| HORIZONS - L'ARC, les vaches et la recherche folles. Par JACQUES BENVENISTE. 1489 Mots 22 Mai 1996 Le Monde Français (c) Le Monde, 1996. |
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L'ARC est sortie de l'actualité. Reste la question centrale, qui n'a pas été posée: depuis trente ans, un résultat de biologie fondamentale, financé ou non par l'ARC, a-t-il amélioré la survie ou le confort des cancéreux ? La Recherche, numéro de février: « Malgré l'énormité des moyens engagés depuis trente-cinq ans [...], la lutte contre le cancer est un échec. » Nombre de cas croissant. Pas de percée thérapeutique significative. Détérioration de la qualité de vie. Des progrès, empiriques, chez l'enfant et pour deux cancers rares de l'adulte. La part allouée par l'ARC à la recherche peut passer « vertueusement », au nom de la science-bienfaitrice-de-l'homme, de 25 % à 50 %. L'imposture demeure. Car, théories et méthodes de la recherche fondamentale restant inchangées, deux fois zéro sera-t-il différent de zéro ? |
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Problème différent, en apparence: le président de la République exige des chercheurs une réponse sur la transmission à l'homme de l'encéphalopathie bovine. On lui demande en retour un « P4 », laboratoire de haute sécurité sur les prions. On crée un comité d'experts. J'affirme que les scientifiques ne peuvent répondre et que dix P4 et cent comités n'y changeraient rien, ni tout le budget de la recherche ou même de l'Etat. Etudier les prions, entre autres leur mode de reproduction, par la méthode structurelle conduirait après des décennies à la même impasse que pour le cancer ou pour le sida. Répondre au président de la République implique de suivre pendant des années une cohorte de consommateurs en pratiquant régulièrement des biopsies cérébrales pour vérifier la présence physique de la protéine, son évolution et ses conséquences et, à la fin, établir le délai d'incubation en corrélant consommation et pathologie. Si dans l'intervalle le gène de la protéine mute, on repart de zéro. Que proposer d'autre, en l'état des connaissances ? Car le secret le mieux gardé de cette fin de siècle, c'est que la recherche fondamentale en biologie n'a apporté aucune réponse aux grandes pathologies modernes. Nonobstant les grand-messes et hymnes au progrès, auxquels Le Monde crève-coeur participe aveuglément, aucune découverte fondamentale n'a influé sur le traitement des cancers, des affections cardio-vasculaires, infectieuses et parasitaires, rhumatismales, dégénératives, mentales. La médecine a progressé mais par l'empirisme antibiotiques et la technologie scanner, angioplastie..., pas par la science. L'amalgame entre progrès et science, justifié en physique, est en biomédecine le moyen le plus usité de génération « spontanée » d'émissions télévisées, couvertures de magazines et « pompes à phynances », et ce d'autant plus facilement que c'est de notre peau qu'il s'agit. Constat: on ne dispose pas plus d'antiviraux contre le sida ou l'hépatite C que contre le banal virus de la grippe, parce que l'on ne sait rien des virus. Après trente ans de « programmes prioritaires » en immunologie, non seulement on ne peut restaurer l'immunité des malades atteints du sida, contrôler les transplantations sans compromettre les défenses naturelles et, à l'inverse, stimuler le rejet de cellules tumorales, mais la mortalité des asthmatiques augmente (+ 130 % entre 1980 et 1993), ainsi que le nombre d'allergiques. On ne sait même pas renforcer la réponse immune d'un enfant souffrant d'otites récurrentes ! Un siècle après Pasteur, aucun vaccin n'existe contre les endémies parasitaires qui tuent par millions chaque année. La physiopathologie et la pharmacologie expérimentales ont disparu, stérilisant la recherche, parce que seules sont autorisées par les revues anglo-saxonnes, qui font la loi, la génétique et la biologie moléculaire, dont l'échec prévisible, prévu, est maintenant patent. Sont négligées les recherches sur les causes des maladies les plus invalidantes, coûteuses et fréquentes, donc peu « nobles », car tout ce qui est rare est cher... au coeur des savants. Le coût et la toxicité des médicaments modernes les interdisent à ceux qui en ont le plus besoin et menacent même les finances des pays riches. Satisfactions quand même: les énormes profits du système de santé exploitant le « progrès » technique, et les gentils contribuables et naïfs contributeurs ravitaillant sans barguigner les chers (ô combien !) professeurs incapables de remplir leur fonction, éradiquer les maladies et, dans l'attente, assurer aux malades une vie sans souffrance ni handicap. Selon l'adage, la maladie fait vivre plus de gens qu'elle n'en tue. Cette biologie-zone sinistrée commence à venir à la conscience de quelques biologistes, mais la majorité continue à réciter en pleine irresponsabilité le triomphant credo scientiste et à renouveler, de décennie en décennie, les promesses de lendemains qui chanteront. Les manants et les politiques ne (se) doutent encore de rien. La crise devrait pourtant être manifeste, surtout pour les politiques dès lors que, malgré les milliards (insuffisants: « Des sous ! Des postes ! »), vaccin et traitement anti-sida restent indéfiniment à venir, et que de Téléthon en Téléthon aucun malade n'a été seulement « amélioré » par une thérapie génique, et le sera jamais. A la crise générale de la biologie s'ajoute la défaillance du modèle français de recherche (les grands organismes, l'Institut Pasteur, l'Ecole normale supérieure, le Collège de France). Combien de prix Nobel depuis vingt ans ? Handicap majeur pour notre économie et notre culture auquel aucun gouvernant n'a le courage de s'attaquer. Par exemple, on a vu le premier ministre de la France mendier les antiprotéases à l'étranger sans demander pourquoi aucun des grands médicaments modernes, sauf il y a quarante ans les phénothiazines, n'est d'origine française. Ces échecs ne résultent pas d'une incompétence spécifique des biologistes mais, plus profondément, de l'inadaptation du processus fondamental de recherche en biologie à l'étude de la vie, conséquence d'une erreur conceptuelle comparable à celle de Ptolémée. Depuis cent cinquante ans, la biologie, héritière de la chimie, s'acharne à expliquer la vie, ensemble extraordinairement complexe de réactions biochimiques non linéaires, par la simple coalescence de molécules auto-tamponneuses, censée, selon la physique propre aux biologistes, créer énergie et transfert d'information. Tels des mélomanes qui s'intéresseraient plus à l'anatomie du larynx de Pavarotti qu'aux sons qui en proviennent, ils croient qu'ils maîtriseront la vie lorsqu'ils sauront la structure de toutes ses molécules. Comprendrait-on la forêt en dessinant chaque feuille de chaque arbre, ou l'ordinateur en le sciant en tranches ? Le langage des molécules crée la vie mais, nous l'avons montré, pas par contact entre structures solides censé, selon la physique propre aux biologistes, créer énergie et transfert d'information mais par émission d'ondes (kilo)hertziennes se propageant à la vitesse de la lumière à travers l'eau périmoléculaire. Dame-la-Vie n'est pas hors le monde des Newton, Faraday, Hertz, de Broglie. C'est une mécanique certes, mais ondulatoire. L'existence de signaux hertziens de basse fréquence spécifiques de chaque substance biologique ouvre aujourd'hui une autre voie à la biologie: leur détection et leur traitement numérique. Les possibilités d'analyse et d'intervention sont alors augmentées d'un facteur comparable à celui qui sépare un chanteur de concert de sa voix diffusée à des millions d'exemplaires. Notre laboratoire de biologie numérique de Clamart est le seul dans le monde à maîtriser la capture et le replay de l'activité moléculaire sur ordinateur et sa transmission par ligne téléphonique. C'est une avancée cruciale pour l'analyse et le contrôle des processus biologiques, mais pas seulement eux. Elle périme sur-le-champ toute recherche basée sur la structure des molécules et pourrait, pour une fraction des coûts actuels, entrer en action sans délai, la technologie développée pour le son numérique étant disponible. Les « savants », auteurs de la déroute de la biologie moléculaire structurelle, craignant pour leur routine, leurs certitudes et leurs budgets, crient à l'hérésie et ont fermé notre unité Inserm. Mais la recherche continue et la biologie numérique supplantera sous peu la biologie structurelle, comme le train la diligence, l'ampoule électrique les chandelles et la fibre optique le poney express. Demain, le diagnostic et le traitement seront entièrement électromagnétiques-numériques. Prises de sang, injections et comprimés appartiendront à la préhistoire de la médecine. Tous les hommes auront accès à la dernière terre interdite: leur propre corps. Cela se fera, se fait, bien sûr, à l'étranger, et, sauf si quelques audacieux confirment leurs intentions annoncées, la France n'en touchera pas les dividendes, ni en rayonnement ni en emplois. En attendant, le peuple paye, les malades sont malades, les vaches s'affolent. Le président de la République s'impatiente. Tant qu'on élit les bonnes élites à l'Académie des sciences, donnez, bonnes gens, tout est en ordre. Nous rachèterons nos brevets aux Américains. Jacques Benveniste est directeur de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale Inserm . (c) Le Monde, 1996. |
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HORIZONS - AU COURRIER DU "MONDE" - Silence bruyant. Par JACQUES BENVENISTE. 453 Mots 10 Juin 1996 Le Monde Français (c) Le Monde, 1996. |
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Les réponses à mon article (Le Monde du 22 mai) reflètent le désarroi de leurs auteurs, et la crise de la recherche que j'y décrivais. L'incapacité de se remettre en question, manifeste, est à elle seule gage de stérilisation de toute recherche. Le Monde est aussi la cible de cette arrogance: « La question n'aurait pas dû être posée », disent-ils, tentant d'imposer, comme en d'autres âges, leur loi et leur ordre. On s'étonne des attaques ad hominem: « paranoïaque », « délire égocentrique »... La comparaison, dans n'importe quelle banque de publication, de nos contributions scientifiques respectives les rendrait plus modestes et leur épargnerait quelques mensonges (escroquerie intellectuelle ? S'agit-il du flot médiatique quotidien de découvertes non publiées ?) et d'exercer illégalement la psychiatrie, de façon diffamatoire, en tout cas peu déontologique. Dans ce fatras, où est passé le débat sur le fond ? Tentons de le ranimer en deux questions: |
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1) Pourquoi, de quoi êtes-vous si fâchés ? Ne questionnez-vous jamais le sens, le résultat de vos actions ? Moi, si. Après trente ans de recherches, la mortalité par asthme a augmenté de 130 %: est-ce criminel de se demander si on pourrait faire mieux, autrement, plus vite, moins cher ? Ai-je proposé de supprimer la recherche en biologie ? Ai-je nié l'existence et le rôle des molécules ? Pour avoir postulé qu'entre le doigt et la lampe il y a non seulement un fil mais des électrons qui bougent, ne puis-je plus user de mon grade, droit conservé aux psychiatres de comptoir évoqués plus haut ? Et si les molécules se parlaient dans la bande des kHz, où serait le drame ? 2) Pourquoi n'avez-vous pas pu citer un seul progrès médical dû à la biologie fondamentale ? L'insuline, Axel Kahn, date de 1920; substitution d'un produit naturel par un autre, dont les auteurs ont été les plus insultés de l'histoire de la médecine; quelques points de pression artérielle en moins et des effets espérés sur le sida, le cancer et les accidents cérébraux... C'est fort peu, pour des centaines de milliers de chercheurs et quelques centaines de milliards. Comme ce silence est bruyant, alors que l'on est au coeur du problème, une corporation tout entière réclame de plus en plus de moyens sans rendre compte, et répond par des attaques personnelles à toute interrogation. Je repose ma question: « Quelle est l'avancée issue de la recherche fondamentale qui a influencé le cours d'une des grandes entités pathologiques dont souffrent les gens ? » S'il y a une réponse, on doit l'obtenir en quelques jours. J'attends. (c) Le Monde, 1996. |
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C'EST une des plus belles erreurs collectives de l'histoire des sciences. L'institution s'est dressée contre le lèse-paradigme menaçant une biologie restée pastorienne et une thérapeutique encore hippocratique. Textes, dont on a vu le niveau, issus de commissions ad hoc, prédéterminées; lois de la recherche expérimentale de Claude Bernard niées par le « special laws for special results », c'est-à-dire « il faut plus de preuves pour accepter ce qui dérange », épistémologiquement aberrant, tueur de progrès; atteintes à l'éthique, au droit, au droit des gens. Reste LA question: pourquoi ? Soumission au dogme et/ou incompréhension de faits ressentis comme une menace ? Leurs mots disent leurs peurs: « Délire psychotique (par un médecin ! certes mandarin préhistorique et autocertifié biologiste/psychiatre), fou, paranoïaque, mégalo, caractériel, franche rigolade, débile, écoeurant, magie non scientifique, multiples possibilités de fraude (sans en énoncer une), tête sur le billot, artefact (ne pas préciser lequel n'est pas scientifique), lois élémentaires, simple bon sens (la science s'est construite contre le bon sens), pas serré la main depuis trois mois, se laisser rouler, passe-passe, truc, typique de fraude, fraude, fraude, secte, secte, personnage incroyable (Jacob, exhibant une droite fausse), patamédecine, marginaux, complices, béton armé, salière-poivrier, truands, croyance, plaisanterie, pattes de crapaud, suicide, la physique dit (que le Soleil tourne autour de la Terre ?), hénaurme... » Où sont la science, la déontologie, dans cet indigne galimatias ? Qui sont les fauteurs de rumeurs, de diffamation ? Se croient-ils au-delà des lois, dispensés de décence ? Charpak: « Il n'y a pas de résultat. » Faux, car sur 18 expériences, son assistant dénombre 14 effets positifs. Cependant, après décodage, 11 seraient dus à de l'eau non informée, ce qui est expérimentalement absurde. Après passage Rue Vauquelin Oyez, cardiaques ! l'aqua simplex dilate les coronaires ! ? Erreur, phénomène inconnu ? Sans aucune discussion scientifique, le verdict tombe... Plus loin, Charpak tranche: « Chicago ? Des marginaux, des complices. » Il ne connaît même pas leur nom ! Le troisième article est dévastateur: ce laboratoire est un des plus respectés des Etats-Unis ! Ce sont nos « élites », saluez ! Le même Charpak ne sait rien des fréquences du signal moléculaire, mais spécule sur la « trop étroite » bande passante. La 9e Symphonie passerait et pas l'adrénaline ? De Jacob, ce fait bouleversant: en Israël, les expériences ne marchaient pas sans l'opératrice ! ? Donc, fraude. Il vaticine: « Des molécules ! Des molécules ! » Quand il téléphone, son larynx vogue-t-il de fil en satellite ? Hertz, oui, mais pas pour cette biologie hors la physique, où les molécules sont censées communiquer par contact, ce qui ne crée pas d'information. Je le réaffirme avec force: pour comprendre la vie, ensemble complexe et non linéaire d'échanges hertziens à la vitesse de la lumière, il faut étudier non pas les massives molécules, mais leurs messages. Puissent nos Nobel intégrer ce fait simple: « On écoute un chanteur hors sa présence; les molécules usant des mêmes fréquences, on observe leurs effets hors leur présence. » Roberfroid: 3 600 expériences codées dans 4 labos européens affirment les effets des hautes dilutions. Tout est dit, non ? Monsieur le président de l'Académie des sciences, votre éthique, protéger la découverte et la vérité scientifique, exige publication de ces données, avec références, dans Les Comptes rendus. Nous sommes beaucoup à attendre votre réponse. A cause de ces querelles inutiles, de puissants moyens de comprendre et traiter les maladies sont délaissés. Avec un epsilon des crédits de l'impuissante biologie structurelle, la formidable accélération du pony express à la fibre optique offerte par l'informatique et l'électromagnétisme modernes induirait d'immenses progrès. Pourquoi les responsables politiques, ceux de la recherche, en charge de l'image du pays, de son essor économique, de la santé des citoyens, ne s'intéressent-ils pas directement à l'innovation ? C'est leur travail. Messieurs Chirac, Juppé, Jospin... négligez les idées fécondantes jaillies de notre sol, et vous irez à nouveau mendier ailleurs les médicaments de demain. Vous masquerez encore le chômage par des mesures administratives, ombres stériles d'audaces que vous n'aurez pas osé faire naître. Erreur aujourd'hui, vérité demain... Messieurs Changeux, Charpak, Dausset, de Gennes, Glowinski, Gros, Jacob, Joliot, Kahn, Lazdunski, Lazar, Lehn, Ninio, Perrin, Schatzman et autres..., vous reculez devant l'inconnu, réaction paradoxalement fréquente dans l'histoire des sciences. La réflexion, souvent collective, a dans le passé permis de comprendre des faits trouble-dogme, surmonter peurs et interdits, faire avancer la connaissance. Nous valons tous mieux que ce qui s'est passé depuis dix ans. Votre sérénité retrouvée, je vous invite au dialogue selon les usages académiques. L'opinion, maintenant en éveil, attend votre réponse. PS: « Mangues vertes et mémoire de l'eau ». Enfin un éminent pastorien intègre la mémoire de l'eau dans ses hypothèses de travail. Mais qu'il se rassure. Comme celle de son ordinateur, elle s'efface. Je tiens trois procédés simples à sa disposition... Jacques Benveniste est biologiste. (c) Le Monde, 1997.
AU COURRIER DU « MONDE » - Thérapie cellulaire. |
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Je lis ce titre dans Le Monde du 14 août: « Espoir de thérapie génique pour la maladie d'Alzheimer ». N'était la réputation du journal, un tel titre pourrait être interprété comme une volonté de désinformation. Car il n'y a pas trace de thérapie génique dans cet « espoir », un parmi les centaines suivis de déception dans l'histoire récente de la biomédecine. La thérapie génique consiste à modifier le génome d'un malade pour produire ou cesser de produire telle ou telle protéine. Ici, des cellules de la peau ont été génétiquement modifiées - c'est ce que l'on fait depuis des décennies sur des bactéries ou des levures - pour produire un facteur de croissance, dont on espère l'effet favorable, puis injectées dans le cerveau. C'est une thérapie cellulaire, après manipulation génétique, pas une thérapie génique. On ne touche pas au génome du patient (...). |
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CLAMART HAUTS-DE-SEINE. |

