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Mardi 27 février 2007
HORIZONS - L'ARC, les vaches et la recherche folles.
Par JACQUES BENVENISTE.
1489 Mots
22 Mai 1996
Le Monde
Français
(c) Le Monde, 1996.

L'ARC est sortie de l'actualité. Reste la question centrale, qui n'a pas été posée: depuis trente ans, un résultat de biologie fondamentale, financé ou non par l'ARC, a-t-il amélioré la survie ou le confort des cancéreux ? La Recherche, numéro de février: « Malgré l'énormité des moyens engagés depuis trente-cinq ans [...], la lutte contre le cancer est un échec. » Nombre de cas croissant. Pas de percée thérapeutique significative. Détérioration de la qualité de vie. Des progrès, empiriques, chez l'enfant et pour deux cancers rares de l'adulte.

La part allouée par l'ARC à la recherche peut passer « vertueusement », au nom de la science-bienfaitrice-de-l'homme, de 25 % à 50 %. L'imposture demeure. Car, théories et méthodes de la recherche fondamentale restant inchangées, deux fois zéro sera-t-il différent de zéro ?

Problème différent, en apparence: le président de la République exige des chercheurs une réponse sur la transmission à l'homme de l'encéphalopathie bovine. On lui demande en retour un « P4 », laboratoire de haute sécurité sur les prions. On crée un comité d'experts. J'affirme que les scientifiques ne peuvent répondre et que dix P4 et cent comités n'y changeraient rien, ni tout le budget de la recherche ou même de l'Etat.

Etudier les prions, entre autres leur mode de reproduction, par la méthode structurelle conduirait après des décennies à la même impasse que pour le cancer ou pour le sida. Répondre au président de la République implique de suivre pendant des années une cohorte de consommateurs en pratiquant régulièrement des biopsies cérébrales pour vérifier la présence physique de la protéine, son évolution et ses conséquences et, à la fin, établir le délai d'incubation en corrélant consommation et pathologie. Si dans l'intervalle le gène de la protéine mute, on repart de zéro. Que proposer d'autre, en l'état des connaissances ?

Car le secret le mieux gardé de cette fin de siècle, c'est que la recherche fondamentale en biologie n'a apporté aucune réponse aux grandes pathologies modernes. Nonobstant les grand-messes et hymnes au progrès, auxquels Le Monde crève-coeur participe aveuglément, aucune découverte fondamentale n'a influé sur le traitement des cancers, des affections cardio-vasculaires, infectieuses et parasitaires, rhumatismales, dégénératives, mentales.

La médecine a progressé mais par l'empirisme antibiotiques et la technologie scanner, angioplastie..., pas par la science. L'amalgame entre progrès et science, justifié en physique, est en biomédecine le moyen le plus usité de génération « spontanée » d'émissions télévisées, couvertures de magazines et « pompes à phynances », et ce d'autant plus facilement que c'est de notre peau qu'il s'agit.

Constat: on ne dispose pas plus d'antiviraux contre le sida ou l'hépatite C que contre le banal virus de la grippe, parce que l'on ne sait rien des virus. Après trente ans de « programmes prioritaires » en immunologie, non seulement on ne peut restaurer l'immunité des malades atteints du sida, contrôler les transplantations sans compromettre les défenses naturelles et, à l'inverse, stimuler le rejet de cellules tumorales, mais la mortalité des asthmatiques augmente (+ 130 % entre 1980 et 1993), ainsi que le nombre d'allergiques. On ne sait même pas renforcer la réponse immune d'un enfant souffrant d'otites récurrentes !

Un siècle après Pasteur, aucun vaccin n'existe contre les endémies parasitaires qui tuent par millions chaque année. La physiopathologie et la pharmacologie expérimentales ont disparu, stérilisant la recherche, parce que seules sont autorisées par les revues anglo-saxonnes, qui font la loi, la génétique et la biologie moléculaire, dont l'échec prévisible, prévu, est maintenant patent. Sont négligées les recherches sur les causes des maladies les plus invalidantes, coûteuses et fréquentes, donc peu « nobles », car tout ce qui est rare est cher... au coeur des savants.

Le coût et la toxicité des médicaments modernes les interdisent à ceux qui en ont le plus besoin et menacent même les finances des pays riches. Satisfactions quand même: les énormes profits du système de santé exploitant le « progrès » technique, et les gentils contribuables et naïfs contributeurs ravitaillant sans barguigner les chers (ô combien !) professeurs incapables de remplir leur fonction, éradiquer les maladies et, dans l'attente, assurer aux malades une vie sans souffrance ni handicap. Selon l'adage, la maladie fait vivre plus de gens qu'elle n'en tue.

Cette biologie-zone sinistrée commence à venir à la conscience de quelques biologistes, mais la majorité continue à réciter en pleine irresponsabilité le triomphant credo scientiste et à renouveler, de décennie en décennie, les promesses de lendemains qui chanteront. Les manants et les politiques ne (se) doutent encore de rien. La crise devrait pourtant être manifeste, surtout pour les politiques dès lors que, malgré les milliards (insuffisants: « Des sous ! Des postes ! »), vaccin et traitement anti-sida restent indéfiniment à venir, et que de Téléthon en Téléthon aucun malade n'a été seulement « amélioré » par une thérapie génique, et le sera jamais.

A la crise générale de la biologie s'ajoute la défaillance du modèle français de recherche (les grands organismes, l'Institut Pasteur, l'Ecole normale supérieure, le Collège de France). Combien de prix Nobel depuis vingt ans ? Handicap majeur pour notre économie et notre culture auquel aucun gouvernant n'a le courage de s'attaquer. Par exemple, on a vu le premier ministre de la France mendier les antiprotéases à l'étranger sans demander pourquoi aucun des grands médicaments modernes, sauf il y a quarante ans les phénothiazines, n'est d'origine française.

Ces échecs ne résultent pas d'une incompétence spécifique des biologistes mais, plus profondément, de l'inadaptation du processus fondamental de recherche en biologie à l'étude de la vie, conséquence d'une erreur conceptuelle comparable à celle de Ptolémée. Depuis cent cinquante ans, la biologie, héritière de la chimie, s'acharne à expliquer la vie, ensemble extraordinairement complexe de réactions biochimiques non linéaires, par la simple coalescence de molécules auto-tamponneuses, censée, selon la physique propre aux biologistes, créer énergie et transfert d'information.

Tels des mélomanes qui s'intéresseraient plus à l'anatomie du larynx de Pavarotti qu'aux sons qui en proviennent, ils croient qu'ils maîtriseront la vie lorsqu'ils sauront la structure de toutes ses molécules. Comprendrait-on la forêt en dessinant chaque feuille de chaque arbre, ou l'ordinateur en le sciant en tranches ? Le langage des molécules crée la vie mais, nous l'avons montré, pas par contact entre structures solides censé, selon la physique propre aux biologistes, créer énergie et transfert d'information mais par émission d'ondes (kilo)hertziennes se propageant à la vitesse de la lumière à travers l'eau périmoléculaire. Dame-la-Vie n'est pas hors le monde des Newton, Faraday, Hertz, de Broglie. C'est une mécanique certes, mais ondulatoire.

L'existence de signaux hertziens de basse fréquence spécifiques de chaque substance biologique ouvre aujourd'hui une autre voie à la biologie: leur détection et leur traitement numérique. Les possibilités d'analyse et d'intervention sont alors augmentées d'un facteur comparable à celui qui sépare un chanteur de concert de sa voix diffusée à des millions d'exemplaires. Notre laboratoire de biologie numérique de Clamart est le seul dans le monde à maîtriser la capture et le replay de l'activité moléculaire sur ordinateur et sa transmission par ligne téléphonique. C'est une avancée cruciale pour l'analyse et le contrôle des processus biologiques, mais pas seulement eux.

Elle périme sur-le-champ toute recherche basée sur la structure des molécules et pourrait, pour une fraction des coûts actuels, entrer en action sans délai, la technologie développée pour le son numérique étant disponible. Les « savants », auteurs de la déroute de la biologie moléculaire structurelle, craignant pour leur routine, leurs certitudes et leurs budgets, crient à l'hérésie et ont fermé notre unité Inserm. Mais la recherche continue et la biologie numérique supplantera sous peu la biologie structurelle, comme le train la diligence, l'ampoule électrique les chandelles et la fibre optique le poney express.

Demain, le diagnostic et le traitement seront entièrement électromagnétiques-numériques. Prises de sang, injections et comprimés appartiendront à la préhistoire de la médecine. Tous les hommes auront accès à la dernière terre interdite: leur propre corps. Cela se fera, se fait, bien sûr, à l'étranger, et, sauf si quelques audacieux confirment leurs intentions annoncées, la France n'en touchera pas les dividendes, ni en rayonnement ni en emplois.

En attendant, le peuple paye, les malades sont malades, les vaches s'affolent. Le président de la République s'impatiente. Tant qu'on élit les bonnes élites à l'Académie des sciences, donnez, bonnes gens, tout est en ordre. Nous rachèterons nos brevets aux Américains.

Jacques Benveniste est directeur de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale Inserm

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(c) Le Monde, 1996.

 

HORIZONS - AU COURRIER DU "MONDE" - Silence bruyant.

Par JACQUES BENVENISTE.
453 Mots
10 Juin 1996
Le Monde
Français
(c) Le Monde, 1996.

Les réponses à mon article (Le Monde du 22 mai) reflètent le désarroi de leurs auteurs, et la crise de la recherche que j'y décrivais. L'incapacité de se remettre en question, manifeste, est à elle seule gage de stérilisation de toute recherche. Le Monde est aussi la cible de cette arrogance: « La question n'aurait pas dû être posée », disent-ils, tentant d'imposer, comme en d'autres âges, leur loi et leur ordre. On s'étonne des attaques ad hominem: « paranoïaque », « délire égocentrique »... La comparaison, dans n'importe quelle banque de publication, de nos contributions scientifiques respectives les rendrait plus modestes et leur épargnerait quelques mensonges (escroquerie intellectuelle ? S'agit-il du flot médiatique quotidien de découvertes non publiées ?) et d'exercer illégalement la psychiatrie, de façon diffamatoire, en tout cas peu déontologique. Dans ce fatras, où est passé le débat sur le fond ? Tentons de le ranimer en deux questions:

1) Pourquoi, de quoi êtes-vous si fâchés ? Ne questionnez-vous jamais le sens, le résultat de vos actions ? Moi, si. Après trente ans de recherches, la mortalité par asthme a augmenté de 130 %: est-ce criminel de se demander si on pourrait faire mieux, autrement, plus vite, moins cher ? Ai-je proposé de supprimer la recherche en biologie ? Ai-je nié l'existence et le rôle des molécules ? Pour avoir postulé qu'entre le doigt et la lampe il y a non seulement un fil mais des électrons qui bougent, ne puis-je plus user de mon grade, droit conservé aux psychiatres de comptoir évoqués plus haut ? Et si les molécules se parlaient dans la bande des kHz, où serait le drame ?

2) Pourquoi n'avez-vous pas pu citer un seul progrès médical dû à la biologie fondamentale ? L'insuline, Axel Kahn, date de 1920; substitution d'un produit naturel par un autre, dont les auteurs ont été les plus insultés de l'histoire de la médecine; quelques points de pression artérielle en moins et des effets espérés sur le sida, le cancer et les accidents cérébraux... C'est fort peu, pour des centaines de milliers de chercheurs et quelques centaines de milliards.

Comme ce silence est bruyant, alors que l'on est au coeur du problème, une corporation tout entière réclame de plus en plus de moyens sans rendre compte, et répond par des attaques personnelles à toute interrogation. Je repose ma question: « Quelle est l'avancée issue de la recherche fondamentale qui a influencé le cours d'une des grandes entités pathologiques dont souffrent les gens ? » S'il y a une réponse, on doit l'obtenir en quelques jours. J'attends.

(c) Le Monde, 1996.


HORIZONS - LA MEMOIRE DE L'EAU - Erreur aujourd'hui...

Par JACQUES BENVENISTE.
833 Mots
08 Février 1997
Le Monde
Français
(c) Le Monde, 1997.

C'EST une des plus belles erreurs collectives de l'histoire des sciences. L'institution s'est dressée contre le lèse-paradigme menaçant une biologie restée pastorienne et une thérapeutique encore hippocratique. Textes, dont on a vu le niveau, issus de commissions ad hoc, prédéterminées; lois de la recherche expérimentale de Claude Bernard niées par le « special laws for special results », c'est-à-dire « il faut plus de preuves pour accepter ce qui dérange », épistémologiquement aberrant, tueur de progrès; atteintes à l'éthique, au droit, au droit des gens. Reste LA question: pourquoi ? Soumission au dogme et/ou incompréhension de faits ressentis comme une menace ?

Leurs mots disent leurs peurs: « Délire psychotique (par un médecin ! certes mandarin préhistorique et autocertifié biologiste/psychiatre), fou, paranoïaque, mégalo, caractériel, franche rigolade, débile, écoeurant, magie non scientifique, multiples possibilités de fraude (sans en énoncer une), tête sur le billot, artefact (ne pas préciser lequel n'est pas scientifique), lois élémentaires, simple bon sens (la science s'est construite contre le bon sens), pas serré la main depuis trois mois, se laisser rouler, passe-passe, truc, typique de fraude, fraude, fraude, secte, secte, personnage incroyable (Jacob, exhibant une droite fausse), patamédecine, marginaux, complices, béton armé, salière-poivrier, truands, croyance, plaisanterie, pattes de crapaud, suicide, la physique dit (que le Soleil tourne autour de la Terre ?), hénaurme... » Où sont la science, la déontologie, dans cet indigne galimatias ? Qui sont les fauteurs de rumeurs, de diffamation ? Se croient-ils au-delà des lois, dispensés de décence ? Charpak: « Il n'y a pas de résultat. » Faux, car sur 18 expériences, son assistant dénombre 14 effets positifs. Cependant, après décodage, 11 seraient dus à de l'eau non informée, ce qui est expérimentalement absurde. Après passage Rue Vauquelin Oyez, cardiaques ! l'aqua simplex dilate les coronaires ! ? Erreur, phénomène inconnu ? Sans aucune discussion scientifique, le verdict tombe... Plus loin, Charpak tranche: « Chicago ? Des marginaux, des complices. » Il ne connaît même pas leur nom ! Le troisième article est dévastateur: ce laboratoire est un des plus respectés des Etats-Unis !

Ce sont nos « élites », saluez !

Le même Charpak ne sait rien des fréquences du signal moléculaire, mais spécule sur la « trop étroite » bande passante. La 9e Symphonie passerait et pas l'adrénaline ? De Jacob, ce fait bouleversant: en Israël, les expériences ne marchaient pas sans l'opératrice ! ? Donc, fraude. Il vaticine: « Des molécules ! Des molécules ! » Quand il téléphone, son larynx vogue-t-il de fil en satellite ? Hertz, oui, mais pas pour cette biologie hors la physique, où les molécules sont censées communiquer par contact, ce qui ne crée pas d'information. Je le réaffirme avec force: pour comprendre la vie, ensemble complexe et non linéaire d'échanges hertziens à la vitesse de la lumière, il faut étudier non pas les massives molécules, mais leurs messages. Puissent nos Nobel intégrer ce fait simple: « On écoute un chanteur hors sa présence; les molécules usant des mêmes fréquences, on observe leurs effets hors leur présence. »

Roberfroid: 3 600 expériences codées dans 4 labos européens affirment les effets des hautes dilutions. Tout est dit, non ? Monsieur le président de l'Académie des sciences, votre éthique, protéger la découverte et la vérité scientifique, exige publication de ces données, avec références, dans Les Comptes rendus. Nous sommes beaucoup à attendre votre réponse.

A cause de ces querelles inutiles, de puissants moyens de comprendre et traiter les maladies sont délaissés. Avec un epsilon des crédits de l'impuissante biologie structurelle, la formidable accélération du pony express à la fibre optique offerte par l'informatique et l'électromagnétisme modernes induirait d'immenses progrès. Pourquoi les responsables politiques, ceux de la recherche, en charge de l'image du pays, de son essor économique, de la santé des citoyens, ne s'intéressent-ils pas directement à l'innovation ? C'est leur travail. Messieurs Chirac, Juppé, Jospin... négligez les idées fécondantes jaillies de notre sol, et vous irez à nouveau mendier ailleurs les médicaments de demain. Vous masquerez encore le chômage par des mesures administratives, ombres stériles d'audaces que vous n'aurez pas osé faire naître.

Erreur aujourd'hui, vérité demain... Messieurs Changeux, Charpak, Dausset, de Gennes, Glowinski, Gros, Jacob, Joliot, Kahn, Lazdunski, Lazar, Lehn, Ninio, Perrin, Schatzman et autres..., vous reculez devant l'inconnu, réaction paradoxalement fréquente dans l'histoire des sciences.

La réflexion, souvent collective, a dans le passé permis de comprendre des faits trouble-dogme, surmonter peurs et interdits, faire avancer la connaissance. Nous valons tous mieux que ce qui s'est passé depuis dix ans. Votre sérénité retrouvée, je vous invite au dialogue selon les usages académiques. L'opinion, maintenant en éveil, attend votre réponse.

PS: « Mangues vertes et mémoire de l'eau ». Enfin un éminent pastorien intègre la mémoire de l'eau dans ses hypothèses de travail. Mais qu'il se rassure. Comme celle de son ordinateur, elle s'efface. Je tiens trois procédés simples à sa disposition...

Jacques Benveniste est biologiste.

(c) Le Monde, 1997.

AU COURRIER DU « MONDE » - Thérapie cellulaire.
Par DR JACQUES BENVENISTE.
161 Mots
03 Septembre 2001
Le Monde
Français
(c) Le Monde, 2001.

Je lis ce titre dans Le Monde du 14 août: « Espoir de thérapie génique pour la maladie d'Alzheimer ». N'était la réputation du journal, un tel titre pourrait être interprété comme une volonté de désinformation. Car il n'y a pas trace de thérapie génique dans cet « espoir », un parmi les centaines suivis de déception dans l'histoire récente de la biomédecine.

La thérapie génique consiste à modifier le génome d'un malade pour produire ou cesser de produire telle ou telle protéine. Ici, des cellules de la peau ont été génétiquement modifiées - c'est ce que l'on fait depuis des décennies sur des bactéries ou des levures - pour produire un facteur de croissance, dont on espère l'effet favorable, puis injectées dans le cerveau. C'est une thérapie cellulaire, après manipulation génétique, pas une thérapie génique. On ne touche pas au génome du patient (...).

CLAMART HAUTS-DE-SEINE.

Par Votre acharné serviteur
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Vendredi 6 avril 2007

Le lait cause de flatulence, de troubles du sommeil et de la mémoire, de surpoids, de surtaille, d'ostéoporose, de sclérose en plaque, de cancer ? 

Il serait temps d'être informé ! Mais le lait assure 20% des bénéfices de l'industrie agro-alimentaire, grande ourvoyeuse de messages publicitaires dans nos médias inféodés à la bêtise aux affaires ! Vaquez à vos affaires et buvez du lait qu'y nous disent !

Nous, on vous dit : apprenez comment l'excès de calcium annihile la sécrétion de vitamines D, comment nos globule blancs, nos enzymes réagissent à la présence d'hormones de croissance et de lactose avant de se retourner contre nous., contre l'insuline et contre la myéline.

On n'est programmé pour boire du lait que jusqu'à 4-5 ans. Et pas du lait de vache !

Un lait ca va, trois bonjour les dégâts !

Un verre de trop et bonjour l'hosto !

Disons non à la bêtise à front de taureau !

http://www.thierrysouccar.com/index.php/les_livres/nutrition/lait_mensonges_et_propagande#onglet_presentation

Lait, Mensonges et Propagande

Après le succès de Santé, mensonges et propagande, qui s’attaquait aux conseils nutritionnels devenus vérités premières, Thierry Souccar jette un nouveau pavé dans la mare de l’industrie agroalimentaire et de la nutrition « officielle ».

Avec ce document, il s’en prend à l’un des plus gros segments du marché de l’agroalimentaire : les produits laitiers. Il expose les dessous d’un succès marketing sans précédent et montre, études à l’appui, que les arguments des industriels et des nutritionnistes pour nous faire consommer plus de laitages sont mensongers :

« Les laitages préviennent l’ostéoporose. » Faux
« Nos os ont besoin d’un maximum de calcium. » Faux
« On est plus mince quand on boit du lait. » Faux
« Il n’y a aucun risque de cancer avec les laitages. » Faux
« Les buveurs de lait ont moins de diabète. » Faux

Au contraire, au niveau auxquels ils sont officiellement conseillés - 3 à 4 par jour – les laitages peuvent favoriser maladies cardiovasculaires, diabète, cancer de la prostate…
Puisé aux sources scientifiques les plus récentes, ce livre propose une alternative nutritionnelle, la seule aujourd’hui capable de prévenir l’ostéoporose et les maladies de civilisation. Sans se bourrer de laitages !

« Ce livre ne peut faire que du bien à la Santé publique. Il est en avance sur son temps. »
Pr Henri Joyeux, cancérologue à la faculté de médecine de Montpellier, auteur de la préface

SORTIE EN LIBRAIRIE LE 8 MARS 2007

Sommaire

  • Avertissement : le livre que vous tenez entre les mains est illégal
  • Confession d’un ex-buveur (de lait)
  • Quelques chiffres pour savoir de quoi et de qui on parle
  • Le lait, l’aliment idéal ?
  • Comment on vous a fait croire que le lait est l’aliment idéal
  • Comment on pousse le lait dans votre gosier
  • La propagande par l’exemple : la vache Fleurette et le Pr Lactos
  • Les preuves que les laitages ne préviennent pas l’ostéoporose
  • Pourquoi vous risquez d’avoir les os moins solides en buvant plus de lait : une explication à l’épidémie d’ostéoporose
  • L’épidémie silencieuse qui touche 5 millions de Français
  • La protéine du lait qui déclenche les tumeurs
  • Dans le lait, un accélérateur de cancers
  • « En évitant le lait, vous réduirez votre risque de cancer. » Un entretien avec le Pr Jeff Holly, de l’université de Bristol.
  • Le lait qui fait maigrir (enfin, presque)
  • Diabète et sclérose en plaques, une même origine ?
  • Trop gros, diabétique et menacé par l’infarctus ? Une solution : buvez du lait !
  • Quelle quantité de calcium vous faut-il ? Ce que les nutritionnistes vous cachent
  • Comment prévenir l’ostéoporose et les maladies chroniques sans se bourrer de lait
  •  

http://www.thierrysouccar.com/index.php/les_livres/nutrition/lait_mensonges_et_propagande

Thierry Souccar : "Les vendeurs de laitages nous mentent"

Thierry Souccar est journaliste et écrivain scientifique, directeur de la rédaction des sites lanutrition.fr et sante.nouvelobs.com. Après le succès de Santé mensonges et propagande, il jette un nouveau pavé dans la mare de l'industrie laitière et de la nutrition "officielle".

Pendant les 2 semaines qui ont suivi la catastrophe de Tchernobyl, tous les médias français se sont bornés à rapporter la "source officielle". N’y a t-il pas une similitude avec les produits laitiers, la majorité des médias glorifiant les laitages car l’info vient de "sources officielles" ?
Oui, hormis bizarrement dans la presse féminine et un peu la presse santé, il y a très peu d’esprit critique face à la science " officielle ". Les journalistes de la presse féminine sont plutôt frondeuses, il y a quelques " pétroleuses " sympathiques qui heureusement remettent en cause ce qu’elles entendent. Je pense sincèrement qu’on trouve dans cette presse plus d’informations objectives qu’ailleurs. Des journaux comme Le Monde ou Le Figaro dénoncent volontiers tel ou tel trait de la société, mais quand on en vient au domaine de la santé, il n’y a plus guère d’esprit critique, c’est très étrange.

Comment expliquez-vous le fait que la majorité des articles qui remettent en question les produits laitiers soient d’origines anglo-saxonnes ?
La plupart des articles de nutrition viennent des Etats-Unis parce que pendant la guerre ils se sont préoccupés de l’état sanitaire de la population. Après la guerre, il y a eu la prise de conscience que l’alimentation jouait un rôle sur le risque de maladie (notamment cardiovasculaire) et ensuite l’épidémie d’obésité les a forcés à aller encore plus loin dans cette exploration. Au passage, ils sont tombés sur les laitages...

Vous intervenez souvent dans les médias en tant qu’expert anti-lobby de l’industrie laitière. Ce combat semble vous tenir à cœur, pourquoi ?
Parce que je crois que c’est dans ce domaine que j’entends depuis des années le plus de mensonges. Il y a eu à un moment en moi comme une sorte de ras-le-bol de toutes ces campagnes publicitaires, ces messages gouvernementaux, ces experts aveugles et sourds. Donc, je me suis dit, je vais dire ce que l’on sait, je vais mettre les pieds dans le plat. Pas avec des arguments mous, comme ceux des naturopathes, ni de l’idéologie, mais sur leur propre terrain, celui de la science, avec des études, des faits, des chiffres et au passage je vais expliquer comment le lobby laitier a pénétré partout.

Que dire aux femmes qui consomment des laitages parce que des "sources officielles " (publicités, organismes gouvernementaux, médecins) leur disent que c’est indispensable à la prévention de l’ostéoporose ?
Il n’y a aujourd’hui aucune preuve que les laitages rendent les os plus solides. C’est ce que j'ai démontré, décortiqué, dans Lait, mensonges et propagande. Je pense qu’on peut consommer sans problème un laitage par jour si on aime ça (un fromage par exemple), mais il ne faut pas en faire une obligation.

Que dire aux personnes qui consomment des laitages parce que ces mêmes "sources officielles" leur disent que c’est indispensable à la nutrition et santé humaines ?
Leur demander comment l’espèce humaine, qui a 7 millions d’années a réussi à vivre et bien vivre sans aucun laitage, puisqu’ils ont été introduits il y a moins de dix mille ans. Sur une échelle qui irait du 1er janvier au 31 décembre minuit, c’est un peu comme si on introduisait les laitages dans l’après midi du 31 décembre.

Comment prévoyez-vous l’évolution des médias français et du grand public sur la question de la consommation des produits laitiers ?
Déjà, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la consommation de laitages est en baisse, grâce au travail d’information de mes confrères et aussi grâce à des chercheurs comme Walter Willett de Harvard qui considère qu’encourager la consommation de laitages est "irresponsable". La France va suivre inéluctablement. Il faudrait déjà se poser la question de la reconversion des producteurs vers des activités plus éthiques et qui servent mieux la santé humaine.

http://www.thierrysouccar.com/index.php/les_livres/nutrition/lait_mensonges_et_propagande#onglet_extrait

Extrait

« Croire que l’ostéoporose est due à un manque de calcium, c’est croire que les infections sont dues à un manque de pénicilline. »

Pr Mark Hegsted, professeur émérite de nutrition, université de Harvard (Boston Massachusetts)

Dans les pays d’Europe de l’ouest, d’Amérique du Nord, en Australie et Nouvelle-Zélande, la tradition de l’élevage est ancienne et la consommation de laitages n’a cessé de progresser ces dernières décennies.

Si les laitages protègent de l’ostéoporose, comme le prétendent en coeur le ministère de la santé, les nutritionnistes et l’industrie laitière, nos mamies devraient gambader joyeusement tandis qu’une épidémie de fractures du cold du fémur, des vertèbres et du poignet devrait au contraire décimer l’Asie et l’Afrique où l’on boude les laitages. C’est exactement le contraire qui se passe.

Dans les pays où la consommation de calcium et notamment celle de calcium laitier est la plus élevée, qui sont aussi les pays gros consommateurs de protéines animales, l’ostéoporose fait des ravages. A l’inverse, les populations qui consomment peu de laitages sont épargnées par cette maladie.

L’Organisation mondiale de la santé appelle cela « le paradoxe du calcium ». Voici quelques exemples de ce paradoxe.

C’est en Suède, Norvège, États-Unis, Allemagne, Irlande, Royaume-Uni, Finlande, Australie et Nouvelle-Zélande que l’on consomme le plus de lait par personne et par an. C’est aussi dans ces pays que le nombre annuel de fractures du col du fémur (pour un âge donné) est le plus élevé. Les Suédois détiennent deux records mondiaux : celui de la consommation de laitages et celui des fractures du col du fémur. Les Australiens, les Néo-zélandais, les Américains avalent trois fois plus de lait que les Japonais. L’incidence des fractures du col du fémur est dans ces pays deux fois et demi à trois fois plus élevée qu’au Japon. Aux États-Unis, l’ostéoporose ne touche pas toute la population de manière uniforme. Les Mexicains-Américains et les Afro-Américains, qui consomment moins de laitages que les Blancs ont deux fois moins de fractures du col du fémur.

En Chine continentale où malgré l’offensive de l’agro-business laitier, l’on consomme encore très peu de lait (autour de 10 kg par personne et par an), la fréquence des fractures du col du fémur est l’une des plus faibles au monde, 5 à 6 fois plus basse qu’aux États-Unis où chaque Américain avale plus de 250 kg de lait par an. Au Togo, l’ostéoporose est extrêmement rare : on y consomme annuellement moins de 10 kg de lait par personne. Au Cambodge, au Laos, au Libéria, en République démocratique du Congo, en Nouvelle-Guinée, la consommation annuelle de lait par personne ne dépasse pas 5 kg : l’ostéoporose y est considérée comme une « non-épidémie ».

Pour résumer, ces études de populations nous transmettent un message clair et simple : moins on consomme de lait et de protéines animales, plus on a des os en bonne santé. Au Nigéria où l’on boit très peu de lait, le ratio entre protéines animales et protéines végétales est dix fois plus faible que celui relevé en Allemagne. L’incidence de fractures du col du fémur y est plus basse de 99 % !

Par L'esprit qui plane au-dessus de l'eau
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