... Non qu’il coupe des arbres, ce qui serait un jeu de mot facile, mais parce qu’il vole les riches et qu’il ne donne que du vent et de belles promesses aux pauvres. Paris 2012 les gars! On va vous donner des jeux, restez calmes... Quant au pain...
Mais par quel processus de pensée caricatural et archaïque pensent-ils qu’il y a encore des «riches» dans le 16ème? Les riches? Ils sont partis ou sont sur le point de le faire. Il y a longtemps qu’ils ne vivent plus ici. Ils sont en Suisse, en Belgique, en Angleterre ou aux USA. Ils ne supportaient plus d’être emmerdés pas des politiciens ineptes depuis 25 ans.
Le bois de Boulogne est le seul vrai espace vert naturel et préservé de Paris avec le bois de Vincennes. Savez-vous que pour les JO 2012, des bâtiments vont être construits en pleine nature? Des arbres abattus par centaines? Des hectares de pelouses recouvertes d’asphalte et transformés en parking pour les officiels et visiteurs? (Cf: http://www.parisjo2012.fr/fr/jo2012/sports_sites).
Les Parisiens sont tolérants. Mettez les dans une pièce et ils fraterniseront: les écolos et les amateurs de 4X4, les fous de mer et les fous de montagne, les homos et les hétéros, les «à gauche» et les «à droite», les Juifs et les Arabes, les monogames et les libertins, les amateurs de Beatles et de Rolling Stones… Ils diront dans le pire des cas «Je te comprends, mais c’est pas trop mon truc».
Les Parisiens sont même hyper tolérants. Ils ne s’offusqueront pas des nombreux déplacements de sa majesté le Roi de Paris, buté, intolérant, faussement gentil et de sa cour arrogante, en 1ère classe à travers le monde pour faire le guignol à la Jean-Claude Duce dans les réunions du CIO en Suisse ou à Singapour: «Bonjour! Je suis Bertrand de Paris», « Hello! I am Bertrand from Paris», «Tag! Ich bin Bertrand von Paris», «Hola!… » etc. Nous sommes même prêts à financer les meilleurs repas, les meilleurs hôtels, les meilleurs strip-bars. Nous fermerons même les yeux pour les frais de bordel et de putes pour tout le monde. Les Parisiens fermeront les yeux, ils sont déjà gérés par des Macs... La querelle informatique “Mac ou PC” prend à Paris une dimension vertigineuse... Nous, c’est “Mac” technocrates et “PC” de Papa. Je vous laisse deviner qui fait le trottoir.
Les Parisiens sont vraiment cools... Très très cools... Pour le moment. Je crains qu’ils ne se disent rapidement que les seuls moyens de lui faire passer un message sont «l’épaulé jeté de barrière métalliques» et le «nettoyage poussé de bureau», élevés au rang de futures disciplines olympiques bien avant 2012. Les forains, par exemple, ont récemment employé avec succès cette technique démocratique quand les débiles qui nous gouvernent ont voulu les empêcher de prendre l’autoroute, eux, une profession nomade!
Il semble que Bertrand ait oublié le message des urnes envoyé par le peuple aux “zélites” le 29 mai... Ils pourraient bien lui rafraîchir la mémoire bientôt.
Quand je parle avec les gens de mon quartier, je suis surpris par leur colère et leur détermination, leurs pétitions spontanées signées par des milliers de personnes, la création de sites Internet, réunions de quartier, etc. Tous avec une simple demande, tellement simple à réaliser:
«Mais qu’il arrête de nous emmerder».
John Daligre. 26 juin 2005 pour Libertyvox
http://www.libertyvox.com/article.php?id=123
°°°°°°°
En réponse :
http://forum.subversiv.com/index.php?id=52926 :
Delanoë: Les 12 Travaux d'Hercule: Comment veux-tu, comment veux-tu...
le 28/06/2005 12:28:46, Maximus Leo a écrit :
Pas de Jeux pour l’Arbre de Noël
Bien dit John.
On n'en peut plus du délire du benet de la Mairie. On en bouffe de la soupe delanoëenne. Matin, midi et soir. Ca dégouline de partout. Et le peuple en redemande. Car tout le monde est pour les Jeux. Tous ceux qui pensent bien.
Jusqu’au jour fatidique de juillet qui verra l’insoutenable attente prendre fin, on va encore en déguster de la célébration olympique, du bonheur partagé et du bien vivre ensemble pour obtenir les Jeux. Car il nous les faut. C’est du moins ce que nous serinent les gentils représentants de la candidature parisienne. A commencer par l’infatigable Delanoë, toujours prêt à s’enflammer pour la première ineptie festive venue. Les JO à Paris, c’est comme le référendum sur la constitution européenne et l’adhésion de la Turquie, il faut être pour… Sinon vous faites partie du camp des méchants qu’il va falloir rééduquer. L’arbre de Noël de la mairie de Paris est le grand commissaire politique de cette nouvelle idéologie qui a gagné la France : l’organisationisme. Il faut organiser. Ce sera une chance pour Paris, la France et Delanoë. Il sera sanctifié celui qui aura remporté la mise. Saint Delanoë, ça aurait de la gueule. Déjà miraculé, il lui faut maintenant être béatifié. Il aura peut-être bientôt son petit culte, le béat de l’hôtel de Ville, le maire Boules et Guirlandes. Il marchera sur l’eau pour l’inauguration de Paris Plage. Il touchera les écrouelles, le nouveau thaumaturge de la capitale. On viendra toucher son saint séant. On attend avec la plus grande impatience la proclamation des résultats : l’aura, l’aura pas ?
Et puis après ça recommencera pour autre chose. Tout est prétexte à l'autocélébration. A la quête du bonheur ici et maintenant. On en veut de la fête. Et le Zébulon-Bertrand nous en donnera, encore et encore. Et puis tous ses gentils copains aussi. C'est bien la seule attente du peuple qu'ils sont capables de satisfaire. Ils s'annoncent pas jolis-jolis les ledemains qui chantent. Imaginez. C'est facile, il suffit d'âtre absolument,pessimiste. D’un pessimisme viscéral. Total. Enorme. Sûr de lui. C’est de cette seule condition que dépend la certitude de ne pas se tromper quant à l’avenir de l’humanité. Etre pessimiste. Certes. Mais pas seulement. On peut encore résister. Il faut accepter le combat. La guerre. Totale. Thermonucléaire et globale. Une guerre sans merci à livrer contre tous les rampants de l’Empire du Bien. En appeler à la Sainte croisade. Se croiser et ferrailler avec les cancrelats de la bien-pensance. C’est une guerre de désinsectisation qu’il faut mener. Brutale. Rapide. Prendre le risque de la perdre. De certainement la perdre. Mais essayer au moins. Montrer qu’il bouge encore l’animal qu’on abrutit d’énergie solidaire. L’animal trop plein, ivre, de solidarité en pilules. D’amour du différent en cataplasmes. Indigestion. L’estomac gonflé de la sirupeuse union dans la diversité. Lutter contre le cosmophyloxéra. Contre la multiculturelle pandémie. Terrasser la réconfortante tolérance. Défendre l’intolérance. L’indifférence. Le rejet de tout et de tous. La solitude. Le silence. Voilà ce qui devra être fait.
Lutter contre l’abjection. L’abject horrifique apparu à la fin du XXème siècle. Cette bassesse que tous les bienfaiteurs de l’humanité en reculade nous vendent à grands coups de pines et de culs sur le crane. Le recherche du plaisir immédiat, sans entraves. L’assouvissement des instincts les plus primitifs. Jouir. Le bon peuple ne désire plus que jouissance. Il est esclave de ses petits désirs. Volontairement esclave. Bénévolement. On lui en vend du plaisir immédiat. De la jouissance estampillé sans barrières. Sans a priori. Sans morale. Il en redemande l’animal. Il en veut toujours plus. Alors il défile pour affirmer sa fierté de jouisseur. Il remue les fesses, les bras, les jambes et la tête. Il se peinturlure. Il se grime. Il se déguise, en tout et en rien. Il se plumdansleculise. Il se dénude. S’électrise les neurones. Tous les jours, pour n’importe quoi.
Bien abruti, domestiqué, il ne pense plus le bon peuple. Il croit tout. Il admet tout. Il ne discute plus. A la niche le festiv’addict. Couché le béni-oui-oui. C’est un peuple d’enfants crédules. Ils renâclent pour aller au dodo. Encore un peu de fête, Papa. Encore un peu de jeu, Maman. Une dernière sucette, ma Tante. Je veux faire de la trottinette ! Bien infantilisé les citoyens. On leur impose le Vrai. L’unique Vérité. Il faut aimer cette Vérité. Voilà la véritable dictature. Impossible de penser autrement. Ou alors en douce. Cacher sous ses couvertures. On en peut plus l’écrire se refus. Ni le dire. On nous contrôle déjà. Expurgé le dictionnaire. Censurées lesz publications. Ces décervelés ne bougent plus. Il se trémoussent. Il est devenu binaire leur petit monde. Plus de discussion. Le bien et le mal. Le vrai et le faux. Plus de place pour les déviants. Celui qui refuse cette dictature est stigmatisé. Traité de raciste. Celui qui doute, émet des réserves sur telle ou telle revendication également : homophobes, islamophobes, xénophobes. Ils nous contrôlent, les fanatiques de la tolérance. Une vérité absolue. Une certitude. Un bien. Rien d’autre. Le relativisme. Tout ce vaut. Aucun droit à être contre la tolérance. Plus de liberté. Un seul impératif : être tolérant. Cette tolérance qui défend toutes les différences. Plus rien ne doit différer. C’est le monde du tout ou rien. Un monde de roulette russe… Ca passe ou ça casse. Monde de l’insignifiance. Un monde vertueux. Bien sage. Une sagesse de bibliothèque rose. Une sagesse émasculée.
Alors les Jeux à Paris, ce sera chouettissime. Le premier pas de la nouvelle humanité en marche vers la grande fête perpétuelle...
Maximus Leo
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