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Vendredi 6 avril 2007

http://membres.lycos.fr/wotraceafg/climat.htm :

CATASTROPHE CLIMATIQUE

AU SECOURS !  FAITES QUELQUE CHOSE !...




La fin du monde est proche.  Terrorisme al-qaïdesque ?  Islamisation forcée de la société occidentale ?  Menace "nuculaire" iranienne ?  Rayage de la carte du plus démocratique de tous les Etats juifs ?  Réalisation imminente d'une prophétie biblique ?...  Non, rien de tout cela.  Le vrai danger, c'est le gaz carbonique (CO2) émis par les activités humaines.

Depuis que le cinéma japonais a découvert le sujet (vers 1973), les initiés savent à quoi s'en tenir. Depuis que les lycéens de sixième savent épeler le mot écologie, tout le monde en parle. Depuis qu'Al Gore s'est saisi de la question (après huit ans de sommeil à la vice-présidence), plus personne n'est indifférent à ce thème. Depuis la conférence du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat - en anglais : IPCC) en février 2007 à Paris, il est devenu quasiment impossible de soutenir le contraire ou même d'exprimer des doutes, sans risquer de passer pour un "négationniste" (en d'autres temps, on aurait dit : un hérétique).

"Le GIEC affecte à cet impact humain sur le climat une certitude de 90 %, contre 66 % dans son dernier rapport en 2001", nous apprend l'AFP. L'unanimité n'est donc pas encore parfaite parmi les "experts". Attendons le prochain rapport ; avec 100 % de "certitude", on pourra décréter que la cause est entendue, qu'il s'agit d'un fait "notoire", on pourra promulguer une loi mettant fin à la discussion et punissant de prison la nouvelle hérésie. (Cela vous rappelle quelque chose ?)

Nous n'en sommes pas encore là - pas tout à fait. Alors, profitons-en...


La fonte des glaces :

Dans le film Waterworld (Un monde sans terre - 1995), le réchauffement climatique provoque la fonte des calottes glaciaires de la planète, entraînant une dramatique montée des eaux. Tous les terres sont submergées par ce cataclysme, à l'exception des montagnes les plus élevées (3000 mètres et plus). A l'époque, personne ne s'est donné la peine de vérifier la plausibilité du scénario, tant l'idée de prendre la chose au sérieux semblait farfelue. Douze ans plus tard, c'est le contraire qui est vrai : ignorer le danger, ou le minimiser, est devenu impensable, irresponsable, voire criminel. Bien sûr, il n'est plus question de 3000 mètres, soyons modestes. 84 mètres font l'affaire, et parfois même 28 mètres ou 4,50 mètres, quand ce n'est pas 73 centimètres ou 18 à 59 centimètres... Essayons de faire le calcul :

Il y a deux types de glaces polaires : banquise et glaciers. En fondant, la banquise, que l'on pourrait comparer à un gigantesque iceberg, ne fait pas plus monter le niveau de la mer qu'un glaçon fondu ne fait monter le niveau de l'eau dans un verre. (La densité de la glace d'eau pure est d'environ 0,92, celle de l'eau de mer de 1,025 ; environ 90 % du volume d'un iceberg est immergé - source : Wikipédia.)

La surface totale occupée par les glaces est de 25 millions de km2 (moitié pour l'Arctique, moitié pour l'Antarctique). Les glaciers recouvrant l'Antarctique ont une superficie d'environ 8 ou 9 millions de km2 ; ceux du Groenland occupent un peu plus d'un million de km2, donc en tout 10 millions de km2. L'épaisseur moyenne de la glace est de 2 km. Le volume total de glace continentale susceptible de faire monter le niveau de la mer est donc de 20 millions de km3.

La surface totale des mers et océans représente quelque 70 % de la surface du globe (rayon : 6400 km ; surface : 4πR2, soit 510 millions de km2), c'est-à-dire 360 millions de km2 pour les eaux, le reste (150 millions de km2) étant occupé par les terres. Si les calottes polaires disparaissaient entièrement, 20 millions de km3 de glace de densité 0,9 se transformeraient en 18 millions de km3 d'eau et se répartiraient sur 360 millions de km2 de surface océanique. Le niveau de l'eau s'élèverait donc - en théorie - de 0,05 km ou 50 mètres. Toutes les régions dont l'altitude est inférieure à 50 mètres seraient submergées. Le Pôle Nord serait sous l'eau, et le Pôle Sud, dont l'altitude actuelle est de 2800 mètres, peut-être aussi (mais là, les avis sont partagés : certains pensent qu'il n'y a, à cet endroit, "que" 2700 mètres de glace).

Antarctique : 2/3 de "terres" et 1/3 de banquise
(selon National Geographic)

Si tout fond, le Pôle Sud sera-t-il sur la terre ferme ou sous l'eau ?
La température la plus basse jamais enregistrée est de -89 degrés
à la base russe Vostok (Antarctique oriental).
L'épaisseur de la glace y serait de 3,7 km.

Les pôles inondés : on comprend que l'idée d'une telle catastrophe soit assez impressionnante pour un cerveau de journaliste en manque de sensationnel. Impressionnante, certes, mais sans grand intérêt. Car si la chose se produisait, il n'y aurait sans doute plus personne pour en parler... et pour évaluer les effets "secondaires" du phénomène. Si la température dépassait en permanence le seuil de 0 degré dans l'Antarctique, quel niveau atteindrait-elle ailleurs ?  60 ou 80 degrés sous les tropiques ?...  L'inondation des régions côtières ne serait plus alors le problème majeur.

Et qui nous dit que la fonte des glaciers se manifesterait automatiquement par une montée correspondante du niveau de la mer ?...  Et l'évaporation naturelle ? Et le degré d'humidité de l'air ? Et les précipitations dans les régions aujourd'hui sèches et désertiques ?...  Les phénomènes naturels (comme les phénomènes sociaux) ont toujours des causes multiples et des conséquences multiples. Rien n'est aussi simple (ou simpliste) que la représentation qu'en donnent Hollywood et les médias.

Les conséquences du réchauffement climatique
- ou n'importe quoi et son contraire :

Pour être fiable, l'observation de phénomènes de longue durée doit, elle aussi, s'étendre sur une très longue période et tenir compte des différences régionales. Dire que tous les glaciers fondent, alors que ce n'est apparemment pas le cas de ceux du Groenland, manque de sérieux - même s'il est regrettable que les Alpes ne soient plus ce qu'elles étaient il y a vingt ou trente ans, et même si les ours du Canada doivent, çà et là, s'adapter à de nouvelles conditions.* (D'ailleurs, les glaciers alpins ne reculent que depuis 1970. Entre 1960 et 1970, leur taille a augmenté, alors que les émissions de CO2 n'étaient pas moins "dramatiques").

* En 2007, ce ne sera pas nécessaire car pendant que les "experts" du GIEC dissertent sur le réchauffement, l'Amérique du Nord connaît les températures les plus basses depuis 30 ans.


Grâce à la modélisation, précision de 0,1 degré pour une marge d'erreur de 4 degrés :

C'est bien ce que nous disent les "experts" : la température va grimper de 2,4 à 6,3 degrés au cours des 90 prochaines années. Ou de 1,6 à 10,1 degrés jusqu'en 2132. Ou de n'importe quoi virgule quelque chose, plus ou moins ceci ou cela, d'ici à n'importe quand.

En fait, les "spécialistes" - qui seraient bien incapables de prévoir le temps qu'il fera la semaine prochaine - n'en savent strictement rien. Tout n'est que pure spéculation - même si en 2007, cela ne s'appelle pas de la spéculation, mais de la modélisation informatique. On prend un ordinateur très performant (et très cher), on le bourre de données partielles, choisies de manière arbitraire, que l'on passe à la moulinette d'un nouveau logiciel hyper-sophistiqué (le niveau de sophistication se reconnaît à son prix), et on obtient ainsi les résultats voulus - garbage in, garbage out.... Avec un peu de chance, on peut aussi obtenir le Prix Nobel.

La confiance aveugle que l'on place encore dans les vertus magiques de l'ordinateur est étonnante à une époque où presque tout le monde utilise cet outil. C'est un des paradoxes de ce début de siècle : on accepte sans broncher les pires abus (surveillance et flicage de la vie quotidienne, manipulations électorales, armes "intelligentes", "expertises" les plus fantaisistes) dès lors que l'ordinateur est en jeu. Ne voulant pas passer pour ringard, nous le devenons en acceptant qu'on nous impose n'importe quoi au nom du progrès technologique.


Tout ce que nous ferons ne servira à rien - faisons-le quand même :

On entend de plus en plus souvent cette phrase en 2007 : "Même si nous parvenions du jour au lendemain à réduire de façon sensible le niveau de CO2, il faudrait 1000 ans à la nature pour se remettre de cette nuisance."  Alors, à quoi bon toute cette agitation ?

Autre "idée d'expert" du même genre : le réchauffement va causer un refroidissement (!)  Cette citation date de 1997 mais elle refait surface périodiquement : "Il risque de faire de plus en plus froid en Europe occidentale dans les décennies à venir à cause du réchauffement climatique, la fonte des glaces dans l'Arctique refroidissant actuellement l'océan Atlantique dont la chaleur exerce une influence importante sur le climat tempéré de l'Europe, ont annoncé des experts lors d'une conférence des Nations unies sur le réchauffement de la planète à Milan."  Là aussi, on est en droit de se demander pourquoi il faudrait agir sans perdre de temps - et de quelle façon ?

Dans un cas comme dans l'autre, la contradiction importe peu. Les idéologues du catastrophisme climatique ont leurs raisons que la raison ignore - et elles sont avant tout sonnantes et trébuchantes (voir plus bas).


Pour diminuer le gaz carbonique, coupons des arbres :

C'est ce que recommandent certains exaltés de la guerre climatique, en Allemagne notamment (là-bas on est toujours à la pointe de "l'innovation écologique"). Pour réduire les émissions de CO2 des véhicules à carburants fossiles, on veut donc généraliser l'usage du "bio"-diesel ou de l'éthanol obtenu à partir de colza, de maïs, d'huile de palme ou de bois.

Quelqu'un devrait peut-être expliquer à ces clowns que les arbres, une fois qu'on les a arrachés pour en faire du carburant (ou pour semer des plantes destinées au même usage), n'absorbent plus de gaz carbonique et ne dégagent plus d'oxygène.

Mais il est vrai qu'un des principes de base de notre société est d'économiser... quel qu'en soit le prix. Personne ne s'étonne plus de l'incohérence de cette attitude - surtout pas ceux qui en profitent.

En 2007, alors que l'hystérie climatique n'a probablement pas encore atteint son point culminant, la production de "bio"-carburants pour les pays industrialisés est déjà une des causes principales de déforestation en Indonésie, en Malaisie et au Brésil. Mais alors que jusqu'à présent, l'argument était surtout d'ordre financier, voilà qu'il s'inscrit maintenant dans le cadre de la "guerre anticarbonique" - on n'arrête pas le progrès...


Une approche plus sérieuse de la question :

  • Le climat de la planète a toujours subi des variations - sans intervention humaine

    Il y a environ 10 ou 15.000 ans, c'était encore l'ère glaciaire. Depuis, le climat n'a cessé de se réchauffer - de manière naturelle, sans aucune intervention humaine. Ce n'est pas l'industrie ou la circulation automobile qui ont fait disparaître les glaciers qui recouvraient la moitié de l'Europe et la totalité du Canada. La Terre connaît alternativement de longues périodes de refroidissement et de réchauffement. Mais ces cycles n'ont rien de régulier. Une période de réchauffement général peut être interrompue ou entrecoupée par une phase plus courte de refroidissement. L'Europe occidentale a connu une telle phase vers 1600-1800. Le réchauffement actuel, qui n'est qu'une reprise, a commencé en fait à une époque où la révolution industrielle n'en était qu'à ses balbutiements.

    A l'échelle géologique, on peut dire que nous nous trouvons dans une période chaude située entre deux glaciations régulières du Quaternaire. A l'échelle historique, nous sommes dans une phase de réchauffement modéré coincée entre deux phases de refroidissement modéré. Attendons un ou deux siècles, et les journalistes, s'il y en a encore, dénonceront les activités humaines comme source du refroidissement général ("On vous avait bien dit qu'ils feraient disparaître le Gulf Stream").

    Il faut une bonne dose d'arrogance et d'anthropocentrisme pour affirmer que l'homme, avec ses moyens techniques actuels, serait capable d'influencer de manière durable le climat terrestre, voire de "faire sauter" la planète. Une suicide collectif de toute l'espèce humaine, toujours possible "grâce" au surarmement nucléaire, supprimerait sans doute bon nombre d'autres espèces par la même occasion, mais n'aurait finalement qu'une incidence négligeable sur la planète elle-même. Quelqu'un a dit - à juste titre - que l'homme avait besoin de la Terre mais que la Terre n'avait nullement besoin de l'homme.

    Tout cela ne signifie pas, bien sûr, que la science ne soit pas en mesure d'influer de manière très courte et très provisoire sur "le temps qu'il fait", sur le climat local de telle ou telle région. Depuis quelques années, les militaires américains développent d'ailleurs des activités plus ou moins secrètes dans le but d'obtenir la maîtrise de l'arme climatique (projet HAARP par exemple). Curieusement, la grande presse de désinformation n'y voit souvent que le reflet de "théories conspirationnistes". Par contre, elle s'engage à fond dans la défense et la propagation du mythe officiel du réchauffement dû à l'activité humaine. Rien de tel pour détourner l'attention des vrais dangers. Et la manipulation du climat à des fins hégémoniques n'est qu'un danger parmi d'autres (voir plus bas).

  • Le CO2 n'est pas le seul gaz à effet de serre

    Pourquoi parle-t-on toujours du gaz carbonique, alors que les effets du méthane ne sont pas moins "nocifs" ?...  C'est apparemment une question de mode. Il y a quelques années, les médias étaient tous focalisés sur le trou dans la couche d'ozone ("ozone bon"), puis sur l'excès d'ozone dans les grands centres urbains ("ozone pas bon"). Aujourd'hui, plus personne ne parle de ces choses-là.

    Prétendre analyser un phénomène complexe en ne retenant qu'un seul paramètre parmi d'autres, ne relève guère de la rigueur scientifique.

    Nous lisons sur le site www.ecrits-vains.com/cgi-bin/discus une phrase qui n'est certainement pas moins fondée que celles que l'on trouve sous la plume des "experts" professionnels : "Les gaz à effet de serre émis par les activités humaines (gaz carbonique, méthane, ozone, protoxyde d'azote, halocarbones) sont bien sûr en augmentation constante depuis la révolution industrielle et le boom démographique de l'humanité. Mais leurs effets cumulés comptent pour 2,8 W/m2, bien loin des 155 W/m2 dus à l'effet de serre naturel (1,8 % du total seulement)."  A méditer...

    L'activité solaire peut également accélérer ou ralentir l'effet de serre, à quantité égale de gaz émis. Mais ce n'est pas là un thème qui passionne les journalistes.

  • Ne pas confondre catastrophisme climatique et pollution

    Le mythe du réchauffement climatique dû à l'activité humaine, qui repose sur une interprétation tendancieuse de données fragmentaires, n'a rien à voir avec le problème de la pollution de l'environnement (eau, air, rayonnement électro-magnétique, aliments contaminés ou génétiquement modifiés...) dont l'existence peut être constatée à tout moment sans faire appel aux statistiques. La confusion fréquente entre ces deux questions pourtant diamétralement opposées, est entretenue à dessein par le lobby écologiste et ses complices des milieux politiques et industriels.

  • Détourner l'attention

    Les pollueurs sont le plus souvent connus et doivent, en principe, répondre de leurs actes - quoique cela n'arrive presque jamais en pratique. Lorsque la pollution est autorisée (OGM), ce ne sont pas les empoisonneurs que l'on jette en prison, mais leurs adversaires (Bové).

    Les responsables du réchauffement climatique humain, par contre, sont difficiles à désigner, et pour cause. Et comme il ne peut pas y avoir de vrais responsables, la responsabilité devient collective. C'est donc à "nous tous" qu'on s'en prend. "Nous" consommons trop, "nous" roulons trop souvent en voiture, "nous" prenons trop souvent l'avion, "nous" utilisons trop d'appareils électriques, "nous" produisons trop de déchets, etc.

    Il va donc falloir se resteindre*, se serrer la ceinture, s'adapter, accepter de nouvelles taxes, des restrictions, une augmentation du prix de l'énergie, une baisse du niveau de vie, un démantèlement plus rapide de la protection sociale, une surveillance plus serrée de nos allées et venues, de nos habitudes. Les pollueurs, eux, ne seront plus montrés du doigt. Qu'est-ce qu'une petite marée noire en Bretagne en comparaison de l'engloutissement pur et simple de la moitié de cette région ?...

    * Il va de soi que ceux qui proposent ces restrictions ne seront pas touchés ou s'arrangeront pour trouver une compensation. Il en a toujours été ainsi.

    Le nucléaire, qui était considéré dans la plupart des pays industrialisés (pas en France) comme quelque chose de nocif et de dangereux (effet Tchernobyl), redevient depuis quelque temps une "énergie propre". En Allemagne, où les Verts (au gouvernement Schröder de 1998 à 2005) avaient réussi à imposer le principe de l'abandon de cette forme d'énergie à long et moyen terme, on assiste à un retour en force du lobby de l'atome. Ce n'est plus "Nucléaire, non merci" mais "Merci le réchauffement climatique".

    Autre retombée du très médiatique réchauffement : pendant que les "experts" - sur leur petit nuage de CO2 - comparent les mérites de leurs "modèles" respectifs et discutent du chiffre à mettre après la virgule, le monde se dirige à pas de géants vers une autre catastrophe programmée pour se produire très prochainement, et non dans 250 ans. Les Etats-Unis et Israël, les pires Etats voyous de la planète, s'apprêtent à déclencher une agression nucléaire contre l'Iran, et personne ne s'en émeut, personne n'en a vraiment conscience. Sauvons les nounours du Grand Nord, les civils iraniens peuvent crever.

    La "guerre anticarbonique" permet de faire l'unanimité - l'union sacrée - face à un danger bidon, tout en démobilisant les foules face au danger réel. Désormais, si l'on en veut aux Américains, c'est moins pour leurs crimes de guerre que parce qu'ils ne respectent pas le Protocole de Kyoto.

  • Les profiteurs

    L'industrie nucléaire et le cartel de la pollution ne sont pas les seuls profiteurs de la fable du réchauffement climatique dû à l'activité humaine. Beaucoup d'autres en tirent parti à des degrés divers :

    • les organismes internationaux publics (comme le GIEC, la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ou l'Agence Internationale de l'Energie de l'OCDE) ou privés (instituts et autres think tanks) ; ils assurent la subsistance de dizaines de milliers de fonctionnaires, employés et collaborateurs indépendants, sans oublier les "experts" et les "consultants" ; et il faudrait y ajouter tous les organismes gouvernementaux parasitaires créés dans le même but dans la plupart des Etats du monde (n'oublions pas l'UE et sa monstrueuse bureaucratie) ;

    • les innombrables associations et organisations écologistes, de même que toute la ribambelle d'ONG souvent obscures mais parfois renommées (comme Greenpeace) ; chaque fois que le problème "gagne en acuité", subventions publiques et dons privés se font plus nombreux - la sonnette d'alarme fait un bruit de tiroir-caisse ;

    • la caste politique - et pas seulement celle qui évolue autour des partis qui se disent verts : entre-temps, le plus nul des politicards - quelle que soit sa tendance - sait qu'il n'y a rien de tel que la phraséologie écologiste pour stimuler sa carrière ;

    • les journalistes, presque toujours pendus aux basques des politiciens dont ils se font l'écho ; ils sont là pour amplifier les thèmes que quelqu'un a choisis pour eux, ils sont le personnel exécutant des campagnes de promotion que d'autres ont conçues - et ils pensent "faire de l'information" ; le réchauffement est pour eux une aubaine : hier El Niño ou El Bimbo, aujourd'hui El Climato ;

    • les auteurs de livres à succès propageant le mythe : toute librairie qui se respecte doit absolument avoir un rayon spécialisé qui traite de la question (on y cherchera en vain des ouvrages sérieux qui dénoncent la supercherie) ; n'oublions pas les éditeurs, les libraires, les "critiques" et autres propagandistes (on rejoint là la caste journalistique) ;

    • la recherche et l'enseignement : c'est là que les théories trouvent leur justification "scientifique" et qu'elles sont transmises aux futures "élites" ; comme tout n'est que question d'interprétation, les chercheurs ne sont pas vraiment responsables de ce que d'autres font du résultat de leurs recherches - et puis il faut bien vivre, et le réchauffement fait vivre ;

    • les industries connexes et le marché de l'écologie : c'est un secteur en pleine expansion et qui rapporte énormément ; pour obtenir des données et des analyses "pertinentes", c'est fou ce qu'il faut comme matériel et comme programmes "sur mesure" ; lorsqu'on en arrive au stade des applications et que les politiciens ont pris telle ou telle décision qui "freinera le réchauffement", la demande grimpe en flèche - un vrai "nouveau marché" ;

    • les énergies "alternatives" renouvelables (éoliennes, panneaux solaires...), rentables car subventionnées, ont également beaucoup d'avenir, même si dans certains pays (Allemagne par exemple) on commence déjà à s'en lasser : les paysages totalement défigurés et les montages financiers favorisant l'escroquerie et le pillage des fonds publics ne sont pas du goût de tout le monde - autant revenir au nucléaire ;

    • les professionnels du marketing, des relations publiques et de la communication : discrets mais efficaces, ils nous vendent le réchauffement comme ils nous vendraient une nouvelle lessive ou un nouveau candidat à la présidence ;

    • le réchauffement coté en bourse : en application du Protocole de Kyoto, les pays signataires sont tenus de réduire leurs taux d'émission en CO2 dès 2008 ; les différentes industries se voient allouer des "droits d'émission" que les entreprises les moins polluantes peuvent revendre aux gros pollueurs dont le quota est épuisé - la chose promet de rapporter gros à certains, surtout aux intermédiaires. C'est l'équivalent moderne du trafic d'indulgences.*

      Selon Dresdner Kleinwort de Londres (banque d'investissement du groupe Allianz), le marché des droits d'émission (droits de pollution) est déjà en place ; en 2006, au niveau européen, les opérateurs ont négocié 1,1 milliard de droits, la moitié de gré à gré, l'autre moitié en bourse (un droit correspond à une tonne de CO2**). Outre les droits d'émission, on peut également acheter ou vendre des certificats CDM (Clean Development Mechanism) qui matérialisent un investissement "climatiquement propre" (par exemple l'installation d'un parc à éoliennes en Chine).

      Attendons un peu, et nous verrons, sur les marchés financiers, de nouveaux dérivés indexés sur la température ou sur l'épaisseur de la banquise, un peu comme il y a des fonds de placement liés au Dow Jones ou au CAC 40.  Que diriez-vous d'un certificat dont la valeur boursière varierait en fonction de l'enneigement en Alaska ou des variations de CO2 en Guinée Equatoriale ?  On pourrait spéculer à terme : je vous recommande le ScandinIce 2017 avec option 2032... Demandez à votre banquier, il se frotte déjà les mains en pensant à ce que ça va lui rapporter en frais de souscription, marge d'émission, commission de gestion et prime de rachat.  On invente de nouveaux "besoins" et de nouveaux "produits" tous les jours.

      * Il y a aussi cette autre pratique qui commence à se répandre en 2007 : après avoir donné mauvaise conscience au consommateur-pollueur, on lui permet de se racheter un peu en effectuant un don en espèces en faveur d'une organisation de bienfaisance qui l'investira - dit-elle - dans un projet "réducteur de CO2". Pas bête, il suffisait d'y penser...

      ** Le CO2 ayant une densité de 1,87kg/m3 dans des conditions normales moyennes (température de 25° C et pression de 1000 millibars), une tonne représente donc 535 m3, soit un cube d'un peu plus de 8 mètres de côté ou un "ballon" sphérique de 10 mètres de diamètre.


    Tout cela explique que le dogme du réchauffement dû à l'activité humaine trouve une bonne résonance dans le public. Il alimente un marché en pleine croissance et permet de relancer un mouvement "vert" qui commençait à s'essouffler, en lui conférant une nouvelle vigueur et une nouvelle justification. Et il fait vivre de plus en plus de gens - on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis.

  • Ce n'est pas parce que les "experts" contredisent George Bush qu'ils ont automatiquement raison

    Si les milliardaires qui soutiennent le "président" américain ne partagent pas le point de vue européen en matière de réchauffement climatique d'origine humaine, c'est qu'ils n'ont pas encore reconnu les avantages du nouveau mythe et qu'ils peuvent s'en passer pour le moment. Ils ont l'habitude d'imposer leurs idées au reste du monde ; l'inverse demande beaucoup plus de temps. Mais une certaine évolution a lieu depuis peu (Californie, Al Gore) et on ne serait pas étonné de voir les Démocrates se refaire une virginité en militant contre le CO2 - pour une fois qu'ils ont la possibilité de se démarquer de leurs jumeaux Républicains.


    Heureusement que Gore est là pour sauver la planète
    (N'oubliez surtout pas d'acheter son livre et son DVD)

  • L'arrogance des pays industrialisés vis-à-vis des "nouveaux"

    Les Etats-Unis ne sont pas les seuls qui se voient reprocher de traîner les pieds en matière de climatisme. Des pays comme la Chine, l'Inde ou le Brésil sont eux aussi la cible fréquente des donneurs de leçons de l'Union Européenne. On met en garde les Chinois contre une industrialisation et une motorisation individuelle "excessives", on voudrait leur interdire de faire ce qu'on a fait soi-même il n'y a pas si longtemps, et qu'on fait encore aujourd'hui.

    Aux apôtres de la lutte anti-CO2 qui le sermonaient à propos du recul de la forêt amazonienne, le président brésilien Lula a rappelé récemment que l'Europe possédait aussi, autrefois, une immense forêt vierge. Qu'est-elle devenue ?  Et si l'on pratiquait le reboisement au lieu de donner des conseils ?...  De toute manière, les entreprises européennes participent activement à l'industrialisation de la Chine et au défrichement de l'Amazonie, et en tirent de juteux profits - il y a beaucoup d'hypocrisie derrière ces joutes oratoires.

  • Quelques adversaires du dogme officiel

    • Yves Lenoir, chercheur à l'École des Mines de Paris, écologiste et auteur du livre Climat de panique (2001) ;

    • Bjørn Lomborg, statisticien danois, ex-Greenpeace, auteur du livre L'Écologiste sceptique (2001) ;

    • Henrik Svensmark, responsable de la recherche cosmo-climatologique au Centre National Danois de la Recherche Spatiale, qui considère que le réchauffement est dû principalement à l'activité solaire ;

    • Bob Carter, géophysicien et professeur à l'Université James Cook du Queensland (Australie) ;

    • William Kininmonth, météorologue australien, auteur du livre Climate Change : A Natural Hazard (2004) ;

    • Richard Lindzen, professeur de météorologie au MIT (Massachusetts Institute of Technology) de Boston ;

    • Timothy Ball, ancien professeur de climatologie à l'Université de Winnipeg (Manitoba, Canada) - ses prises de position lui ont valu de recevoir des menaces de mort ;

    • Denis Rancourt, professeur de physique à l'Université d'Ottawa et spécialiste des sciences de l'environnement, analyse ici les incohérences factuelles du mythe climatique et les motivations politiques de ses promoteurs. Pour Rancourt, la fable du réchauffement global a pour but de masquer les vrais dangers ; seules les classes moyennes des pays riches semblent s'y intéresser, c'est pour elles que le "problème" a été inventé ;

    • Michael Crichton, à l'occasion de la sortie de son livre State of Fear (2004), souligne que le réchauffement climatique dû à l'activité humaine est une fiction - c'est pour cela qu'il en a fait un roman.

    • The Creeping Fascism of Global Warming Hysteria  par Paul Joseph Watson (Prison Planet). L'auteur dénonce le totalitarisme des adeptes de la doctrine officielle et rappelle quelques prédictions catastrophistes des années 1970. Les "experts" craignaient alors un refroidissement climatique.

    Cette liste est très incomplète. Il y a beaucoup d'autres adversaires sérieux du dogme - voir Google...  Le 8 mars 2007, la chaîne britannique Channel 4 a diffusé un documentaire de Martin Durkin sur l'escroquerie au réchauffement : The Great Global Warming Swindle.

  • Quelques autres "dangers" futurs propres à mobiliser les jobards

    Le jour où une grande partie de l'opinion publique aura compris qu'on la mène en bateau, on pourra toujours recourir à d'autres mythes. Quelques suggestions de scénarios catastrophistes (avec les compliments d'Hollywood) :

    • le refroidissement global ;

    • un gros astéroïde (ou une comète) menace la Terre ;

    • un super-volcan sommeille sous le parc de Yellowstone ou sous la place de la Concorde ;

    • l'axe terrestre est sur le point de basculer - gare au méga-tsunami ;

    • la Terre ralentit sa rotation et se rapproche inexorablement du Soleil ;

    • la Terre accélère sa rotation et quitte le système solaire ;

    • les Martiens en ont marre de toutes ces conneries et viennent faire le ménage chez nous.





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Par heterodox fox - Publié dans : science
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