J'ai digéré mon cancer et appris à vivre Pendre confiance dans nos capacités d'auto-guérison
Prendre confiance dans nos capacités d’auto-guérison
Voici le texte d’une conférence donnée à Tours il y a environ 1O ans : J’ai ajouté en italique quelques remarques faits actuellement ( 2OO2)
Le terrain est tout a dit Pasteur sur son lit de mort : effectivement , je pense que des milliards de microbes, virus et autres saletés nous assiègent, mais ils sont impuissants dans un organisme qui sait se défendre.
Comme tout le monde, je confiais autrefois mes maladies au docteur . Je voyais la maladie comme la saleté sur une assiette : il y a moi, assimilé, vous l’avez compris à l’assiette immaculée et d’autre part, la saleté venue de l’extérieur ; cette saleté est traitée par un spécialiste en vaisselle, avec le remède " Paic Citron " à large spectre d’action
Je confiais mon corps à la Médecine comme ma voiture au garagiste, jusqu’au moment où j ‘ai eu la certitude que " LE CORPS SAIT MIEUX QUE QUICONQUE COMMENT SE DEFENDRE "
J’ai eu la chance d’avoir deux maladies officiellement graves qui m’ont acculé à réfléchir.
Le 3 septembre 198O, je consulte un urologue car la surface théoriquement arrosable par un homme debout, qui fonde la supériorité de l’homme sur la femme depuis des millénaires, tend vers zéro. J’apprends alors l’existence dans ma vessie d’un petit polype endormi ; un an plus tard, réveil en fanfare, petit polype avait grandi et un beau jour, sur un sentier de grande randonnée, j’ai une miction rouge : LA REALITE S’IMPOSE, j’urine du sang au sens propre (disons ici au sens exact )
Je me précipite ventre à terre chez mon urologue et là, mon vocabulaire s’enrichit des mots " hématuries " et " reséquer ". Reséquer ne veut pas dire séquer à nouveau, mais abraser une tumeur de la vessie ( d’après Larousse).
Plus généralement, reséquer veut dire couper une partie malsaine d’un organe pour rétablir la continuité des parties saines. Je comprends maintenant l’inquisiteur du moyen –âge : il brûlait vif son patient de façon à rétablir la continuité de son corps malsain avec l’âme supposée saine. L’inquisiteur est historiquement le premier reséqueur. Cher auditeur, quand vous enlevez un petit coin pourri dans une poire, vous reséquez sans le savoir. En, octobre 1981, mon chirurgien resèque donc ; il m’électrocoagule une immense tumeur qui avait débordé, me dit-il je n’ai pas trop compris de quelle façon. Il en profite pour faire un prélèvement qu’il va envoyer au laboratoire Origet pour analyse.
Le laboratoire précise que j’ai une tumeur maligne baptisée " carcinome " en latin médical, carcinome vésical ( c’est à dire de la vessie) à cellules transitionnelles, type papillaire, Grade 2. D’après ce que j’ai compris cet adjectif transitionnel est ce qui différencie les cellules d’une tumeur bénigne de celles d’une tumeur cancéreuse. Toutes ces précisions j’y ai réfléchi beaucoup plus tard. A l’époque je m’en souciais comme d’une guigne, car je n’avais pas éprouvé le besoin de chercher dans le dictionnaire le sens du mot " carcinome " ; si j’avais cherché à l’époque et vu que " carcinome " désigne une tumeur cancéreuse, cela m’aurait fait un petit choc.
J’avais été quand même un peu alerté quelques temps plus tard : avant de m’opérer, on m’envoie me faire irradier à Bretonneau ( un des hôpitaux de Tours), pour " ne pas qu’il y ait de dissémination " m’a-t-on précisé. Le Français moyen, classe à laquelle j’ai l’honneur d’appartenir, sait que " lorsqu’on fait des rayons " c’est qu’il y a du cancer là-dessous. Mon urologue (Docteur Besancenez) me parlait d’un énorme polype, cela ne me fait ni chaud ni froid : qui n’a pas son polype de nos jours ? J’ai appris depuis que lorsque la tumeur envahit complètement la vessie et surtout commence à s’infiltrer, il est trop tard : il faut enlever la vessie complètement, sinon les métastases ne sont plus contrôlables. Quelques années plus tard, j’arriverai à ce stade critique, et il faudra bien alors me donner des motifs autres que la présence d’un inoffensif polype pour justifier de me faire enlever toute la vessie !
En attendant j’ai un premier aperçu de la spécialisation en matière médicale, car après cette opération j’avais des mictions extrêmement douloureuses ( je pissais des lames de rasoir diraient les sauvageons) : je demandais dons à mon urologue comment soigner cela, mais ce dernier me renvoya à mon médecin de famille, la douleur, je présume, n’étant pas resécable.
Cela me rappelle un humoriste qui remarque qu’un bon spécialiste connaît énormément de choses sur un domaine très pointu, donc à la limite, le meilleur spécialiste connaît absolument tout sur exactement rien. Mon chirurgien est un excellent chirurgien ( Il n’est pas professeur à la faculté parce qu’il n’a pas voulu m’a confié un professeur de la faculté), mais c’est un homme pressé. : il n’a pas eu le temps de lire un livre manuscrit où je conte ma guérison, ce qui est normal puisqu’il s’occupe des malades, et non des biens portants
En résumé, QUAND ON A UN CANCER, OU QUE VOTRE CONJOINT VOUS TROMPE, on est généralement le dernier averti, et enfin, si vous voyez des mots latins dans un compte-rendu médical, consultez le Grand Larousse, ou un professeur de latin : l’abracadabrantesque cache souvent des vérités redoutables : Mais il se peut que vous teniez à rester dans le flou, ce qui est beaucoup plus fréquent qu’on ne le croit. Alors là, pas de problèmes, il vous suffira de vous laisser bercer par un jargon gréco-latin entremêlé de quelques néologismes à l’usage des avertis. (Ainsi des années plus tard, Michel Dagon dont je parlerai dans une 2° conférence, est " suspect de néoplasie profonde ". Si vous êtes néoplasique mes chers amis ,vous avez un cancer)
Un mois après, mon réséqueur me dit qu’il reste un bout de tumeur, qui, soit aurait été oublié la première fois, vu l’énorme tumeur qui existait, soit aurait repoussé. On résèque donc à nouveau, ; mais peu de temps après (un ou deux mois) encore un bout de tumeur ! !Le chirurgien m’explique tranquillement qu’il va m’enlever un bout de vessie. Là je commence à réagir : tant que la Médecine s’administre sous forme de pilules et de mots gréco-latins, je suis soumis comme un petit chien, aucune objection non plus à ces " resécages " qui demandent quand même une anesthésie totale ; mais là il s’agit de me séparer définitivement d’une partie de mon précieux corps, fut-ce un millimètre carré de vessie, je me sens devenir conservateur
Or chance ! Le propre frère de ma femme est urologue ( mais il est à Marseille). Il est admis premier au concours de l’internat de Marseille, ce qui lui a valu d’être choisi par l’équipe du célèbre Commandant Cousteau. Grâce à lui je vais avoir accès à l’un des deux plus grands " pontes " de l’urologie en France, l’ancien professeur de mon beau-frère : le Professeur Kuss, Hôpital de la Pitié Salpêtrière
. Au lieu de couper, le professeur Kuss va " étinceler " ce morceau de tumeur rétif. A Paris on étincelle, et en province on électrocoagule, ce qui est exactement la même chose mais avec plus de panache : ( Paris sera toujours Paris). Je me dis qu’étincelé par un professeur étincelant, la tumeur va disparaître, volatilisée par le prestigieux professeur !
Deux mois plus tard, nullement intimidée par le prestige parisien, la tumeur avait repoussé ; toutefois le professeur, au lieu de m’examiner avec son appareil ( une sorte de loupe que l’on introduit in situ), me demande poliment d’uriner dans un verre, regarde la belle couleur de mes productions aqueuses et me félicite en empochant 400 francs : Ne voyant rien de rouge dans ces productions, je suppose qu’il en a déduit que rien ne repoussait : qu’il n’y avait pas de récidive comme on dit au pays des urologues !
Je reviens à Tours allégé mais content ; hélas, pas pour longtemps. Des accès de fièvre me prennent ; je reviens à Paris en ambulance, les étincelles avaient fait long feu ! Le Professeur Kuss conclut comme le Docteur Besancenez de Tours : Il faut couper l’endroit où cette tumeur pousse, repousse et rerepousse. (Avoir attendu m’aura coûté la moitié de mon rein gauche, en effet ce rein était totalement bloqué quand je suis revenu à Paris par la tumeur qui obstruait le canal de l’uretère faisant communiquer rein et vessie).Le mieux est l’ennemi du bien, non seulement on va m’enlever quelques centimètres carrés de vessie mais j’aurai perdu un demi-rein de ne pas avoir fait confiance au Docteur Besancenez que je n’ai jamais vu contrôler par un coup d’œil sur un verre une récidive possible.
Ces séjours en hôpital parisien sont très instructifs : on est d’abord patient par définition, puis par nécessité ; il ne reste plus qu’à le devenir par choix, ce qui est le début de la Sagesse.
On est environné de blouses blanches. Sous ces blouses vous avez du 4° année ou de l’interne, du véritable docteur, voire du professeur, enfin le Professeur Kuss lui-même dans une blouse toute raide. Le nombre de phrases qui sortent en haut de la blouse est inversement proportionnel à la position hiérarchique de la blouse. Il y a surtout un flot de blouses très efficaces : les infirmières en généra très sympathiques ;
Rentré chez moi, me revoilà chez mon urologue de Tours ; il va effectivement faire ce qu’il préconisait, à savoir enlever le petit bout de vessie avariée où la tumeur avait solidement pris racine. : travail qu’il fera remarquablement, et il devra réimplanter l’uretère, vu que le morceau enlevé était justement à la jonction uretère –vessie.
Néanmoins, me faire couper en petits morceaux même par un spécialiste confirmé ne me sourit nullement et JE PRENDS LA DECISION DE GARDER MA VESSIE ( du moins le morceau qui reste) quoiqu’il arrive : on doit mourir un jour, c’est en tout cas une rumeur persistante, et tant qu’à faire autant mourir entier.
J’en arrive donc au stade moral du " foutu pour foutu " : c’est un état béni, car ainsi acculé, je me décide à agir pour de bon : sinon, à l’instar de Monsieur tout le Monde, ma tendance naturelle est de reproduire le comportement des moutons de Panurge sans en changer un iota ; vous savez tous ce qu’il advint à ces moutons imitateurs : Un mouton tombe à la mer ; aussitôt chaque mouton se dépêche d’en faire autant, chaque mouton bouscule les autres pour sauter plus vite, chaque mouton est rempli de la terreur qu’il n’y ait pas assez de place pour son saut à lui, l’urgence absolue est de faire comme le voisin, et pour cela un seul remède : la vitesse ; Vite, vite, Msieur-Dame il n’y en aura pas pour tout le monde, proclament tous les publicistes, ouvrez vite, achetez vite dépêchons-nous. Schnell fissa rapido.
Le chirurgien a prévenu mon épouse dés la première opération, mon carcinome se terminera dans une dizaine d’années au maximum par l’ablation de la vessie, vu la tumeur spécialement maligne dont je suis affublé. Il n’est pas du tout, lui, partisan de la vitesse, il parle avec ses 25 ans d’expérience tumorale comme il me dira plus tard, il énonce un jugement précis, scientifique, statistique, que ma femme ne me redira que beaucoup plus tard : De fait si j’ai 10 ans de vessie devant moi pourquoi m’alerter maintenant ?. J’ai eu de la chance d’avoir senti que j’étais engagé dans un processus inéluctable de disparition de ma vessie
Je suis prêt à toute médecine parallèle ou perpendiculaire pour guérir. J’essaie la " macrobiotique ". J’avais assisté à Tours à une conférence de Madame Rivière, grande prêtresse de la chose. Je ne vais pas vous faire tout un cours sur la macrobiotique, des personnes plus qualifiées que moi ont écrit là-dessus. En bref, cette dame me recommande un régime de divers ingrédients, généralement japonais, en quantités assez floues mais très petites (surtout pour moi qui suis gros mangeur), avec de plus la recommandation de boire le minimum.
J’ai tenu ce régime trois jours ! Au bout de ces trois jours je suis " sur les genoux " et j’ai des difficultés même pour monter un escalier… J’arrête donc en me disant que si un régime alimenta ire suffisait à guérir d’un cancer, cela se saurait. Mon beau-frère urologue (sorti mage de sa promotion) n’a jamais entendu parler de cela et surtout de cette façon là dans toute sa carrière ; et je suppose que vous non plus qui êtes ici ce soir. C’est du reste pour ce motif que je fais cette conférence.
Deux mois après je rencontre Monsieur Fujisaki ( qui enseigne alors le yoga à mon fils) ; c’est justement lui qui a fait venir Madame Rivière à Tours donner une conférence sur la macrobiotique. Je lui explique que j’ai suivi trois jours en tout et pour tout, ce régime dit numéro 7 ( pour les gens très malades). Mais s’exclame-t-il des gens se sont guéris ainsi et il me donne un témoignage écrit par un docteur américain Satilaro : "Rappelé à la vie" - livre édité chez Calman Lévy.
Ce livre m’a convaincu et après avoir enterré ma vie de carnivore tourangeau dans un mémorable gueuleton pour les 40 ans d’un collègue, à nous le riz complet, les algues, le millet, l’avoine, le gruau (céréale dont je retiens facilement le nom) ; je dis " nous " car ma femme va tenir le même régime que moi, par solidarité.
Au bout de trois jours je suis encore " sur les genoux ", mais elle, non : c’est déjà un premier résultat significatif, alors que je suis beaucoup plus résistant que mon épouse ( par exemple je peux faire jusqu’à 300 Km de vélo dans la même journée, elle se déclare fatiguée après seulement une centaine de km) ; Pour la macrobiotique, elle tient le coup. Je continue donc le régime numéro 7
Je vais fondre comme neige au soleil : de 78 à 8O kg je vais arriver aux environs de 6O en quelques mois, et la tumeur pendant ce temps ? En octobre 1987, il y en a toujours une mais qui s’est stabilisée, or avant ce régime, il y en avait plusieurs qui repoussaient entre deux résections.
Pendant presque un an, cette tumeur va m’accompagner. Au début, mon urologue m’examine tous les deux mois environ, en octobre, décembre 1987, puis février 1988 : il n’y a toujours qu’une tumeur. A la fin je n’irai plus le voir, car pour un urologue, toute tumeur déclarée doit être réséquée sur-le-champ. Or, je ne veux plus du tout être endormi, électrocoagulé, ni chirurgiqué d’aucune façon. Je veux justement réveiller toutes les facultés de défense de mon corps
Cette année 1987-1988 va être très agréable. Je fais officiellement un régime, mais en fait je m’empiffre copieusement de céréales, céréales que j’ai appris à cuisiner et à apprécier. Je ne mange plus ni beurre, ni lait, ni sucre, ni fruits( ce qui est plus embêtant) et bien entendu pas de viande ni fromages. Cela paraît vu de loin comme une grande performance, alors qu’il n’enest rien : on s’habitue très vite, en tout cas j’ai eu la chance de m’habituer très vite. J’ai ainsi l’auréole d’un " dur du régime " alors que je n’enai aucun des inconvénients puisque je mange à satiété des mets qui me plaisent. Je me souviens d’un sarrasin avec un peu de Tamari que je déguste comme du rôti d’agneau ( pour le plaisir car il n’y a pas de ressemblance..)
Mon premier succès va être tout à fait inattendu. Je vous ai dit que j’avais deux maladies, outre ce carcinome j’avais une recto-colite hémorragique – maladie qui se traduit par des crises où lorsque vous allez à la selle, vous vous videz en même temps de votre sang et de saloperies effroyables d’aspect : seule la cortisone à haute dose, sous forme de betnésol arrête ce genre de poussées. La médecine ne sait actuellement pas d’où vient cette maladie ; en tout cas cela faisait plus de vingt ans que je la traînais : au départ cela se traduit par des saignements inoffensifs mais quotidiens, pour déboucher au bout de quelques années sur des crises de plus en plus fréquentes, une ou deux par an.
J’ai justement eu un début de poussée en commençant la macrobiotique : Je n’ai pris que très peu de betnésol puis plus rien. Depuis 5ans (donc 15 ans maintenant en 2002), je n’ai eu aucune crise : je ne m’y attendais pas du tout. J’avais même eu un entretien avec un professeur gastro-entérologue du CHR de Tours qui m’avait déconseillé ce régime ; en effet je lui avais dit qu’il était hors de question que je prenne 6 comprimés de salazopirine par jour ( remède préventif spécifique de cette maladie), car mon régime recommandait le minimum de boissons et de médicaments : je ne voulais pas passer ma journée à boire des cachets. Cette guérison n’a donc rien à voir avec le jeûne que je ferai plus tard, c’est un succès du entièrement à la macrobiotique.
Je note en passant que ma femme qui avait un eczéma depuis 20 ans, a vu disparaître cet eczéma en trois mois de macrobiotique : là encore, surprise totale. Christine ne faisait ce régime que pour m’accompagner, et pas du tout pour se guérir de quoi que ce soit ! Je précise aussi que ma femme qui était enrhumée chaque hiver que Dieu fait n’a plus jamais de rhumes. Toutes ces petites retombées améliorent quand même la vie..
Je suis donc à l’époque dans l’euphorie totale. En résumé, au bout d’un an d régime, le carcinome est certes toujours là, mais il a le bon goût de ne pas proliférer. ; je n’ai plus aucune crise de rectocolite, ma femme a de nombreuses améliorations de santé totalement imprévues ; la seule privation réelle pour moi est la suppression des desserts ; car pour moi, le droit au dessert devrait être inscrit dans la Charte des droits de l’homme.
Je m’habitue fort bien à cette tumeur, comme les gens qui habitent près de l’Etna, une éventuelle éruption du volcan ne les empêche pas de dormir et heureusement, sinon savoir par exemple que nous sommes condamnés à mort dans les 100 ans qui viennent serait fortement déprimant. Toutefois, en novembre 1988, l’Etna se réveille, ; mes mictions redeviennent rouges et ce n’est qu’un début : ; des caillots de sang énormes vont être expulsés, si énormes que 7 mois plus tard, l’un d’eux restera en travers, obstruant la " plomberie ". Je sens que mon nerf érecteur ne tient plus qu’à un fil ( ce fameux nerf disparaît souvent lorsqu’on enlève la vessie, ce qui n’est pas un mince motif de la conserver cette vessie)
On m’avait bien dit qu’en macrobiotique, La quantité tue la qualité ; me voilà maintenant disposé à obéir comme un mouton pour réduire les quantités. D’abord je commence un jeûne qui va durer une semaine du 119 au 26 novembre 1988. Ceci est mon premier jeûne médical et, ma foi tout se passe bien ; je continue à aller en vélo au lycée, puis je me fais véhiculer par mes collègues, mais plus par peur de faiblesse que par faiblesse réelle.
Pour sortir de ce jeûne, je demande conseil à Madame Rivière : Elle préconise : 5 cuillères à café de divers ingrédients, une pincée de "gomasio," deux tasses de boisson, et 120 grammes de céréales par jour ( on a envie de demander avant ou après les repas..). Cela va être dur, surtout la soif ; quand je vois le sang qui sort de mon corps, je suis hautement motivé pour boire le moins possible, car il semble que dans mon corps en folie, les liquides que j’absorbe me vidangent le système sanguin.
Pour savoir ce que la Faculté pense de ma vessie, je vais me faire des échographies. Pour quel docteur ? me demande la secrétaire. Pour le Docteur X lui dis-je, cette lettre étant employée à longueur de journée dans mon métier de prof de maths. La secrétaire du radiologue va calligraphier scrupuleusement à la place du médecin prescripteur : " Docteur X ". Je suis très satisfait du Docteur X, puisque le docteur X c’est moi ; en fait c’est plus Christine que moi-même, nous sommes docteurs associés.
Nous allons quand même marquer des points ; le 17 janvier, soit exactement deux mois après le début des hématuries ( c’est à dire du sang dans les urines que j’ai comparé plus haut au réveil de l’Etna), disparition soudaine des hématuries ; me revoilà dans la confrérie des jaunes clairs. Je crie victoire aux 4 coins de l’univers familial. Mon beau-frère m’informe que cela ne signifie rien, que d’énormes tumeurs peuvent ne pas saigner et vice-versa ; sans doute apprécient les docteurs X, mais en attendant celle-là de tumeur ne saigne plus. En fait le sang reviendra dans quelques semaines.
C’est quand même assez dur : pas de légumes, peu de boissons, je me dessèche sur place, mais j’envoie moins de mon sang dans l’atmosphère : Six à sept cent grammes de liquides quotidiens au lieu d’un litre et demi préconisé par la Faculté. J’ai des coups de pompe terribles : j’y regarde à deux fois avant de monter un escalier et prendre une cuillère dans un tiroir me demande une énergie ahurissante. Ma tension est de (8-4) me déclare l’infirmière de mon lycée, car l’infirmerie du lycée Choiseul est devenue mon G Q G, et les jours où je dois travailler aussi l’après-midi, je m’y repose entre Midi et 14 heures.
Mon poids est de 55 Kg et je commence à être fatigué pour de bon ; Monsieur Fujisaki, Shokou pour les intimes, me fait du shiatsu deux fois par semaine : cela consiste à appuyer sur différents points répartis sur ce que les orientaux nomment les méridiens. L’un de ces méridiens est dit méridien de la vessie et croyez-moi, celui-là je le connais bien. Je peux dire à coup sûr quand il sollicite ce méridien grâce à une sorte de picotement dans le nez, car ce méridien passe aussi par-là. Je sors de ses mains complètement épuisé.
Le second point marqué va être beaucoup plus fort : je m’étais fait faire trois échographies, en décembre, février et avril, sur prescription du Docteur X. Or dans un premier temps, catastrophe : sur la seconde échographie, la tumeur paraissait plus grosse que sur la première, et du coup j’avais été tenté de tout abandonner ; j’ai même alors commis quelques écarts de régime. Le 11 avril I988, regardant à nouveau ces échographies, je vois que je me suis trompé : au lieu de lire les commentaires des deux radiologues, j’aurais mieux fait de lire directement les mesures affichées sous les clichés (Je vous dirai plus tard si vous me le demandez pourquoi j’ai pris deux nouveaux radiologues au lieu de mon radiologue habituel). Le cœur battant je me précipite chez mon radiologue habituel : il voit les deux clichés et me dit : " Ah ! Monsieur Gruau, " c‘est beaucoup plus mauvais " ( sous-entendu, voyez ce qui se passe quand on veut se soigner seul). Quelle joie que ce " beaucoup plus mauvais ! Regardez les dates lui dis-je et il les regarda très étonné ; il commença aussitôt à atténuer soin jugement précédent ! Il avait cru un instant que la plus mauvaise échographie était la plus récente. Il est évident que soin inconscient ne pouvait pas envisager un seul instant le contraire ! Ce qui est prodigieux c’est qu’aussitôt il modère son jugement ! Finalement les deux échographies ne sont pas si différentes dit-il et je suis certain qu’il me dit cela en toute bonne foi.
Dès ce moment là, ma confiance dans la macrobiotique et dans le jeûne est devenue inébranlable Mon régime de famine avait réduit le carcinome qui avait ensuite légèrement progressé avec un régime plus élargi.
Heureusement que j’ai eu ce message d’espoir, car avril et mai vont être très durs. En effet je perds mon sang à flots ( en urinant). Le 1° juin je n’ai, plus que 1,9 millions de globules rouges. J’ai parfois du mal à parler à voix haute. Des transfusions s’imposent. Je téléphone longuement à René Levy ( je vous parlerai de lui plus tard), pour lui demander conseil : soit il me prend chez lui, et je suivrai ses instructions, soit je me fais reséquer. Il me dit qu’il faut voir les choses en face et stopper ces pertes de sang. La mort dans l’âme, rendez-vous est pris avec mon urologue ; je mange du chocolat et des gâteaux secs ; c’est un début de débandade alimentaire ! Le 21 juin, retransfusion ; mes globules remontent à 2 millions 240 (je précise que la norme est autour de 5 millions)
Le 26 juin, c’est l’apothéose, je ne peux plus uriner, un caillot de sang bloquant tout. (Le 25 Juin j’étais à Grenoble chez Maguy Lebrun dont je reparlerai si vous le désirez). Me voilà en urgence à la clinique, où au lieu de me sonder, on le donne des calmants ( mon urologue n’étant pas là !) Me voilà avec une 4° transfusion de trois flacons de sang, avant une nouvelle résection : du jour au lendemain, plus une goutte de sang dans les urines.
Mon urologue va me presser sérieusement pour me faire enlever ma vessie : en termes chirurgicaux on dit " exérèse " et j’ai appris dans la foulée à mon coiffeur qu’en me coupant les cheveux il pratiquait sans le savoir une exérèse capillaire, au minimum une capillarotomie partielle. La langue chirurgicale me met en joie.
Mon beau-frère m’écrit une lettre pathétique pour me conjurer d’obéir : " tu viendras à genoux nous supplier de pratiquer cette ablation " écrit-il.
Je suis là à un tournant :grâce aux livres de Shelton sur le jeûne, de Monique Couderc (qui relate dans un livre comment elle s’est guérie avec un jeûne de 21 jours d’un cancer de l’utérus) de Satilaro qui s’est guéri d’un cancer avancé par la macrobiotique, Je sais que je peux guérir
Grâce à mon urologue et à mon beau-frère je sais que la maladie est au tournant dont j’ai parlé plus haut. Je vais jouer ma dernière carte, le jeûne ; mais je ne sais pas si je vais tenir longtemps car les maladies graves demandent parfois 30 à 45 jours de diète, or mon expérience est assez courte en jeûne. J’ai fait un jeûne d’une semaine, plus un autre que je voulais de 10 jours et qui n’a duré que 3 jours !
Nous partons en Corse dans un couvent à Erbalunga où une sœur de ma femme est religieuse. Je décide donc de commencer à jeûner, cela durera ce que cela durera.
Le secret du jeûne est de se décider pour la journée. Je sais que les trois premiers jours sont souvent les plus durs et cela ne rate pas : mal de tête, on se sent au 36° dessous : cela c’est le droit d’entrée. On est quasi certain que l’on va arrêter le lendemain. Le lendemain, au réveil, cela va beaucoup mieux et on en reprend pour une journée.
L’après-midi du second jour est assez effroyable, mais le 9° jour, je me sentirai mieux qu’au second !C’est stupéfiant, mais c’est ainsi, après le 3° jour, je suis sur orbite : Je n’ai pas faim.
Beaucoup de personnes pensent qu’il faut une volonté de fer pour jeûner longtemps ; c’est faux ; il faut être très motivé dans les tous premiers jours : j’ai alors tout pour être motivé : la trouille d’une ablation pouvant avoir des conséquences majeures sur la sexualité et la certitude de l’efficacité du jeûne. Certitude ? On n’est jamais certain de rien et surtout en matière médicale. Je crois au témoignage " de bonne foi " au témoignage qui rend un bon son, et j’espère que cette causerie rend un bon son ; Monique Couderc m’a donné un tel témoignage ; Satilaro aussi ; Sheton qui a soigné toute sa vie des maladies diverses uniquement par le jeûne ne dit nulle part expressément que le jeûne guérit le cancer, mais il signale qu’il n’y a que trois cas sur mille de grosseurs suspectes au sein qui résistent à une semaine de jeûne.
Beaucoup de personnes disent que la macrobiotique est une sorte de charlatanisme, ainsi que les tenants du jeûne. Et pourquoi pensez-vous que les gens en vantent l’efficacité ? Pour faire vendre leurs livres m’a-t-on répondu ; quand on commence à voir les choses par le petit bout de la lorgnette, on voit tout mesquin. Mais quand il s’agit de votre peau, on peut penser que cela vaut au moins le coup d’essayer . Eh ! bien non : j’ai rencontré plusieurs personnes qui n’ont jamais essayé quoi que ce soit, et même deux qui n’ont pas voulu lire un manuscrit où je raconte ma guérison, de peur, m’a dit l’une d’elles d’être déstabilisée !
Voyons donc les effets du jeûne constatés sur moi : au bout d’une semaine, me sentant assez faiblard, je me fais faire une prise de sang pour savoir combien j’avais de globules rouges ; je rappelle que j’avais à l’époque de gros problèmes de ce côté là ; mon médecin de famille avait même prévenu ma femme que j’avais dans l’immédiat plus à craindre de l’anémie que de tout autre motif. Du coup je dis au docteur X ( mon épouse) que si mes globules redescendaient en dessous de trois millions ( le chiffre normal est entre 4,5 et 5 millions), j’arrêterai immédiatement ma diète. Stupeur, j’ai 4,16 millions de globules rouges, chiffre jamais atteint depuis des mois en dépit des transfusions ! Ma réaction est de mettre en doute le sérieux des laborantins corses et je me promets de changer de laboratoire pour l’analyse de la semaine suivante. Une semaine suivante, reanalyse : Les globules rouges ont encore augmenté ! , ainsi que tous les autres chiffres sauf le glucose, tout cela en buvant de l’eau chaude ! Le taux de cholestérol a augmenté, ce qui arrive aux gros mangeurs de viande, alors qu’avant ce jeûne, vu mon régime quasi végétalien, (la macrobiotique est plus stricte que les végétariens) j’avais un taux de cholestérol inférieur à la normale, ce qui est rare en France dit-on. En somme je continue à manger du Gruau : je m’auto-bouffe. Tout cela est en gros la théorie de Shelton : en cas de disette, l’organisme dévore tout ce qui n’est pas vital pour sa survie. D’ailleurs même chez ceux qui sont morts de faim, le cerveau par exemple ne perd pratiquement pas de poids. J’aurais du lire plus attentivement le livre de Shelton ; je n’aurais pas été étonné de voir mes globules remonter ni de voir les pulsations diminuer de 20, ce qui fait que j’ai un pouls aux environs de 4O car j’ai généralement aux environs de 60.
En somme le corps se repose, mon corps se débrouille pour transformer les cellules cancéreuses en bons globules rouges ! en tout cas tout se passe comme si. Mon corps consomme tout ce qui ne sert à rien, ma vue s’améliore : Shelton dit que certaines impuretés dans le cristallin sont nettoyées ; c’est une sensation assez extraordinaire que j’ai vérifiée au moins trois fois ( et beaucoup plus que trois fois depuis que j’ai écrit cette conférence) : après 15 jours de jeûne, la lumière ruisselle de partout : ! On a la même sensation que lorsqu’il a plu l’été après une semaine de canicule poussiéreuse : on reçoit pus de lumière, cette sensation va en croissant et dure une quinzaine de jours après la fin du jeûne.
Naturellement mes forces physiques n’augmentent pas, mais je descends encore les 26 marches du pigeonnier où nous sommes dans ce couvent d'’Erbalunga ; cela au moins une fois par jour, et je me paie même le luxe de désherber une à deux heures par jour la place devant l’église du monastère. C’est aussi moi qui prépare les repas du docteur X et j’ai même, le 14° jour de diète, préparé un repas pour les onze sœurs du couvent, car je voulais qu’elles goûtent à la cuisine macrobiotique.
Je commence à penser que mon jeûne va peut-être durer un mois et je veux entrer sur le continent, car j’ai peur de devenir intransportable ; par ailleurs les bonnes sœurs n’ont pas trop envie non plus de me voir passer l’arme à gauche au sein de leur couvent, car elles aussi pensent (comme quiconque n’a pas pratiqué de jeûne prolongé) que le jeûneur va sans façons s’évanouir de faiblesse à tout moment. Sur les conseils du Docteur corse ( celui du couvent), je vais manger deux cuillerées à café de miel pour le voyage. C’est ce docteur qui écrivait les ordonnances pour analyser mon sang. Il avait un peu peur que je tourne de l’œil dans l’avion par hypoglycémie ( ce qui signifie en français courant par manque de sucre)Le retour se passe très bien : une ambulance m’amène à l’aéroport de Bastia, une autre m’attend à Orly, et 5 heures 3O après mon départ du monastère d’Erbalunga, j’entre dans ma maison à Tours. Je suis un peu mal à l’aise, parce que je pense que, si cela était nécessaire, je pourrais faire 4 ou 5 km à pied, or on me véhicule en fauteuil roulant à travers les aéroports ! Je me sens hypocrite comme un faux malade ; ainsi va l’administration, j’avais juste besoin d’un taxi pour passer de l’aéroport à la gare, mais cela ne se fait pas, toute la partie du voyage qui ne se fait pas en avion doit se faire en ambulance !
En attendant je passe devant tout le monde, et c’est toujours agréable de passer devant tout le monde : ce serait un des motifs du nombre croissant des candidats à la Présidence de la République.
Chez moi, je m’installe au rez de chaussée, mais avec le recul je vois maintenant que c’est par peur psychologique de la faiblesse plus que par faiblesse véritable. Je me sens profondément en vacances, et j’ai une vie de roi fainéant. Je reste deux à trois heures debout et alternativement couché, la fenêtre ouverte. Souvent un écureuil inspecte soigneusement un gros arbre juste devant ma fenêtre, ce qui crée une ambiance très Walt Disney.
Les jours défilent et la faim ne revient pas ( I8° jour). Je ressens une fatigue saine, comme la fatigue ressentie après une longue promenade, puis je me couche et cette fatigue s’en va tout simplement. Parfois il est vrai, j’ai des accès de faiblesse aigus, la quasi-impossibilité de soulever ma jambe et juste assez de force pour parler à voix basse. Je pense parfois à ce mendiant qui apitoyait les gens en disant qu’il n’avait pas mangé depuis 3 jours ! S’il disait " Ma pauvre Dame je n’ai pas mangé depuis 18 jours, on lui rirait au nez. (J’avais aussi un énorme déficit de globules rouges qui explique aussi cette faiblesse)
On vient me faire des prises de sang à domicile pour vérifier où en sont les constates vitales ; plaquettes et globules rouges montent régulièrement.
Les journées passent comme des éclairs ; je suis devenu très frileux ; le Docteur X me donne trois bouillottes en plein mois d’Août. Mon système digestif est soumis à rude épreuve, car j’ai de plus en plus de nausées, comme quelqu’un qui aurait trop mangé ! Ces nausées sont décrites par Shelton, il signale un patient qui a commencé des vomissements le 5Oéme jour, lors d’un jeûne de 6O jours
Sortie de jeûne
Finalement, vais-je tenir 30 jours ? . Non, le 23 août ( I989), j’arrête après très exactement 28 jours et demi où je n’ai bu que de l’eau à l’exception de deux cuillerées à café de miel…(une dans l’avion, et l’autre à un moment où je me sentais près de tourner de l’œil, en remontant une poubelle vide)
Il y a plusieurs signes pour arrêter un jeûne : le premier est d’avoir de nouveau faim, mais je n’avais absolument pas faim, quiconque a des nausées me comprendra aisément. J’ai lu depuis chez d’autres auteurs que Shelton que souvent la faim ne revient pas : j’ai fait un 2° jeûne l’année dernière ( et beaucoup d’autres jeûnes depuis cette conférence, sans jamais revoir la faim) Le second signe est d’avoir la langue qui redevient rose ma langue est bien redevenue rose après avoir été chargée d’extraordinaire façon, au point que je me la raclais avec une petite cuillère chaque jour et même deux fois par jour. 3° Tout signe d’alarme), exemple baisse des globules rouges : c’est, justement ce qui était en train de m’arriver, les globules n’ayant sans doute plus de cellules cancéreuses à se mettre sous la dent, leur nombre commence à baisser.
On signale aussi ( mais je ne l’ai jamais ressenti) la fragilité des yeux : le jeûneur ne peut plus supporter la lumière. Il faut arrêter immédiatement. On cite des cas limites comme Marthe Robin ( qui jeûnait, elle, involontairement, elle ne pouvait rien manger !) qui vivait dans le noir total. ; cette personne passe pour ne pas s’être nourrie pendant de grandes périodes de temps.
Le dur, le très dur pour moi du moins, est la sortie du jeûne. Je passe mon temps à dire et redire que pendant le jeûne on n’a pas faim, mes dés que je recommence à manger, je me transforme immédiatement en, bête affamée, prête à avaler du plomb et mastiquer des briques. J’ai délégué pour cette première sortie de mon premier jeûne, tout pouvoir alimentaire au docteur X. René Levy, consulté par téléphone, nous conseille 150g de riz cuit toute la nuit dans 7 volumes d’eau et passé ensuite au chinois, avec un peu de tekka et de tamari ( assaisonnement que le docteur X refusera). Je ne suis plus que faim et à 5 heures du matin, je veux que me docteur X me fasse un plat sur-le-champ, je suis prêt à tuer le docteur X à coups de marteau
A moins d’être un surhomme, il ne faut pas être seul pour sortir d’un long jeûne ( ni du reste être seul pour faire un long jeûne car on peut tomber dans le coma par manque de sucre) : Je pesais à la fin du jeûne, 52Kg 5OO et trois jours plus tard, grâce à mon épouse, je pesais toujours le même poids. Le danger signalé par tout le monde est de remanger trop et trop vite. Je sens que mon corps continue à se nettoyer
Voici l’heure cruciale, la confrontation avec mon urologue. Je rappelle que la dernière fois que nous nous étions vus j’avais un tel caillot de sang que je ne pouvais plus avoir de miction, tout étant obstrué. Le Docteur Besancenez me prévient avant l’examen cystoscopique ( ce qui veut dire vue de la vessie) : " si vous ne m’obéissez pas, je ne m’occupe plus de vous ". Nous sommes en Août et je rappelle qu’il voulait m’enlever la vessie ; il ajoute une phrase du genre de " j’ai plus de 25 ans d’expérience tumorale ". Mon beau-frère m’a dit une fois que le Docteur Besancenez a plus de titres que lui. Je lui fais remarquer qu’il n’a pas du voir beaucoup de ses patients jeûner 28 jours. Il ne dit rien et prend son appareil, regardant très longtemps sans dire un mot ; enfin il déclare " qu’il n’y a pas lieu d’enlever la vessie pour le moment " Sur le coup j’ai une réaction stupide, je dis à ma femme " je savais bien que le Docteur était honnête " Il ne s’agissait pas dans mon esprit d’honnêteté de fric mais d’honnêteté intellectuelle. Il faut être un grand Monsieur pour reconnaître qu’un pronostic est faux. Je suppose qu’il n’en croit pas ses yeux ; il me fera une biopsie (c’est à dire qu’il prélèvera un petit morceau de vessie pour l’envoyer au laboratoire. Le compte rendu du laboratoire est formel " absence de cellule tumorale identifiable "
Cette fois ce sont les yeux du laboratoire qui ont tranché : Adieu la tumeur de grade 2, la tumeur a été tout simplement dégradée comme un officier félon ! et l’examen fait deux ans plus tard, il y a quelques semaines ( le 14 avril 1992), confirme que je n’ai rien, rien de rien, rien d’observable, car " Les gens bien portants sont des malades qui s’ignorent " soutenait le Docteur Knock. Je crois qu’il faut dire le contraire : les malades sont des gens bien portants qui s’ignorent. Le malade est un bien portant inobservable.
Cette fois c’est la victoire. (10 ans après cette conférence en 2OO2, je n’ai toujours rien vu , plus exactement rien d’observable n’a été observé).
En résumé, en un an de macrobiotique mal suivie car j’absorbais de trop grandes quantités, j’ai d’abord stabiliser en quelque sorte la tumeur, puis je suis venu à bout de ma maladie grâce à un jeûne de 28 jours
Mon urologue n’a rien trouvé d’anormal depuis ; quant au gastro-entérologue, je n’ai plus jamais eu besoin de le voir puisque la macrobiotique, même imparfaitement suivie a suffi à faire disparaître mes maux de ce côté là. Imaginez que depuis 20 ans, il ne m’arrivait pas une seule fois d’aller à la selle sans qu’il y ait du sang et que cela a disparu depuis bientôt 5 ans !
Maintenant que je suis un bien-portant observable, ma femme suit la macrobiotique beaucoup plus strictement que moi ; elle l’a fait dans un premier temps par solidarité, peut-être aussi pour m’entraîner lors de phases de découragement, puis dans un second temps pour elle-même. Je rappelle cette spectaculaire disparition de cet eczéma qu’elle traînait depuis plus de 20 ans, je répète 20 ans ( apparu après un accouchement) et qui a disparu après trois mois de macrobiotique alors qu’elle ne s’y attendait pas du tout. Il ne s’agit pas de placebo puisque son seul motif était au départ la solidarité !
Nous continuons pour deux raisons : la première est que l’on se sent mieux dans notre peau, et la deuxième est que nous trouvons bon ce que nous mangeons ! : Il semble austère de ne manger ni beurre, ni viande, ni lait, et encore plus austère de manger beaucoup de céréales. Je viens là pour témoigner que ces céréales sont délicieuses, mais comme en matière de goût rien n’est absolu, disons que ces céréales me paraissent délicieuses. Le goût évolue et lorsque le corps a vraiment besoin d’une nourriture, cette nourriture est trouvée délicieuse ; la réciproque est fausse car il est facile de se créer des besoins artificiels, comme le tabagisme et l’alcool. La nourriture macrobiotique non seulement n’est pas un pensum à avaler comme un médicament mais procure de vraies joies gastronomiques. Je reste convaincu que la macrobiotique peut guérir de beaucoup de maladies et je vais vous dire quelques mots de Saint Gaudens.
A Saint Gaudens, existe un Centre Cuisine et Santé, tenu par René Lévy, et là on vous apprend la cuisine macrobiotique. Cette cuisine est soutenue par la théorie du Ying- Yang, qui distingue dans la nature des forces de dispersion ( Yin) et de concentration ( Yang), la nourriture macrobiotique réalisant un équilibre entre ces deux antagonismes. Que ces théories soient fumeuses, c’est possible ; mais j’en vois les résultats : Briach avait une tumeur au cerveau ; ce jeune homme n’est pas un ectoplasme, ses parents ont un numéro de téléphone et ce numéro de téléphone, ma femme l’a utilisé pour savoir comment les parents de Briach lui préparaient la nourriture, car il est actuellement parfaitement guéri.
Vous connaissez sans doute l’histoire du Sapeur Camembert : l’histoire se passe il y a environ un siècle et démielle brave sapeur est malade et va consulter. Le docteur du régiment lui prescrit " de suivre son ordonnance ". Le Sapeur Camembert totalement illettré ; il ne connaît pas d’ordonnance ordonnance si ce n’est le domestique du docteur, ( à cette époque les officiers et en particulier les docteurs militaires avaient à leur service un domestique ainsi nommé. Comme ce dernier est à cheval, le Sapeur doit courir pour le suivre, ce faisant il eut très chaud, sua abondamment et fut guéri de cette façon..
Autrement dit, quand je vois des cancers ( maladie Yin par excellence) soignés efficacement, je suis prêt à obéir, bête et idiot dans un premier temps, au nom de l’efficacité. j’ai pris conscience ensuite que c’est moi qui suis bête et idiot de croire qu’il faut suivre aveuglément une règle, fut-elle macrobiotique : en macrobiotique, c’est justement vous qui arriverez un jour à faire votre ordonnance en sélectionnant ce que vous allez mettre dans votre assiette. Le titre d’un article du Monde était " Mort sur ordonnance ", relatant une étude faite sur des patients morts malheureusement des suites de leur ordonnance, : tant qu’à faire je trouve préférable que ce soit mon ordonnance.
Je vais vous parler de l’ambiance de Saint Gaudens et de celle des hôpitaux . Dans les hôpitaux parisiens ou les cliniques tourangelles, (j’ai effectivement largement fréquenté les deux), c’est l’ambiance feuille morte. Entendez par-là que les patients sont totalement irresponsables. Ils ont abandonné le gouvernail, non seulement au docteur, mais à la clinique : vous avez la responsabilité d’une feuille morte au fil de l’eau : vous êtes " super " infantilisé, on vous fait coucher, lever, marcher, boire et manger, on vous fournit la télévision, et si cela ne suffit pas du tranxène pour dormir. Le patient patiente : il attend le sommet de la journée, le passage du docteur météore, blouse blanche entourée de plusieurs autres blouses se tenant à distance respectueuse, avec une infirmière greffier qui note les paroles de Jupiter. Le patient attend, son seul acte volontaire a été de rentrer à l’hôpital ; il est venu là comme on va porter sa voiture à laver et il attend que les grosses brosses se mettent à tourner et l’eau
Par Malade qui s'ignore encore
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Le lait cause de flatulence, de troubles du sommeil et de la mémoire, de surpoids, de surtaille, d'ostéoporose, de sclérose en plaque, de cancer ?
Il serait temps d'être informé ! Mais le lait assure 20% des bénéfices de l'industrie agro-alimentaire, grande ourvoyeuse de messages publicitaires dans nos médias inféodés à la bêtise aux affaires ! Vaquez à vos affaires et buvez du lait qu'y nous disent !
Nous, on vous dit : apprenez comment l'excès de calcium annihile la sécrétion de vitamines D, comment nos globule blancs, nos enzymes réagissent à la présence d'hormones de croissance et de lactose avant de se retourner contre nous., contre l'insuline et contre la myéline.
On n'est programmé pour boire du lait que jusqu'à 4-5 ans. Et pas du lait de vache !
Un lait ca va, trois bonjour les dégâts !
Un verre de trop et bonjour l'hosto !
Disons non à la bêtise à front de taureau !
http://www.thierrysouccar.com/index.php/les_livres/nutrition/lait_mensonges_et_propagande#onglet_presentation

Après le succès de Santé, mensonges et propagande, qui s’attaquait aux conseils nutritionnels devenus vérités premières, Thierry Souccar jette un nouveau pavé dans la mare de l’industrie agroalimentaire et de la nutrition « officielle ».
Avec ce document, il s’en prend à l’un des plus gros segments du marché de l’agroalimentaire : les produits laitiers. Il expose les dessous d’un succès marketing sans précédent et montre, études à l’appui, que les arguments des industriels et des nutritionnistes pour nous faire consommer plus de laitages sont mensongers :
« Les laitages préviennent l’ostéoporose. » Faux « Nos os ont besoin d’un maximum de calcium. » Faux « On est plus mince quand on boit du lait. » Faux « Il n’y a aucun risque de cancer avec les laitages. » Faux « Les buveurs de lait ont moins de diabète. » Faux
Au contraire, au niveau auxquels ils sont officiellement conseillés - 3 à 4 par jour – les laitages peuvent favoriser maladies cardiovasculaires, diabète, cancer de la prostate… Puisé aux sources scientifiques les plus récentes, ce livre propose une alternative nutritionnelle, la seule aujourd’hui capable de prévenir l’ostéoporose et les maladies de civilisation. Sans se bourrer de laitages !
« Ce livre ne peut faire que du bien à la Santé publique. Il est en avance sur son temps. » Pr Henri Joyeux, cancérologue à la faculté de médecine de Montpellier, auteur de la préface
SORTIE EN LIBRAIRIE LE 8 MARS 2007
Sommaire
- Avertissement : le livre que vous tenez entre les mains est illégal
- Confession d’un ex-buveur (de lait)
- Quelques chiffres pour savoir de quoi et de qui on parle
- Le lait, l’aliment idéal ?
- Comment on vous a fait croire que le lait est l’aliment idéal
- Comment on pousse le lait dans votre gosier
- La propagande par l’exemple : la vache Fleurette et le Pr Lactos
- Les preuves que les laitages ne préviennent pas l’ostéoporose
- Pourquoi vous risquez d’avoir les os moins solides en buvant plus de lait : une explication à l’épidémie d’ostéoporose
- L’épidémie silencieuse qui touche 5 millions de Français
- La protéine du lait qui déclenche les tumeurs
- Dans le lait, un accélérateur de cancers
- « En évitant le lait, vous réduirez votre risque de cancer. » Un entretien avec le Pr Jeff Holly, de l’université de Bristol.
- Le lait qui fait maigrir (enfin, presque)
- Diabète et sclérose en plaques, une même origine ?
- Trop gros, diabétique et menacé par l’infarctus ? Une solution : buvez du lait !
- Quelle quantité de calcium vous faut-il ? Ce que les nutritionnistes vous cachent
- Comment prévenir l’ostéoporose et les maladies chroniques sans se bourrer de lait
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http://www.thierrysouccar.com/index.php/les_livres/nutrition/lait_mensonges_et_propagande
Thierry Souccar : "Les vendeurs de laitages nous mentent"
Thierry Souccar est journaliste et écrivain scientifique, directeur de la rédaction des sites lanutrition.fr et sante.nouvelobs.com. Après le succès de Santé mensonges et propagande, il jette un nouveau pavé dans la mare de l'industrie laitière et de la nutrition "officielle".
Pendant les 2 semaines qui ont suivi la catastrophe de Tchernobyl, tous les médias français se sont bornés à rapporter la "source officielle". N’y a t-il pas une similitude avec les produits laitiers, la majorité des médias glorifiant les laitages car l’info vient de "sources officielles" ? Oui, hormis bizarrement dans la presse féminine et un peu la presse santé, il y a très peu d’esprit critique face à la science " officielle ". Les journalistes de la presse féminine sont plutôt frondeuses, il y a quelques " pétroleuses " sympathiques qui heureusement remettent en cause ce qu’elles entendent. Je pense sincèrement qu’on trouve dans cette presse plus d’informations objectives qu’ailleurs. Des journaux comme Le Monde ou Le Figaro dénoncent volontiers tel ou tel trait de la société, mais quand on en vient au domaine de la santé, il n’y a plus guère d’esprit critique, c’est très étrange.
Comment expliquez-vous le fait que la majorité des articles qui remettent en question les produits laitiers soient d’origines anglo-saxonnes ? La plupart des articles de nutrition viennent des Etats-Unis parce que pendant la guerre ils se sont préoccupés de l’état sanitaire de la population. Après la guerre, il y a eu la prise de conscience que l’alimentation jouait un rôle sur le risque de maladie (notamment cardiovasculaire) et ensuite l’épidémie d’obésité les a forcés à aller encore plus loin dans cette exploration. Au passage, ils sont tombés sur les laitages...
Vous intervenez souvent dans les médias en tant qu’expert anti-lobby de l’industrie laitière. Ce combat semble vous tenir à cœur, pourquoi ? Parce que je crois que c’est dans ce domaine que j’entends depuis des années le plus de mensonges. Il y a eu à un moment en moi comme une sorte de ras-le-bol de toutes ces campagnes publicitaires, ces messages gouvernementaux, ces experts aveugles et sourds. Donc, je me suis dit, je vais dire ce que l’on sait, je vais mettre les pieds dans le plat. Pas avec des arguments mous, comme ceux des naturopathes, ni de l’idéologie, mais sur leur propre terrain, celui de la science, avec des études, des faits, des chiffres et au passage je vais expliquer comment le lobby laitier a pénétré partout.
Que dire aux femmes qui consomment des laitages parce que des "sources officielles " (publicités, organismes gouvernementaux, médecins) leur disent que c’est indispensable à la prévention de l’ostéoporose ? Il n’y a aujourd’hui aucune preuve que les laitages rendent les os plus solides. C’est ce que j'ai démontré, décortiqué, dans Lait, mensonges et propagande. Je pense qu’on peut consommer sans problème un laitage par jour si on aime ça (un fromage par exemple), mais il ne faut pas en faire une obligation.
Que dire aux personnes qui consomment des laitages parce que ces mêmes "sources officielles" leur disent que c’est indispensable à la nutrition et santé humaines ? Leur demander comment l’espèce humaine, qui a 7 millions d’années a réussi à vivre et bien vivre sans aucun laitage, puisqu’ils ont été introduits il y a moins de dix mille ans. Sur une échelle qui irait du 1er janvier au 31 décembre minuit, c’est un peu comme si on introduisait les laitages dans l’après midi du 31 décembre.
Comment prévoyez-vous l’évolution des médias français et du grand public sur la question de la consommation des produits laitiers ? Déjà, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la consommation de laitages est en baisse, grâce au travail d’information de mes confrères et aussi grâce à des chercheurs comme Walter Willett de Harvard qui considère qu’encourager la consommation de laitages est "irresponsable". La France va suivre inéluctablement. Il faudrait déjà se poser la question de la reconversion des producteurs vers des activités plus éthiques et qui servent mieux la santé humaine.
http://www.thierrysouccar.com/index.php/les_livres/nutrition/lait_mensonges_et_propagande#onglet_extrait
Par L'esprit qui plane au-dessus de l'eau
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Ca y est, l'interview suivante de Noam Chomsky vient d'être publiée dans la collection l'Herne, 2007. Et pan sur la tête des censeurs sans estomac !
La version électronique qu'on vous propose émane sans doute de la branche Vieille Taupe du site aaargh, Vieille Taupe qui comportait à l'époque, comme l'écrit Jean Bricmont, un libertaire sceptique sur la question des chambres à gaz comme Serge Thion. Les parties les plus importantes semblent conformes dans l'édition papier.
Source : http://www.aaargh.com.mx/fran/chomsky/reponses.html#ancre1713502.
INTERVIEW NON PUBLIÉE
SEPTEMBRE-OCTOBRE 1981
[Nous avons des raisons de croire que le journaliste s'appelait Paul-Boncour et qu'il travaillait, à l'époque, pour le quotidien Libération, un journal qui cherchait à faire croire, toujours à l'époque, qu'il exprimait une "sensibilité de gauche." Note de l'aaargh]
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Q. A vous lire, on a le sentiment que l'image du monde actuel que vous avez est assez proche de 1984: d'un côté, un totalitarisme massif et répressif qui ne cache pas son visage, ou dont le visage est facile à démasquer: l'U.R.S.S.; de l'autre, un totalitarisme souple et rusé, décentralisé, qui donne l'apparence, mais l'apparence seulement, de la liberté: les U.S.A. Et qui à la limite, serait d'autant plus dangereux puisqu'il réussirait à donner le change et que son hypocrisie ferait des dupes: les libéraux de tous poils.
R. Je n'utiliserais pas le terme "totalitaire" pour décrire le système américain du "lavage de cerveau sous le couvert de la liberté". C'est néanmoins un système remarquablement efficace, et dont la réalité est rarement admise, analysée ou comprise. Herman et moi-même citons un grand nombre d'exemples dans notre ouvrage.
Pour n'en donner qu'un: en 1962, l'armée de l'air américaine a entrepris des bombardements d'une grande ampleur sur les campagnes sud vietnamiennes et a ensuite procédé à une invasion à grande échelle pour soutenir un régime politique client que Washington savait dépourvu de légitimité. Près de vingt ans ont passé et je n'ai jamais vu, dans les journaux de la grande presse ou dans des études savantes, qu'on fasse référence à "l'agression des États-Unis" ou à "l'invasion du Sud Viêt-Nam par les États-Unis". On y lit plutôt que les États-Unis "défendaient" le Sud-Vietnam -- imprudemment, ajoutent les colombes. Peut-être pourra-t-on dire la même chose de la presse soviétique dans vingt ans, à propos de l'Afghanistan. Ce qu'il faut particulièrement noter, c'est que cet asservissement au système de propagande de l'Etat s'établit sans faire usage de la force. Ce système fonctionne au travers de tout un complexe d'incitations, de privilèges, d'intérêts de classe, etc., qui reposent sur la tendance qu'a une grande partie de l'intelligentsia à se conformer au pouvoir (tout en proclamant par ailleurs son indépendance et son courage d'esprit), et sur sa lâcheté face aux calomnies, aux mensonges, aux interdictions de travail et de publication qui viennent sanctionner ceux qui disent la vérité.
J'imagine que l'on peut trouver facilement des situations analogues en France. Par exemple, quelle a été l'ampleur de l'opposition au principe même de la guerre française en Indochine? Combien ont protesté contre le fait que la France a été le principal fournisseur d'armes au Chili et de l'Afrique du Sud, ou contre le fait que la France a apporté un soutien total aux massacres indonésiens perpétrés à Timor, ou encore le fait que, selon les commentaires satisfaits de Business Week, les forces armées françaises "contribuent à maintenir la sécurité en Afrique de l'Ouest dans l'intérêt des pétroliers français, américains ou autres étrangers"? Il est beaucoup plus facile de déplorer les crimes du voisin.
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Q. Vue de France, votre démarche -- dans la mesure où elle est ainsi perçue -- a quelque chose de gênant, et même d'un peu "rétro". En effet, dans le mouvement des idées en France, on en est aujourd'hui -- du moins pour une fraction des intellectuels de gauche -- à se détacher de l'illusion (rétrospective) née de l'analyse marxiste et selon laquelle les libertés dites formelles, celles de la démocratie bourgeoise, ne valent pas un clou et que seuls les naifs ou les membres de la classe dirigeante (ce qui n'est pas exclusif) peuvent s'enivrer d'elles. Alors qu'une analyse approfondie de la société, analyse qui ne peut être que marxiste ou marxienne ou marxiforme, révèle derrière les apparences trompeuses l'asservissement ou au moins l'aliénation égale qu'engendrent le totalitarisme dur (sans libertés formelles) ou mou (avec).
De sorte que, très paradoxalement, votre démarche finit par prendre une odeur de stalinisme tout à fait imprévue.
R. La réaction que vous décrivez est remarquable. Il est évident que les prétendues "libertés formelles" ont symbolisé des conquêtes d'une portée considérable. La tâche présente est d'en étendre le champ, particulièrement, en plaçant le pouvoir de décision pour la production et la distribution dans les mains des producteurs et des communautés, tout en démantelant les structures de type autoritaire. L'"analyse approfondie" dont vous faites état est non seulement extrêmement superficielle mais elle est totalement abusive. Le "totalitarisme dur" des sociétés que certains (dont je ne suis pas) nomment "socialistes" est fort loin d'approcher la garantie de liberté et des droits fondamentaux dont nous jouissons dans les démocraties industrielles, quelles que soient les raisons historiques qu'on puisse donner pour expliquer ce fait.
Cela est certainement bien compris dans la gauche sérieuse en France. Par ailleurs, la véritable nature du régime soviétique était évidente dès ses débuts dans les milieux socialistes libertaires, lorsque Lénine et Trotsky détruisirent le pouvoir des soviets et des conseils d'usine pour instituer la "militarisation du travail", etc. En réalité, elle était totalement prévisible de longue date. Je suis souvent stupéfait en lisant les Français sur ce sujet, et pas seulement des ex-léninistes; par exemple, lorsque je lis le commentaire ignorant d'un Paul Thibaud dans Esprit selon lequel, avant Soljénitsyne, "toutes les présentations" du "soviétisme" étaient faites dans un cadre "trotzkisant", ou lorsqu'il plaide pour "un nouvel universalisme", position tellement élémentaire que tous les gens raisonnables seraient embarrassés de l'exprimer sauf, peut-être, dans un sermon de l'école du dimanche pour enfants.
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Q. Toujours dans la même veine, cette odeur de stalinisme est soutenue par le pessimisme dont vous faites preuve à l'égard, par exemple, du rôle joué par l'opinion publique américaine dans l'arrêt de la guerre du Vietnam. Si l'opinion publique est indéfiniment manipulée et manipulable, comme vous semblez vouloir le montrer, est-ce la peine de défendre la liberté d'expression et, en particulier, la liberté de la presse ?
R. Mon analyse est entièrement différente. Je pense, et je l'ai souvent écrit, que le mouvement pour la paix a eu un énorme impact sur la politique américaine, bien plus même que je ne le prévoyais au début, lorsque j'étais chassé des tribunes sous les huées, et que j'essayais vainement d'organiser la résistance. Ce mouvement a été spontané, sans chef, courageux et extrêmement efficace. Il devait s'affranchir des contraintes du système idéologique et il l'a fait. Ce fait a créé une grande consternation dans les milieux dirigeants qui y virent une "crise de la démocratie" (Michel Crozier, Samuel Huntington, J. Watanuki, La Crise de la démocratie, rapport à la Commission trilatérale), dans laquelle le public jouait un rôle illégitime dans les affaires de l'Etat; et aussi parmi une grande partie de l'intelligentsia qui était consternée devant cette manifestation d'indépendance d'esprit et de courage dans l'action, particulièrement parmi les étudiants. Pour citer un cas, je prendrai celui d'Alain Besançon qui disait des étudiants de 1968 qu'ils étaient du "pus" qu'il fallait "presser hors des universités" et des Noirs qu'ils étaient "un fléau" (Encounter, juin 1980). Un très grand effort est fait actuellement pour réécrire l'histoire de cette période de façon à nier l'importance de l'action politique de masse. Si ce que vous décrivez est bien l'interprétation généralement donnée de mes analyses, c'est donc tout simplement qu'il s'agit d'un des effets de cette reconstruction d'une histoire plus tolérable pour les milieux dirigeants.
Cet effort de reconstruction historique se remarque aussi en France. Prenez encore les écrits de Paul Thibaud dans Le Monde : il me décrit comme un membre de cette gauche qui "a confié l'avenir des libertés vietnamiennes à la bonne volonté supposée des dirigeants du Nord" et qui n'a pas su voir "le fait que la grande majorité de la population du Sud préférait une solution de type "troisième force", plutôt que de type vietcong" (fait ignoré des spécialistes du gouvernement des États-Unis qui, à leur grand regret, considéraient le FNL comme la seule organisation politique de masse, et la "troisième force" comme insignifiante). Pour commencer, c'est de la fabrication pure et simple. J'ai toujours souligné que l'agression américaine avait pour fonction évidente d'empêcher que ne se développent des positions neutralistes (dont celles de la "troisième force"), prévoyant ainsi que les conséquences de cette agression seraient de "créer une situation dans laquelle, certainement, le Nord-Viêtnam dominerait nécessairement en Indochine, car il ne resterait plus aucune société viable" (1970). Le plus intéressant en tout cas c'est cette croyance qu'avait Thibaud qu'un opposant à l'offensive américaine devait nécessairement être un partisan de Hanoi. En parfaite victime du système de propagande des Etats-Unis, Thibaud répète cette opinion absurde qui était, bien évidemment, fabriquée pour détourner l'attention des attaques américaines commises contre les régions rurales du Sud Viêt-Nam, où vivaient 80% de la population. Si Thibaud s'était donné la peine de lire mes écrits qu'il prétend discuter, il saurait que ce sont précisément ces attaques contre le Sud que j'ai condamnées avec la plus grande insistance, en relevant leurs conséquences évidentes, qui n'ont pas manqué de s'ensuivre. Il ne trouvera pas un mot pour étayer ses allégations trompeuses et ignorantes: mais, pour le vrai croyant, il est tout bonnement inconcevable qu'on puisse s'opposer à l'agression américaine exactement comme on s'oppose à l'agression soviétique, ou qu'on refuse la doctrine officielle selon laquelle la guerre résultait d'un conflit entre les Etats-Unis et le Nord-Viêtnam.
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Q. A vous lire même, j'ai le sentiment que le pessimisme de votre analyse met en question l'utilité de votre livre. A supposer qu'il existe des esprits assez libres pour vous lire, les mécanismes implacables que vous décrivez n'en feront que des belles âmes impuissantes et isolées.
R. Bien au contraire. En fait, nos livres sont beaucoup plus lus que ceux que j'ai écrits au plus fort de la guerre du Vietnam. Contrairement à ce que l'on croit généralement, l'opinion publique américaine s'est dégagée du conformisme aveugle (les temps précédents. Comparez le Vietnam et le Salvador. L'intervention américaine au Salvador a atteint à peu près le niveau qu'elle avait au Vietnam en 1960. Or, l'opposition qu'elle provoque rappelle plutôt les années 1966-1967, quand des centaines de milliers de militaires américains avaient envahi le Sud- Vietnam. Et elle a réussi à imposer des limites au soutien qu'apportent les États-Unis au terrorisme d'Etat du Salvador.
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Q. De sorte que j'ai envie de vous demander: à qui s'adresse ce livre et quels effets en attendez-vous ?
Ces livres sont destinés à ceux qui cherchent à comprendre la réalité sociale dans laquelle ils vivent. Nous espérons qu'ils auront pour effet d'aider ceux qui essaient de maintenir cette "crise de la démocratie", et en particulier de faire naître des changements fondamentaux dans la politique étrangère des U.S.A. Et ils sont nombreux: il m'est absolument impossible d'accepter une partie seulement des invitations que je reçois pour faire des conférences sur ces sujets, bien que l'accès à la plupart des journaux me soit fermé.
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Q. Et enfin, comment articulez-vous ce pessimisme avec la défense intransigeante de la liberté d'expression que vous prônez par ailleurs ?
R. Il ne devrait pas être nécessaire de rappeler que la liberté d'expression doit toujours être défendue de façon vigoureuse et engagée. En fait, les "libertés bourgeoises" qui sont souvent raillées par ceux qui se considèrent comme "la gauche" sont précisément celles qui ont permis aux principaux mouvements de masse de se développer aux Etats-Unis, malgré les efforts conjoints des dirigeants intellectuels et politiques pour les contenir, et malgré la puissance considérable du terrorisme d'Etat, dirigé en particulier contre ce "fléau" que sont les Noirs mais aussi contre beaucoup d'autres.
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Q. A ce propos, bien que mes opinions en tant qu'interviewer soient sans intérêts ni conséquences, pour combler la distance qui nous sépare (dans l'écrit), permettez-moi de glisser en incidence que j'ai beaucoup aimé le texte de vous qui a fini en préface au livre de Thion [En fait, le Mémoire en défense de Faurisson -- note de l'aaargh] sur l'affaire Faurisson et je l'approuve sans restriction aucune.
R. Merci de votre appréciation. Peut-être devrai-je préciser, une fois encore, que je n'ai pas écrit ce texte pour qu'il serve de préface au livre dont j'ignorais l'existence; que j'ai ensuite demandé qu'on l'en retire, mais trop tard pour arrêter la publication quelques semaines après que je l'ai écrit; il s'agit là de faits qui ont provoqué un grand nombre de commentaires absurdes et malveillants dans la presse française et que je ne passerai pas en revue.
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Q. Ce qui m'amène à vous demander si, depuis, vous avez eu la curiosité de vous intéresser au fond de l'affaire ?
R. Mon intérêt pour cette affaire a été très limité. On m'a demandé de signer une pétition qui demandait aux autorités de protéger les droits civiques de Faurisson, et je l'ai fait. Je signe d'innombrables pétitions de cette nature et je ne me souviens pas avoir jamais refusé d'en signer une. Je pensais que l'affaire s'en tiendrait là. Mais ce ne fut pas le cas à cause du tir nourri de mensonges qui se produisit en France visant à dire, entre autres absurdités, qu'en défendant les droits civiques de Faurisson je défendais ses positions. J'ai alors écrit le texte dont on vient de parler. Ce texte, ainsi que d'autres de mes commentaires ont provoqué une nouvelle vague de falsifications. Par exemple, dans sa lettre au Monde que j'ai déjà citée, Thibaud écrit que j'ai condamné "toute l'intelligentsia française", sans restrictions. En réalité, au début de mon texte, je précisais que j'allais critiquer "certains secteurs de l'intelligentsia française. [] Ce que j'aurai à dire ne s'applique certainement pas à beaucoup d'autres qui continuent sans défaillance à faire preuve d'intégrité intellectuelle. [] Je ne voudrais pas que l'on se méprenne sur mes commentaires et qu'on les applique au-delà du cadre dans lequel je les formule". Le Monde a refusé de publier ma réponse qui dénonçait cette erreur et encore d'autres absurdités. Le Matin aussi s'est opposé à publier ma réponse aux accusations extravagantes d'Attali et de Lévy qui prétendaient que je refusais de dénoncer Pol Pot, en justifiant leur opinion par le témoignage que j'ai fait aux Nations unies sur les massacres de Timor encouragés par les États-Unis (massacres que j'ai d'ailleurs décrits comme comparables à ceux perpétrés par Pol Pot, comme c'était le cas). Il est frappant qu'en France, et dans ce seul pays européen, la presse m'ait refusé régulièrement le droit de répondre aux mensonges et aux calomnies, alors que je lis qu'il y existe un "débat" qu'on prétend en progrès.
La pure irrationalité de ces commentaires est stupéfiante, comme le prouvent les exemples dont nous discutons. J'en citerai encore un autre, celui de Vidal-Naquet (Les Juifs) : il prétend que j'ai tiré d'un passage de sa correspondance privée une erreur qu'il aurait ensuite corrigée dans l'article qu'il a publié ensuite dans la revue Esprit, alors qu'en fait il sait pertinemment que j'ai cité l'article publié. Il faut avoir une foi sans faille dans la crédulité des lecteurs pour s'aventurer dans des falsifications aussi flagrantes. Pour finir, je mentionnerai encore Le Matin qui prétend maintenant que je considère "l'idée même de génocide" comme un "mythe impérialiste", alors que ses rédacteurs ne peuvent pas ignorer que j'ai décrit "le massacre des Juifs" comme "l'explosion la plus fantastique de folie collective dans toute l'histoire de l'humanité"; et mon livre en question est consacré aux multiples exemples d'actions génocides à travers le monde.
Je ne fais que donner un petit échantillon de l'amoncellement de mensonges et de tromperies suscités par mes prétendues opinions. Dans certains milieux intellectuels français, les principes fondamentaux de toute discussion -- à savoir, un respect minimum des faits et de la logique -- ont été pratiquement abandonnés.
Pour en revenir à mon engagement dans l'affaire Faurisson, il consistait en une signature au bas d'une pétition, et ensuite en des réponses aux mensonges et aux calomnies. Un point, c'est tout !
J'ajouterai encore un dernier commentaire. Les tribunaux français ont maintenant condamné Faurisson pour avoir, entre autres vilenies, manqué à la "responsabilité" et à la "prudence" de l'historien, pour avoir négligé d'utiliser des documents probants, et avoir "laissé prendre en charge par autrui (!) son discours dans une intention d'apologie des crimes de guerre ou d'incitation à la haine raciale". Dans un déploiement de lâcheté morale, la cour prétend ensuite qu'elle ne restreint pas le droit pour l'historien de s'exprimer librement mais qu'elle punit seulement Faurisson pour en avoir usé. Par ce jugement honteux, on donne à l'Etat le droit de déterminer une vérité officielle (en dépit des protestations des juges) et de punir ceux qui sont coupables d'"irresponsabilité". Si cela ne déclenche pas des protestations massives, ce sera un jour noir pour la France. [Ce jour noir ne s'est pas encore couché... note de l'aaargh]
9
Q. Pensez-vous que le doute sur l'existence des chambres à gaz soit un doute raisonnable? Je veux dire que leur existence ou leur non-existence soit, du point de vue de la recherche historique, un vrai problème?
Pour moi, il n'existe pas de données raisonnables qui permettent de douter de l'existence des chambres à gaz. Bien entendu, il s'agit de faits et non de croyance religieuse. Seul un fanatique religieux pourrait refuser qu'on enquête sur des questions de faits.
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Q. Si vous n'avez pas eu l'occasion d'instruire le dossier sur le fond, pourquoi ?
Mes raisons sont les mêmes que celles de la grande majorité des autres, qui ne l'ont pas fait non plus. La thèse selon laquelle il n'y aurait pas eu de chambres à gaz me paraît grandement invraisemblable et la négation de l'holocauste me semble totalement impossible. Comme pratiquement tous ceux qui ont écrit, ou n'ont pas écrit, sur cette affaire, je ne ressens pas le besoin d'enquêter plus avant. On a prétendu (par exemple Vidal-Naquet) qu'il était "scandaleux" de défendre le droit à la libre expression de Faurisson sans dénoncer ses conclusions -- ce qui, bien entendu, obligerait à analyser scrupuleusement toute sa documentation, etc. Au regard de ces normes pour le moins curieuses, j'ai eu souvent et volontairement un comportement "scandaleux". J'ai signé fréquemment des pétitions -- qui allaient bien plus loin, en fait -- pour des dissidents d'Europe de l'Est dont je ne connais ou ne partage pas les opinions, ou les trouve même effarantes: des gens qui soutiennent les atrocités commises couramment par les États-Unis, par exemple. Dans ces pétitions, je ne fais jamais allusion à ces opinions, même si je les connais bien, ce qui, sans aucun doute, scandalise les commissaires politiques. Le préalable selon lequel pour détendre des droits civiques il faudrait analyser et commenter les opinions exprimées détruit tout simplement toute défense des droits de ceux qui expriment des idées impopulaires et horribles, ce qui arrive habituellement lorsqu'il s'agit d'une question grave. Ce principe est admis sans restrictions par tous les libertaires. Par conséquent, en m'expliquant sur l'affaire Faurisson, je me suis borné à déclarer que les opinions de Faurisson étaient diamétralement opposées aux miennes. Dans le cas des dissidents d'Europe de l'Est, je ne vais même pas jusque-là, et ce n'est pas la peine de le faire, d'ailleurs.
11
Q. Pensez-vous que l'existence ou la non-existence des chambres à gaz soit une question (même si du point de vue de la réalité elle ne se pose pas selon vous) qui a une valeur idéologique, politique, éthique?
R. Si, contrairement à ce que je crois, on démontrait qu'il n'y avait pas eu de chambres à gaz mais que le massacre de millions de Juifs avait été le résultat de conditions atroces dans les camps de travail forcé, cela ne changerait pas mon appréciation du génocide nazi.
12
Q. Si vous pensez qu'elle a une valeur de cet ordre -- disons comme enjeu dans une bataille pour l'interprétation du nazisme en tant que phénomène historique -- voudriez-vous préciser votre pensée à cet égard ?
R. C'est une question trop complexe pour que je puisse y répondre convenablement ici. Comme je l'ai souvent écrit, le nazisme fut unique dans son horreur, peut-être sans précédent historique. Mais nous devons aussi reconnaître que des institutions de style fasciste commençaient à se développer sous une forme ou sous une autre à cette époque dans une grande partie du monde, et c'est le cas depuis. Quand on considère l'Amérique latine aujourd'hui, on pourrait penser que Hitler a gagné la guerre alors qu'en réalité c'est le libéralisme américain qui est en grande partie responsable de cette plaie des régimes de terreur et de torture qui imitent souvent les nazis. J'ajouterai que certains commentateurs qui appartiennent au courant principal de l'opinion, par exemple le prix Nobel d'économie Paul Samuelson, prétendent que, dans le futur, le capitalisme occidental ressemblera vraisemblablement plus au Brésil et à l'Argentine qu'à -- disons -- la social-démocratie scandinave. Il s'agit là d'un sujet très important qui nécessiterait beaucoup plus d'espace pour être discuté.
13
Q. Il y a le Chomsky scientifique et linguiste et le Chomsky qui s'engage dans des combats politiques: que se disent-ils quand ils se rencontrent ?
R. Ils n'ont pas de rapport, à part quelques relations ténues à un certain niveau d'abstraction, par exemple en ce qui concerne le concept de la liberté humaine qui anime les deux entreprises.
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Q. Vous semblez penser que le seul travail intelligent et courageux pour un intellectuel est de dénoncer les abus commis par son propre gouvernement et non de s'occuper -- ce qui est plus facile -- des abus commis par les gouvernements d'autres pays. Est-ce exact?
R. Pas tout à fait. J'ai toujours pensé que la critique de n'importe quel Etat ou société était légitime, à partir du moment où elle était honnête. Il y a des chercheurs occidentaux qui se consacrent exclusivement à l'étude des crimes sociétiques. Je ne les critique pas. Mes propres écrits comportent de nombreuses discussions de la nature criminelle de la doctrine marxiste-léniniste et de sa pratique.
Mais si l'on considère la signification morale du travail et des actions d'un homme, d'autres critères entrent en jeu: une personne sensée envisagera les conséquences humaines de ce qu'elle fait. Une personne vraiment soucieuse de ces conséquences concentrera son énergie nécessairement limitée sur des sujets qui lui permettront de contribuer à alléger la misère humaine et à étendre les droits de l'homme. Si un intellectuel sociétique choisit de dénoncer les crimes américains, sa démarche n'a que peu de signification. Ce qui importe, c'est ce qu'il dit de l'URSS, de la Tchécoslovaquie, de l'Afghanistan, de l'Erythrée, etc. Les raisons sont évidentes. Quel que soit le bien-fondé de ses critiques, sa contribution au bien-être humain est nulle, et peut même être négative, si on pense qu'elle ne peut que renforcer le système répressif, destructeur et meurtrier de l'Union soviétique. Si un intellectuel soviétique choisit de mobiliser toutes ses forces sur les crimes de son propre Etat, je n'ai que des louanges à lui adresser. Bien sûr, les commissaires politiques voient les choses de manière différente et le dénonceront pour "indignation sélective", tout comme dans la plaisanterie familière antistalinienne des années 1940, lorsque vous dénonciez les camps de travail forcé soviétiques, on vous demandait: "Et que dites-vous des lynchages accomplis dans le Sud?" La malhonnêté est patente.
Remarquez que, en matière de critique institutionnelle, cette démarche est parfaitement légitime. De même est-il tout à fait juste (bien qu'évident) de reprocher aux media soviétiques de concentrer leurs critiques sur les crimes occidentaux alors qu'ils font le silence sur les crimes commis chez eux; et il est tout à fait juste et très important que nous analysions la conduite des media occidentaux quand on peut constater qu'ils reflètent, jusqu'à un certain point, cette pratique déplorable.
Une personne honnête s'appliquera à elle-même les mêmes critères. En fait, j'ai critiqué immédiatement et sévèrement les crimes soviétiques, mais cela n'a guère d'importance. Ce qui m'importe, c'est d'exposer les crimes de mon propre Etat qui sont souvent cachés par les institutions de la propagande. Je le fais parce que je peux ainsi contribuer à alerter l'opinion publique qui, dans une démocratie, peut aider à mettre un terme à ces crimes. Les crimes de Pol Pot pouvaient bien être dénoncés, personne ne savait comment y mettre fin. Au même moment, on aurait pu en finir avec les crimes comparables de Timor si l'opinion publique avait été mobilisée, puisque la responsabilité principale en incombait aux Etats-Unis et à leurs alliés. En conséquence, il n'est pas surprenant de constater qu'il y eut une grande campagne de scandale à propos du Cambodge en même temps qu'un grand silence sur Timor. Voilà un phénomène caractéristique, longuement examiné dans nos deux volumes, et ailleurs. [Chomsky et Herman, The Political Economy of Human Rights, 2 vol. Seul le premier volume est paru en traduction française chez Albin Michel. Le deuxième volume a été censuré en raison de la trouille intense que les réactions hostiles à Chomsky provoquait chez les éditeurs -- note de l'aaargh.]
On pourra peut-être trouver un homologue du commissaire soviétique qui m'accusera d'"indignation sélective" car je concentre la plus grande part de mes forces là où je peux réellement faire quelque chose pour sauver des vies humaines et détendre la liberté de façon significative quoique, à mon sens, une telle malhonnêteté soit rare en Occident, mis à part certains ex-stalinistes ou des amoureux désillusionnés des révolutions du tiers monde.
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Q. Après les doutes qui ont envahi l'opinion américaine au sujet de la guerre du Vietnam, vous parlez d'une "reconstruction idéologique" en cours ou achevée, qui amène une sorte de blanchissement et d'amnésie. A votre avis, s'agit-il d'une démarche délibérée et voulue par certains, ou plutôt d'une sorte de sécrétion d'anticorps à moitié inconsciente de la nation américaine ?
R. Il est certain que, pour une grande part, la reconstruction de l'idéologie impériale et l'effacement de la mémoire des crimes américains sont tout à fait délibérés. Il faut se rappeler que le libéralisme américain est responsable d'un grand nombre des pires crimes commis, et pas seulement en Indochine, et que l'intelligentsia éclairée a apporté un large soutien à la guerre en Indochine, pour s'y opposer ensuite en même temps que les milieux d'affaires et pour les mêmes raisons "pragmatiques". Le principe fondamental, qui est un principe fort ancien, est que les "intellectuels responsables" ont pour devoir d'entreprendre ce qu'on appelle "l'ingénierie du consensus", ou le modelage des attitudes du peuple afin que celui-ci se range derrière ceux qui ont le pouvoir objectif. Ainsi, encore une fois, une personne qui s'est engagée à aider ceux qui souffrent se mobilisera pour combattre ces forces qui, il n'est pas besoin de le souligner, dominent les institutions idéologiques.
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Q. Votre effort pour "dégonfler" le génocide cambodgien a été interprété par certains intellectuels français comme une errance née du postulat: tout ce que dit (ou ce qui arrange) la CIA est faux, donc le génocide cambodgien, etc. Comment expliquez-vous cette façon de percevoir votre action ?
R. Il n'y a pas eu d'"effort" de ma part. Je remarque avec intérêt que ce que vous écrivez est effectivement ce que croient beaucoup de gens en France. Cela reflète, une fois encore, l'ignorance totale qu'ont de mes écrits ceux qui en parlent le plus savamment. En fait, dans mes travaux sur le Cambodge, j'ai considéré que les analyses en provenance des services secrets américains étaient vraisemblablement plutôt précises, ce qui semble s'être vérifié plus tard. De nombreux mensonges ont déferlé sur la France à ce sujet. Prenons par exemple François Ponchaud. Dans l'introduction à l'édition américaine de son livre, il cite l'éloge que j'ai fait de son travail "sérieux qui vaut la peine d'être lu", et à son tour il vante l'"attitude responsable et la précision de pensée" que je manifeste dans mes écrits sur le Cambodge, qui en réalité couvrait tout ce que j'avais écrit pendant la période de Pol Pot. Dans l'introduction à l'édition internationale, datée du même jour, ces passages sont supprimés et remplacés par l'affirmation que j'avais "critiqué sévèrement" son livre, que j'avais nié l'existence de massacres au Cambodge, que j'avais rejeté les témoignages des réfugiés, et que je me bornais à m'appuyer sur des "déclarations officielles délibérément choisies". Tout cela n'était que mensonges, et il le savait : il suffit de comparer avec la préface de l'édition américaine écrite le même jour. L'édition internationale n'est pas en vente aux Etats-Unis, où les mensonges auraient été rapidement dénoncés; elle se trouve partout ailleurs sauf là, aux Etats-Unis, où les faits sont connus. La suite est encore plus révélatrice puisqu'elle a montré tous les efforts faits pour déguiser les faits: par exemple, quand Paul Thibaud écrit dans Esprit que Ponchaud commit l'erreur d'avoir tenu compte seulement dans l'édition américaine "des remarques de Chomsky", ce qui est une façon particulièrement intéressante de concéder que l'édition internationale simultanée contenait des mensonges criants à propos de ces "remarques". Le directeur du Nouvel Observateur manifesta lui aussi une honnêteté de même nature. Il publia une lettre de moi, en ayant soin de supprimer mes références aux "mesures draconiennes" prises par le régime de Pol Pot, de façon à pouvoir continuer de prétendre, entre autres, que je refusais de critiquer ce gouvernement. Je pourrais citer encore beaucoup d'autres exemples.
Herman et moi-même commençons notre chapitre sur le Cambodge en observant qu'"on ne rencontre pas de difficultés pour se documenter sur les atrocités les plus importantes et sur l'oppression, principalement grâce aux récits de réfugiés" dans une société pourtant fermée à l'Ouest, et que "le dossier des atrocités commises au Cambodge est important et souvent effroyable". Dans la même veine, nous continuons en réitérant très exactement ce que déclarent Ponchaud et les fonctionnaires des services secrets américains à propos des récits de réfugiés ; en réalité, nous critiquons les media américains pour avoir manqué d'utiliser ces témoignages et pour avoir failli en général à prêter attention aux analyses des services secrets des Etats-Unis. Nous citons des estimations sur le nombre de tués qui varient de "peut-être des milliers" (Far Eastern Economic Review ; quand notre livre était sous presse, la Review estimait la population à 8,2 millions, ce qui dépasse largement les données démographiques de 1975) à 2 millions que, selon Jean Lacouture en février 1977, le régime de Pol Pot se serait "vanté" d'avoir tués Nous avons écrit notre livre trop tôt pour citer les chiffres, apparemment en provenance de la propagande de Hanoi, qui attestent d'une diminution de la population cambodgienne de 7 à 4 millions). Nous concluions finalement que, "lorsque les faits seront établis et bien connus, il se pourrait que les condamnations les plus extrêmes s'en trouvassent justifiées"; cette affirmation ne contredit bien sûr pas nos conclusions sur le thème central de notre étude, à savoir "la façon dont les ; faits disponibles ont été sélectionnés, modifiés ou même parfois inventés pour créer une certaine image à transmettre à la population en général". Nous nous sommes documentés sur un grand nombre de fabrications de preuves et de falsifications de l'événement historique correspondant, pas seulement dans le cas du Cambodge, mais à travers toute l'Indochine. Le contexte général de notre livre concernait les méthodes employées par le système de propagande pour supprimer des rapports les crimes américains à travers le monde. Les raisons qui président à cette remarquable campagne mensongère à propos de mes écrits sur le Cambodge sont très claires. Celle-ci a commencé dès que j'ai écrit une lettre personnelle à Jean Lacouture pour lui signifier qu'il avait grossièrement falsifié le livre de Ponchaud dans une recension publiée dans Le Nouvel Observateur et dans la New York Review. Lacouture en a tenu compte partiellement dans les corrections qu'il a publiées aux Etats-Unis, mais il n'a jamais cru bon de faire la même chose en France, révélant ainsi le mépris total dans lequel lui-même et son directeur de publication tiennent l'intelligentsia française puisqu'ils présumaient que personne ne s'inquiéterait de savoir si ce qui était écrit était vrai ou faux. Alors, commença le déferlement de mensonges. Evidemment, ma foi dans le fait que chacun se doit à la vérité outrage un grand nombre de gens qui entendent être libres de mentir à propos des ennemis officiels.
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Q. Le fait que les droits de l'homme ne soient pas mieux respectés par les régimes socialistes, y compris Cuba, ne vous plonge-t-il pas dans un état de pessimisme intégral du type: rien à attendre d'un côté ni de l'autre?
R. Non, pas du tout, puisque je ne m'attendais pas à grand chose d'autre de la part de ces régimes. Il y a un grand nombre de facteurs qui poussent ces révolutions du tiers monde vers le totalitarisme et la brutalité. L'un d'entre eux, qui devrait nous concerner directement puisque c'est le seul sur lequel nous puissions agir de façon significative, est le rôle de l'Occident. Dans le cas de Cuba, par exemple, il ne fait aucun doute que la campagne terroriste lancée par l'administration Kennedy, après l'épisode de la baie des Cochons, a joué un rôle déterminant, comme prévu, dans la consolidation des tendances répressives du régime de Castro. Il en va de même pour l'Indochine. Au Laos, par exemple, où les Américains ont pratiquement détruit l'agriculture, non seulement les Etats-Unis refusent de fournir une aide alimentaire aux affamés, mais ils refusent d'aider au retrait de tous les explosifs qui tuent un grand nombre de gens et empêchent pratiquement tout travail agricole dans les régions les plus bombardées. Cette politique monstrueuse, ce cynisme des grandes puissances à un point rarement égalé, ne donne pratiquement lieu à aucune critique aux Etats-Unis. Elle a pour objectif d'accroître au maximum la souffrance des peuples indochinois et de renforcer les éléments les plus brutaux et les plus répressifs, de manière à permettre aux "humanistes occidentaux" de déplorer ensuite la sauvagerie des régimes post-révolutionnaires.
Puisque je m'attends à ce que ces remarques soient grossièrement déformées à Paris, je me permets de réitérer mes prémisses: ce n'est pas là le seul facteur qui mène à la répression et à la brutalité dans les régimes dits "socialistes", mais c'est le seul facteur que nous puissions influencer, donc celui qui touchera sérieusement ceux qui veulent vraiment aider les populations souffrantes et non pas se fabriquer une belle âme ou contribuer à renforcer la violence impérialiste.
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Q. Vous êtes-vous jamais demandé: si j'étais ministre des Affaires étrangères des USA, que ferai-je? Ou, autrement dit, quelle devrait être la politique étrangère des USA?
R. Je préférerais m'en tenir à une question plus réaliste: que puis-je faire pour modifier la politique étrangère des Etats-Unis de façon qu'elle contribue au bien-être de l'humanité, au lieu de chercher à améliorer le climat des affaires financières ou commerciales américaines ou permettre l'exploitation des ressources humaines et matérielles? Dans une société démocratique, il existe de grandes possibilités d'action, qui seront naturellement dénoncées par ceux qui s'engagent dans la défense de l'oppression.
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Q. Vous craignez que le cynisme intégral de la politique étrangère américaine ne finisse par corrompre et ruiner ce qui reste de démocratie américaine. Pourriez-vous préciser?
R. Il existe aux Etats-Unis, comme ailleurs, des forces puissantes qui lutteront pour garantir leurs richesses et leur pouvoir, quoi qu'il en coûte pour l'homme. Il y parviendront s'ils ne rencontrent pas en face d'eux un public informé et engagé dans l'opposition. C'est à cela qu'il faut travailler. C'est ce qui a été fait pendant la guerre du Vietnam et c'est ce qui se passe aujourd'hui. Il s'agit là d'un combat sans fin, au moins jusqu'à ce que les superpuissances soient transformées par des mouvements révolutionnaires. Quant à la lutte pour la défense et le développement de la démocratie, c'est aussi un combat sans fin. Le penseur anarchiste Rudolf Rocker a écrit un jour que "les droits politiques ne prennent pas naissance dans les parlements; ils leurs sont plutôt extorqués []. Ils existent non pas parce qu'ils ont été définis légalement sur un parchemin, mais seulement à partir du moment où ils ont été intériorisés par un peuple et où toute tentative de leur porter atteinte soulèvera dans la population une résistance violente". Il y a beaucoup de vrai dans ce jugement.
A mon avis, la lutte contre l'oppression et l'injustice ne finira jamais, mais prendra perpétuellement de nouvelles formes et imposera de nouvelles revendications. Ce n'est pas une raison pour se laisser aller au pessimisme, mais pour s'engager honnêtement et franchement dans la défense de la liberté et de la justice.
[Nous avons une traduction anglaise de cet entretien.]
Complément à l'interview non publiée
(février 1982)
Dans ma réponse à la question 8, je faisais remarquer que, "dans certains milieux intellectuels français, les principes fondamentaux de toute discussion -- à savoir, un respect minimum des faits et de la logique -- ont été pratiquement abandonnés". Quelques cas sont cités en exemples dans cette réponse et aussi ailleurs. Postérieurement à cette interview non publiée, de nombreux exemples plus caractéristiques encore sont venus illustrer le même phénomène. Ma discussion portera sur deux exemples de ce type qui sont représentatifs de la multitude de ceux qui pourraient être cités. J'utiliserai l'expression "intellectuels parisiens", entre guillemets, avec les mêmes restrictions que j'ai exprimées dans mon "avis" sur les libertés civiles, les mêmes précisions dénaturées par Paul Thibaud (voir paragraphe 2 de ma lettre non publiée au Monde, page 21 de ce recueil).
Premier exemple
Dans son livre Ordres et raisons de langue (Paris, Le Seuil, 1982), Jean-Claude Milner introduit un chapitre intitulé "Chomsky et les politiques d'extermination" dans lequel il donne une pesante interprétation de mes prétendues positions sur ce sujet. Conformément aux méthodes des "intellectuels parisiens", Milner n'estime pas nécessaire de prouver que j'ai réellement ces positions. Il est assez facile de prouver que ce n'est pas le cas et que ce sont en réalité de pures fabrications. Il serait tout aussi facile de montrer que les fantaisies de Milner en cette matière sont fréquentes dans les échos parisiens, qui constituent probablement sa source. Quelques exemples vont l'illustrer.
1. Milner écrit que "Chomsky a explicitement déclaré (Matin du 24 décembre 1980) que la thèse révisionniste lui paraissait digne d'être connue et examinée". Les mots "thèse révisionniste" se rapportent aux thèses de Robert Faurisson. Ceci est l'unique cas où le texte de Milner prétende précisément citer mes positions, aussi mérite-t-il examen.
D'abord, je n'ai fait strictement aucune déclaration dans Le Matin du 24 décembre, ni à aucun moment sur ce sujet, mis à part une "interview" qui a été publiée le 19 janvier 1981. Cette "interview" a été écrite par un journaliste à la suite d'une conversation téléphonique et publiée sous mon nom; on peut la reconnaître en partie car elle se rapporte à certains de mes propos. Cette "interview" fait cependant bien apparaître que les thèses de Faurisson n'ont à mon avis pas d'intérêt, et que je maintiens mon point de vue selon lequel "l'holocauste est le plus fantastique déchaînement de folie collective dans l'histoire des hommes". Cette citation provient de mes écrits antérieurs et elle est souvent reprise dans le présent contexte, à côté d'autres citations de la même veine.
J'imagine que ce à quoi Milner fait allusion est un article du Matin (24 décembre) de Jean-Paul Morel, qui donne sa propre version de ce qu'on peut lire dans une interview à Libération, cette interview elle-même étant une version approximative -- mais, selon les critères du Matin, tout à fait exacte -- d'une conversation téléphonique trans-Atlantique. Morel falsifie complètement la teneur de cette interview, comme on peut le vérifier facilement, mais ceci n'entre pas en ligne de compte puisque Morel ne prétend même pas que j'aie fait la déclaration que me prête Milner, ni quoi que ce soit qui y ressemble. Ce qu'en réalité j'ai déclaré dans l'interview de Libération, et que j'ai par la suite répété dans Le Matin du 19 janvier, c'est que le meilleur moyen pour répondre à Faurisson c'est d'utiliser toutes les preuves dont nous disposons pour réfuter ses thèses, mais pas de le chasser de son poste d'enseignant par la violence ni de faire appel au pouvoir de l'Etat pour le sanctionner dans un procès en "falsification de l'histoire" de facture typiquement stalinienne. Bien sûr, je ne pouvais pas encore savoir que les tribunaux français, réitérant ainsi la doctrine de Jdanov, le condamneraient par la suite, ni que les "intellectuels parisiens" garderaient le silence sur cette affaire.
Tout ceci est clair, parfaitement explicite, et n'est susceptible d'aucune erreur d'interprétation. L'allégation de Milner constitue une flagrante dénaturation de la teneur d'un article qui falsifie la teneur d'une interview dans Libération. L'allégation de Milner est, en outre, explicitement démentie par ce qui est cité comme étant mes propres paroles par le Matin, bien que sous des références différentes de celles auxquelles il se réfère. Cet exemple serait en lui-même assez remarquable. Il le devient encore plus quand on s'aperçoit qu'il constitue la seule base de toute l'argumentation de l'ensemble de l'essai de Milner.
2. Milner entreprend ensuite une discussion sur les raisons de mon prétendu scepticisme à l'égard de l'holocauste, en déclarant qu'"il n'est pas suffisamment convaincu", que je tiens "la balance égale entre l'affirmation et la négation de la politique d'extermination", etc. Il est inutile de discuter les raisons qu'il invoque pour étayer ce prétendu scepticisme puisqu'il n'existe que dans son esprit (et dans les commérages parisiens sur lesquels il se fonde) et se trouve directement démenti par mes écrits et mes paroles.
3. Milner fait allusion à ma "négation du génocide cambodgien". Encore un autre mensonge inventé par les "intellectuels parisiens", qui est directement réfuté par mes écrits à ce sujet. Voir la réponse à la question 17 de l'interview non publiée. Inutile donc de passer en revue les autres pensées de Milner à ce propos.
4. Milner affirme que je prête une respectabilité scientifique à Faurisson. C'est absurde, pour les raisons que j'ai expliquées dans mon "interview" du Matin et ailleurs, et ma position est très claire pour qui connaît bien ce que j'ai écrit sur cette affaire -- pour la plupart en dehors de Paris, puisqu'à Paris, cas unique en Europe, mes réponses aux attaques de la presse ne sont pas autorisées à paraître, ou si elles sont publiées, elles sont réécrites par le responsable de la publication pour coïncider avec ses besoins idéologiques (comme dans Le Nouvel Observateur). J'ai clairement indiqué que les vues de Faurisson étaient diamétralement opposées aux miennes, à plusieurs reprises, et que ce qui m'importait c'était le problème de la liberté d'expression; j'ai adopté exactement la même attitude que celle qui avait été la mienne dans des cas beaucoup plus controversés, par exemple dans le cas des criminels de guerre américains au plus fort de la guerre du Vietnam. Nul doute que les "intellectuels parisiens", avec leur mentalité de commissaire politique, ne pourront pas comprendre cela. Ailleurs, c'est parfaitement compris.
5. Milner affirme que "Chomsky a péché par légèreté au moins sur deux points: l'un en concluant avec hâte que la liberté d'expression était en cause l'autre, en préfaçant un livre qu'il n'avait pas lu". Prenons chacun de ces points l'un après l'autre.
Premièrement, la liberté d'expression était-elle en question? Faurisson a été suspendu d'enseignement sous prétexte que l'Université ne pouvait pas le protéger contre la violence, ce qui provoqua quelques protestations, par exemple de la part d'Alfred Grosser et de quelques autres (le caractère limité de cette protestation donne un aperçu intéressant sur la vie intellectuelle parisienne). Il fut poursuivi en justice sous l'inculpation de "falsification de l'histoire", et condamné pour avoir manqué à la "responsabilité" et à la "prudence" de l'historien, pour avoir écarté les documents probants, pour "avoir permis à autrui" d'utiliser ses écrits à des fins abominables, et pour des crimes similaires. Pour Milner, cela ne signifie pas qu'il y avait un problème de liberté d'expression? Dois-je citer Orwell?
Deuxièmement, ce n'est pas la peine de se demander s'il est mal d'écrire une préface concernant la liberté d'expression sans avoir lu le livre, puisque je n'ai pas écrit de préface au livre de Faurisson; voir la réponse à la question 7 de l'interview non publiée. La réalité des faits a été (plus ou moins) exposée dans la presse française en décembre 1980, mais elle a été depuis recouverte d'un flot de mensonges, qui démontre une fois de plus la justesse des analyses d'Orwell. On peut, en dehors de Paris, discuter la question plus avant, et se demande s'il aurait été bon d'écrire un "avis" sur la liberté d'expression en préface à un livre dans lequel l'auteur se défend contre l'accusation de "falsification de l'histoire" quand celle-ci lui vaut d'être poursuivi devant les tribunaux. Je ne soulève pas cette question ici, pour deux raisons: 1· c'est, on le voit, sans rapport avec les accusations de Milner; 2· il est impossible de discuter de cette question quand les conditions fondamentales de la discussion rationnelle ont été abandonnées, comme le prouve, entre autres preuves, le sujet même traité ici.
On peut citer d'autres exemples, mais celui-là suffira peut-être. Le chapitre de Milner est assez typique de la production des "intellectuels parisiens" à bien des égards. Il commence par affirmer des faits qui sont soit entièrement inventés, soit fondés sur des commérages parisiens, et qui sont clairement démentis dans des documents qui sont à portée de sa main. Il poursuit par l'analyse et l'explication de ces prétendus faits. Le plus remarquable, je crois, c'est sa conclusion que la liberté d'expression n'est pas en cause quand une personne est chassée de son poste d'enseignement par des menaces de violence et condamnée par un tribunal pour ses écrits. Je ne m'étendrai pas sur les implications de cette dernière conclusion, ni sur le style intellectuel et le niveau de moralité qui ressortent de tout ceci.
Deuxième exemple
Dans Les Nouvelles littéraires (15 novembre 1981), Gérard Chaliand a publié une recension de la traduction française du premier volume de Economie politique des droits de l'homme (Noam Chomsky et Edward S. Herman, éditions Hallier-Albin Michel) sous le titre "Les indignations sélectives de Noam Chomsky". Edward S. Herman lui répondit le 7 janvier. Chaliand à son tour répondit à la lettre de Herman le 21 janvier, sous le titre: "Réponse à Noam Chomsky et E.S. Herman". Laissons de côté les titres intéressants, dont il n'est pas responsable, et attachons-nous au texte où, là,
Par grand chercheur extra-lucide
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http://membres.lycos.fr/wotraceafg/climat.htm :
CATASTROPHE CLIMATIQUE
AU SECOURS ! FAITES QUELQUE CHOSE !...
La fin du monde est proche. Terrorisme al-qaïdesque ? Islamisation forcée de la société occidentale ? Menace "nuculaire" iranienne ? Rayage de la carte du plus démocratique de tous les Etats juifs ? Réalisation imminente d'une prophétie biblique ?... Non, rien de tout cela. Le vrai danger, c'est le gaz carbonique (CO2) émis par les activités humaines.
Depuis que le cinéma japonais a découvert le sujet (vers 1973), les initiés savent à quoi s'en tenir. Depuis que les lycéens de sixième savent épeler le mot écologie, tout le monde en parle. Depuis qu'Al Gore s'est saisi de la question (après huit ans de sommeil à la vice-présidence), plus personne n'est indifférent à ce thème. Depuis la conférence du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat - en anglais : IPCC) en février 2007 à Paris, il est devenu quasiment impossible de soutenir le contraire ou même d'exprimer des doutes, sans risquer de passer pour un "négationniste" (en d'autres temps, on aurait dit : un hérétique).
"Le GIEC affecte à cet impact humain sur le climat une certitude de 90 %, contre 66 % dans son dernier rapport en 2001", nous apprend l'AFP. L'unanimité n'est donc pas encore parfaite parmi les "experts". Attendons le prochain rapport ; avec 100 % de "certitude", on pourra décréter que la cause est entendue, qu'il s'agit d'un fait "notoire", on pourra promulguer une loi mettant fin à la discussion et punissant de prison la nouvelle hérésie. (Cela vous rappelle quelque chose ?)
Nous n'en sommes pas encore là - pas tout à fait. Alors, profitons-en...
La fonte des glaces :
Dans le film Waterworld (Un monde sans terre - 1995), le réchauffement climatique provoque la fonte des calottes glaciaires de la planète, entraînant une dramatique montée des eaux. Tous les terres sont submergées par ce cataclysme, à l'exception des montagnes les plus élevées (3000 mètres et plus). A l'époque, personne ne s'est donné la peine de vérifier la plausibilité du scénario, tant l'idée de prendre la chose au sérieux semblait farfelue. Douze ans plus tard, c'est le contraire qui est vrai : ignorer le danger, ou le minimiser, est devenu impensable, irresponsable, voire criminel. Bien sûr, il n'est plus question de 3000 mètres, soyons modestes. 84 mètres font l'affaire, et parfois même 28 mètres ou 4,50 mètres, quand ce n'est pas 73 centimètres ou 18 à 59 centimètres... Essayons de faire le calcul :
Il y a deux types de glaces polaires : banquise et glaciers. En fondant, la banquise, que l'on pourrait comparer à un gigantesque iceberg, ne fait pas plus monter le niveau de la mer qu'un glaçon fondu ne fait monter le niveau de l'eau dans un verre. (La densité de la glace d'eau pure est d'environ 0,92, celle de l'eau de mer de 1,025 ; environ 90 % du volume d'un iceberg est immergé - source : Wikipédia.)
La surface totale occupée par les glaces est de 25 millions de km2 (moitié pour l'Arctique, moitié pour l'Antarctique). Les glaciers recouvrant l'Antarctique ont une superficie d'environ 8 ou 9 millions de km2 ; ceux du Groenland occupent un peu plus d'un million de km2, donc en tout 10 millions de km2. L'épaisseur moyenne de la glace est de 2 km. Le volume total de glace continentale susceptible de faire monter le niveau de la mer est donc de 20 millions de km3.
La surface totale des mers et océans représente quelque 70 % de la surface du globe (rayon : 6400 km ; surface : 4πR2, soit 510 millions de km2), c'est-à-dire 360 millions de km2 pour les eaux, le reste (150 millions de km2) étant occupé par les terres. Si les calottes polaires disparaissaient entièrement, 20 millions de km3 de glace de densité 0,9 se transformeraient en 18 millions de km3 d'eau et se répartiraient sur 360 millions de km2 de surface océanique. Le niveau de l'eau s'élèverait donc - en théorie - de 0,05 km ou 50 mètres. Toutes les régions dont l'altitude est inférieure à 50 mètres seraient submergées. Le Pôle Nord serait sous l'eau, et le Pôle Sud, dont l'altitude actuelle est de 2800 mètres, peut-être aussi (mais là, les avis sont partagés : certains pensent qu'il n'y a, à cet endroit, "que" 2700 mètres de glace).
Antarctique : 2/3 de "terres" et 1/3 de banquise (selon National Geographic)
Si tout fond, le Pôle Sud sera-t-il sur la terre ferme ou sous l'eau ? La température la plus basse jamais enregistrée est de -89 degrés à la base russe Vostok (Antarctique oriental). L'épaisseur de la glace y serait de 3,7 km.
Les pôles inondés : on comprend que l'idée d'une telle catastrophe soit assez impressionnante pour un cerveau de journaliste en manque de sensationnel. Impressionnante, certes, mais sans grand intérêt. Car si la chose se produisait, il n'y aurait sans doute plus personne pour en parler... et pour évaluer les effets "secondaires" du phénomène. Si la température dépassait en permanence le seuil de 0 degré dans l'Antarctique, quel niveau atteindrait-elle ailleurs ? 60 ou 80 degrés sous les tropiques ?... L'inondation des régions côtières ne serait plus alors le problème majeur.
Et qui nous dit que la fonte des glaciers se manifesterait automatiquement par une montée correspondante du niveau de la mer ?... Et l'évaporation naturelle ? Et le degré d'humidité de l'air ? Et les précipitations dans les régions aujourd'hui sèches et désertiques ?... Les phénomènes naturels (comme les phénomènes sociaux) ont toujours des causes multiples et des conséquences multiples. Rien n'est aussi simple (ou simpliste) que la représentation qu'en donnent Hollywood et les médias.
Les conséquences du réchauffement climatique - ou n'importe quoi et son contraire :
Pour être fiable, l'observation de phénomènes de longue durée doit, elle aussi, s'étendre sur une très longue période et tenir compte des différences régionales. Dire que tous les glaciers fondent, alors que ce n'est apparemment pas le cas de ceux du Groenland, manque de sérieux - même s'il est regrettable que les Alpes ne soient plus ce qu'elles étaient il y a vingt ou trente ans, et même si les ours du Canada doivent, çà et là, s'adapter à de nouvelles conditions.* (D'ailleurs, les glaciers alpins ne reculent que depuis 1970. Entre 1960 et 1970, leur taille a augmenté, alors que les émissions de CO2 n'étaient pas moins "dramatiques").
* En 2007, ce ne sera pas nécessaire car pendant que les "experts" du GIEC dissertent sur le réchauffement, l'Amérique du Nord connaît les températures les plus basses depuis 30 ans.
Grâce à la modélisation, précision de 0,1 degré pour une marge d'erreur de 4 degrés :
C'est bien ce que nous disent les "experts" : la température va grimper de 2,4 à 6,3 degrés au cours des 90 prochaines années. Ou de 1,6 à 10,1 degrés jusqu'en 2132. Ou de n'importe quoi virgule quelque chose, plus ou moins ceci ou cela, d'ici à n'importe quand.
En fait, les "spécialistes" - qui seraient bien incapables de prévoir le temps qu'il fera la semaine prochaine - n'en savent strictement rien. Tout n'est que pure spéculation - même si en 2007, cela ne s'appelle pas de la spéculation, mais de la modélisation informatique. On prend un ordinateur très performant (et très cher), on le bourre de données partielles, choisies de manière arbitraire, que l'on passe à la moulinette d'un nouveau logiciel hyper-sophistiqué (le niveau de sophistication se reconnaît à son prix), et on obtient ainsi les résultats voulus - garbage in, garbage out.... Avec un peu de chance, on peut aussi obtenir le Prix Nobel.
La confiance aveugle que l'on place encore dans les vertus magiques de l'ordinateur est étonnante à une époque où presque tout le monde utilise cet outil. C'est un des paradoxes de ce début de siècle : on accepte sans broncher les pires abus (surveillance et flicage de la vie quotidienne, manipulations électorales, armes "intelligentes", "expertises" les plus fantaisistes) dès lors que l'ordinateur est en jeu. Ne voulant pas passer pour ringard, nous le devenons en acceptant qu'on nous impose n'importe quoi au nom du progrès technologique.
Tout ce que nous ferons ne servira à rien - faisons-le quand même :
On entend de plus en plus souvent cette phrase en 2007 : "Même si nous parvenions du jour au lendemain à réduire de façon sensible le niveau de CO2, il faudrait 1000 ans à la nature pour se remettre de cette nuisance." Alors, à quoi bon toute cette agitation ?
Autre "idée d'expert" du même genre : le réchauffement va causer un refroidissement (!) Cette citation date de 1997 mais elle refait surface périodiquement : "Il risque de faire de plus en plus froid en Europe occidentale dans les décennies à venir à cause du réchauffement climatique, la fonte des glaces dans l'Arctique refroidissant actuellement l'océan Atlantique dont la chaleur exerce une influence importante sur le climat tempéré de l'Europe, ont annoncé des experts lors d'une conférence des Nations unies sur le réchauffement de la planète à Milan." Là aussi, on est en droit de se demander pourquoi il faudrait agir sans perdre de temps - et de quelle façon ?
Dans un cas comme dans l'autre, la contradiction importe peu. Les idéologues du catastrophisme climatique ont leurs raisons que la raison ignore - et elles sont avant tout sonnantes et trébuchantes (voir plus bas).
Pour diminuer le gaz carbonique, coupons des arbres :
C'est ce que recommandent certains exaltés de la guerre climatique, en Allemagne notamment (là-bas on est toujours à la pointe de "l'innovation écologique"). Pour réduire les émissions de CO2 des véhicules à carburants fossiles, on veut donc généraliser l'usage du "bio"-diesel ou de l'éthanol obtenu à partir de colza, de maïs, d'huile de palme ou de bois.
Quelqu'un devrait peut-être expliquer à ces clowns que les arbres, une fois qu'on les a arrachés pour en faire du carburant (ou pour semer des plantes destinées au même usage), n'absorbent plus de gaz carbonique et ne dégagent plus d'oxygène.
Mais il est vrai qu'un des principes de base de notre société est d'économiser... quel qu'en soit le prix. Personne ne s'étonne plus de l'incohérence de cette attitude - surtout pas ceux qui en profitent.
En 2007, alors que l'hystérie climatique n'a probablement pas encore atteint son point culminant, la production de "bio"-carburants pour les pays industrialisés est déjà une des causes principales de déforestation en Indonésie, en Malaisie et au Brésil. Mais alors que jusqu'à présent, l'argument était surtout d'ordre financier, voilà qu'il s'inscrit maintenant dans le cadre de la "guerre anticarbonique" - on n'arrête pas le progrès...
Une approche plus sérieuse de la question :
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Le climat de la planète a toujours subi des variations - sans intervention humaine
Il y a environ 10 ou 15.000 ans, c'était encore l'ère glaciaire. Depuis, le climat n'a cessé de se réchauffer - de manière naturelle, sans aucune intervention humaine. Ce n'est pas l'industrie ou la circulation automobile qui ont fait disparaître les glaciers qui recouvraient la moitié de l'Europe et la totalité du Canada. La Terre connaît alternativement de longues périodes de refroidissement et de réchauffement. Mais ces cycles n'ont rien de régulier. Une période de réchauffement général peut être interrompue ou entrecoupée par une phase plus courte de refroidissement. L'Europe occidentale a connu une telle phase vers 1600-1800. Le réchauffement actuel, qui n'est qu'une reprise, a commencé en fait à une époque où la révolution industrielle n'en était qu'à ses balbutiements.
A l'échelle géologique, on peut dire que nous nous trouvons dans une période chaude située entre deux glaciations régulières du Quaternaire. A l'échelle historique, nous sommes dans une phase de réchauffement modéré coincée entre deux phases de refroidissement modéré. Attendons un ou deux siècles, et les journalistes, s'il y en a encore, dénonceront les activités humaines comme source du refroidissement général ("On vous avait bien dit qu'ils feraient disparaître le Gulf Stream").
Il faut une bonne dose d'arrogance et d'anthropocentrisme pour affirmer que l'homme, avec ses moyens techniques actuels, serait capable d'influencer de manière durable le climat terrestre, voire de "faire sauter" la planète. Une suicide collectif de toute l'espèce humaine, toujours possible "grâce" au surarmement nucléaire, supprimerait sans doute bon nombre d'autres espèces par la même occasion, mais n'aurait finalement qu'une incidence négligeable sur la planète elle-même. Quelqu'un a dit - à juste titre - que l'homme avait besoin de la Terre mais que la Terre n'avait nullement besoin de l'homme.
Tout cela ne signifie pas, bien sûr, que la science ne soit pas en mesure d'influer de manière très courte et très provisoire sur "le temps qu'il fait", sur le climat local de telle ou telle région. Depuis quelques années, les militaires américains développent d'ailleurs des activités plus ou moins secrètes dans le but d'obtenir la maîtrise de l'arme climatique (projet HAARP par exemple). Curieusement, la grande presse de désinformation n'y voit souvent que le reflet de "théories conspirationnistes". Par contre, elle s'engage à fond dans la défense et la propagation du mythe officiel du réchauffement dû à l'activité humaine. Rien de tel pour détourner l'attention des vrais dangers. Et la manipulation du climat à des fins hégémoniques n'est qu'un danger parmi d'autres (voir plus bas).
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Le CO2 n'est pas le seul gaz à effet de serre
Pourquoi parle-t-on toujours du gaz carbonique, alors que les effets du méthane ne sont pas moins "nocifs" ?... C'est apparemment une question de mode. Il y a quelques années, les médias étaient tous focalisés sur le trou dans la couche d'ozone ("ozone bon"), puis sur l'excès d'ozone dans les grands centres urbains ("ozone pas bon"). Aujourd'hui, plus personne ne parle de ces choses-là.
Prétendre analyser un phénomène complexe en ne retenant qu'un seul paramètre parmi d'autres, ne relève guère de la rigueur scientifique.
Nous lisons sur le site www.ecrits-vains.com/cgi-bin/discus une phrase qui n'est certainement pas moins fondée que celles que l'on trouve sous la plume des "experts" professionnels : "Les gaz à effet de serre émis par les activités humaines (gaz carbonique, méthane, ozone, protoxyde d'azote, halocarbones) sont bien sûr en augmentation constante depuis la révolution industrielle et le boom démographique de l'humanité. Mais leurs effets cumulés comptent pour 2,8 W/m2, bien loin des 155 W/m2 dus à l'effet de serre naturel (1,8 % du total seulement)." A méditer...
L'activité solaire peut également accélérer ou ralentir l'effet de serre, à quantité égale de gaz émis. Mais ce n'est pas là un thème qui passionne les journalistes.
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Ne pas confondre catastrophisme climatique et pollution
Le mythe du réchauffement climatique dû à l'activité humaine, qui repose sur une interprétation tendancieuse de données fragmentaires, n'a rien à voir avec le problème de la pollution de l'environnement (eau, air, rayonnement électro-magnétique, aliments contaminés ou génétiquement modifiés...) dont l'existence peut être constatée à tout moment sans faire appel aux statistiques. La confusion fréquente entre ces deux questions pourtant diamétralement opposées, est entretenue à dessein par le lobby écologiste et ses complices des milieux politiques et industriels.
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Détourner l'attention
Les pollueurs sont le plus souvent connus et doivent, en principe, répondre de leurs actes - quoique cela n'arrive presque jamais en pratique. Lorsque la pollution est autorisée (OGM), ce ne sont pas les empoisonneurs que l'on jette en prison, mais leurs adversaires (Bové).
Les responsables du réchauffement climatique humain, par contre, sont difficiles à désigner, et pour cause. Et comme il ne peut pas y avoir de vrais responsables, la responsabilité devient collective. C'est donc à "nous tous" qu'on s'en prend. "Nous" consommons trop, "nous" roulons trop souvent en voiture, "nous" prenons trop souvent l'avion, "nous" utilisons trop d'appareils électriques, "nous" produisons trop de déchets, etc.
Il va donc falloir se resteindre*, se serrer la ceinture, s'adapter, accepter de nouvelles taxes, des restrictions, une augmentation du prix de l'énergie, une baisse du niveau de vie, un démantèlement plus rapide de la protection sociale, une surveillance plus serrée de nos allées et venues, de nos habitudes. Les pollueurs, eux, ne seront plus montrés du doigt. Qu'est-ce qu'une petite marée noire en Bretagne en comparaison de l'engloutissement pur et simple de la moitié de cette région ?...
* Il va de soi que ceux qui proposent ces restrictions ne seront pas touchés ou s'arrangeront pour trouver une compensation. Il en a toujours été ainsi.
Le nucléaire, qui était considéré dans la plupart des pays industrialisés (pas en France) comme quelque chose de nocif et de dangereux (effet Tchernobyl), redevient depuis quelque temps une "énergie propre". En Allemagne, où les Verts (au gouvernement Schröder de 1998 à 2005) avaient réussi à imposer le principe de l'abandon de cette forme d'énergie à long et moyen terme, on assiste à un retour en force du lobby de l'atome. Ce n'est plus "Nucléaire, non merci" mais "Merci le réchauffement climatique".
Autre retombée du très médiatique réchauffement : pendant que les "experts" - sur leur petit nuage de CO2 - comparent les mérites de leurs "modèles" respectifs et discutent du chiffre à mettre après la virgule, le monde se dirige à pas de géants vers une autre catastrophe programmée pour se produire très prochainement, et non dans 250 ans. Les Etats-Unis et Israël, les pires Etats voyous de la planète, s'apprêtent à déclencher une agression nucléaire contre l'Iran, et personne ne s'en émeut, personne n'en a vraiment conscience. Sauvons les nounours du Grand Nord, les civils iraniens peuvent crever.
La "guerre anticarbonique" permet de faire l'unanimité - l'union sacrée - face à un danger bidon, tout en démobilisant les foules face au danger réel. Désormais, si l'on en veut aux Américains, c'est moins pour leurs crimes de guerre que parce qu'ils ne respectent pas le Protocole de Kyoto.
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Les profiteurs
L'industrie nucléaire et le cartel de la pollution ne sont pas les seuls profiteurs de la fable du réchauffement climatique dû à l'activité humaine. Beaucoup d'autres en tirent parti à des degrés divers :
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les organismes internationaux publics (comme le GIEC, la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ou l'Agence Internationale de l'Energie de l'OCDE) ou privés (instituts et autres think tanks) ; ils assurent la subsistance de dizaines de milliers de fonctionnaires, employés et collaborateurs indépendants, sans oublier les "experts" et les "consultants" ; et il faudrait y ajouter tous les organismes gouvernementaux parasitaires créés dans le même but dans la plupart des Etats du monde (n'oublions pas l'UE et sa monstrueuse bureaucratie) ;
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les innombrables associations et organisations écologistes, de même que toute la ribambelle d'ONG souvent obscures mais parfois renommées (comme Greenpeace) ; chaque fois que le problème "gagne en acuité", subventions publiques et dons privés se font plus nombreux - la sonnette d'alarme fait un bruit de tiroir-caisse ;
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la caste politique - et pas seulement celle qui évolue autour des partis qui se disent verts : entre-temps, le plus nul des politicards - quelle que soit sa tendance - sait qu'il n'y a rien de tel que la phraséologie écologiste pour stimuler sa carrière ;
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les journalistes, presque toujours pendus aux basques des politiciens dont ils se font l'écho ; ils sont là pour amplifier les thèmes que quelqu'un a choisis pour eux, ils sont le personnel exécutant des campagnes de promotion que d'autres ont conçues - et ils pensent "faire de l'information" ; le réchauffement est pour eux une aubaine : hier El Niño ou El Bimbo, aujourd'hui El Climato ;
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les auteurs de livres à succès propageant le mythe : toute librairie qui se respecte doit absolument avoir un rayon spécialisé qui traite de la question (on y cherchera en vain des ouvrages sérieux qui dénoncent la supercherie) ; n'oublions pas les éditeurs, les libraires, les "critiques" et autres propagandistes (on rejoint là la caste journalistique) ;
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la recherche et l'enseignement : c'est là que les théories trouvent leur justification "scientifique" et qu'elles sont transmises aux futures "élites" ; comme tout n'est que question d'interprétation, les chercheurs ne sont pas vraiment responsables de ce que d'autres font du résultat de leurs recherches - et puis il faut bien vivre, et le réchauffement fait vivre ;
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les industries connexes et le marché de l'écologie : c'est un secteur en pleine expansion et qui rapporte énormément ; pour obtenir des données et des analyses "pertinentes", c'est fou ce qu'il faut comme matériel et comme programmes "sur mesure" ; lorsqu'on en arrive au stade des applications et que les politiciens ont pris telle ou telle décision qui "freinera le réchauffement", la demande grimpe en flèche - un vrai "nouveau marché" ;
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les énergies "alternatives" renouvelables (éoliennes, panneaux solaires...), rentables car subventionnées, ont également beaucoup d'avenir, même si dans certains pays (Allemagne par exemple) on commence déjà à s'en lasser : les paysages totalement défigurés et les montages financiers favorisant l'escroquerie et le pillage des fonds publics ne sont pas du goût de tout le monde - autant revenir au nucléaire ;
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les professionnels du marketing, des relations publiques et de la communication : discrets mais efficaces, ils nous vendent le réchauffement comme ils nous vendraient une nouvelle lessive ou un nouveau candidat à la présidence ;
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le réchauffement coté en bourse : en application du Protocole de Kyoto, les pays signataires sont tenus de réduire leurs taux d'émission en CO2 dès 2008 ; les différentes industries se voient allouer des "droits d'émission" que les entreprises les moins polluantes peuvent revendre aux gros pollueurs dont le quota est épuisé - la chose promet de rapporter gros à certains, surtout aux intermédiaires. C'est l'équivalent moderne du trafic d'indulgences.*
Selon Dresdner Kleinwort de Londres (banque d'investissement du groupe Allianz), le marché des droits d'émission (droits de pollution) est déjà en place ; en 2006, au niveau européen, les opérateurs ont négocié 1,1 milliard de droits, la moitié de gré à gré, l'autre moitié en bourse (un droit correspond à une tonne de CO2**). Outre les droits d'émission, on peut également acheter ou vendre des certificats CDM (Clean Development Mechanism) qui matérialisent un investissement "climatiquement propre" (par exemple l'installation d'un parc à éoliennes en Chine).
Attendons un peu, et nous verrons, sur les marchés financiers, de nouveaux dérivés indexés sur la température ou sur l'épaisseur de la banquise, un peu comme il y a des fonds de placement liés au Dow Jones ou au CAC 40. Que diriez-vous d'un certificat dont la valeur boursière varierait en fonction de l'enneigement en Alaska ou des variations de CO2 en Guinée Equatoriale ? On pourrait spéculer à terme : je vous recommande le ScandinIce 2017 avec option 2032... Demandez à votre banquier, il se frotte déjà les mains en pensant à ce que ça va lui rapporter en frais de souscription, marge d'émission, commission de gestion et prime de rachat. On invente de nouveaux "besoins" et de nouveaux "produits" tous les jours.
* Il y a aussi cette autre pratique qui commence à se répandre en 2007 : après avoir donné mauvaise conscience au consommateur-pollueur, on lui permet de se racheter un peu en effectuant un don en espèces en faveur d'une organisation de bienfaisance qui l'investira - dit-elle - dans un projet "réducteur de CO2". Pas bête, il suffisait d'y penser...
** Le CO2 ayant une densité de 1,87kg/m3 dans des conditions normales moyennes (température de 25° C et pression de 1000 millibars), une tonne représente donc 535 m3, soit un cube d'un peu plus de 8 mètres de côté ou un "ballon" sphérique de 10 mètres de diamètre.
Tout cela explique que le dogme du réchauffement dû à l'activité humaine trouve une bonne résonance dans le public. Il alimente un marché en pleine croissance et permet de relancer un mouvement "vert" qui commençait à s'essouffler, en lui conférant une nouvelle vigueur et une nouvelle justification. Et il fait vivre de plus en plus de gens - on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis.
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Ce n'est pas parce que les "experts" contredisent George Bush qu'ils ont automatiquement raison
Si les milliardaires qui soutiennent le "président" américain ne partagent pas le point de vue européen en matière de réchauffement climatique d'origine humaine, c'est qu'ils n'ont pas encore reconnu les avantages du nouveau mythe et qu'ils peuvent s'en passer pour le moment. Ils ont l'habitude d'imposer leurs idées au reste du monde ; l'inverse demande beaucoup plus de temps. Mais une certaine évolution a lieu depuis peu (Californie, Al Gore) et on ne serait pas étonné de voir les Démocrates se refaire une virginité en militant contre le CO2 - pour une fois qu'ils ont la possibilité de se démarquer de leurs jumeaux Républicains.
Heureusement que Gore est là pour sauver la planète (N'oubliez surtout pas d'acheter son livre et son DVD)
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L'arrogance des pays industrialisés vis-à-vis des "nouveaux"
Les Etats-Unis ne sont pas les seuls qui se voient reprocher de traîner les pieds en matière de climatisme. Des pays comme la Chine, l'Inde ou le Brésil sont eux aussi la cible fréquente des donneurs de leçons de l'Union Européenne. On met en garde les Chinois contre une industrialisation et une motorisation individuelle "excessives", on voudrait leur interdire de faire ce qu'on a fait soi-même il n'y a pas si longtemps, et qu'on fait encore aujourd'hui.
Aux apôtres de la lutte anti-CO2 qui le sermonaient à propos du recul de la forêt amazonienne, le président brésilien Lula a rappelé récemment que l'Europe possédait aussi, autrefois, une immense forêt vierge. Qu'est-elle devenue ? Et si l'on pratiquait le reboisement au lieu de donner des conseils ?... De toute manière, les entreprises européennes participent activement à l'industrialisation de la Chine et au défrichement de l'Amazonie, et en tirent de juteux profits - il y a beaucoup d'hypocrisie derrière ces joutes oratoires.
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Quelques adversaires du dogme officiel
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Yves Lenoir, chercheur à l'École des Mines de Paris, écologiste et auteur du livre Climat de panique (2001) ;
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Bjørn Lomborg, statisticien danois, ex-Greenpeace, auteur du livre L'Écologiste sceptique (2001) ;
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Henrik Svensmark, responsable de la recherche cosmo-climatologique au Centre National Danois de la Recherche Spatiale, qui considère que le réchauffement est dû principalement à l'activité solaire ;
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Bob Carter, géophysicien et professeur à l'Université James Cook du Queensland (Australie) ;
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William Kininmonth, météorologue australien, auteur du livre Climate Change : A Natural Hazard (2004) ;
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Richard Lindzen, professeur de météorologie au MIT (Massachusetts Institute of Technology) de Boston ;
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Timothy Ball, ancien professeur de climatologie à l'Université de Winnipeg (Manitoba, Canada) - ses prises de position lui ont valu de recevoir des menaces de mort ;
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Denis Rancourt, professeur de physique à l'Université d'Ottawa et spécialiste des sciences de l'environnement, analyse ici les incohérences factuelles du mythe climatique et les motivations politiques de ses promoteurs. Pour Rancourt, la fable du réchauffement global a pour but de masquer les vrais dangers ; seules les classes moyennes des pays riches semblent s'y intéresser, c'est pour elles que le "problème" a été inventé ;
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Michael Crichton, à l'occasion de la sortie de son livre State of Fear (2004), souligne que le réchauffement climatique dû à l'activité humaine est une fiction - c'est pour cela qu'il en a fait un roman.
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The Creeping Fascism of Global Warming Hysteria par Paul Joseph Watson (Prison Planet). L'auteur dénonce le totalitarisme des adeptes de la doctrine officielle et rappelle quelques prédictions catastrophistes des années 1970. Les "experts" craignaient alors un refroidissement climatique.
Cette liste est très incomplète. Il y a beaucoup d'autres adversaires sérieux du dogme - voir Google... Le 8 mars 2007, la chaîne britannique Channel 4 a diffusé un documentaire de Martin Durkin sur l'escroquerie au réchauffement : The Great Global Warming Swindle.
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Quelques autres "dangers" futurs propres à mobiliser les jobards
Le jour où une grande partie de l'opinion publique aura compris qu'on la mène en bateau, on pourra toujours recourir à d'autres mythes. Quelques suggestions de scénarios catastrophistes (avec les compliments d'Hollywood) :
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le refroidissement global ;
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un gros astéroïde (ou une comète) menace la Terre ;
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un super-volcan sommeille sous le parc de Yellowstone ou sous la place de la Concorde ;
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l'axe terrestre est sur le point de basculer - gare au méga-tsunami ;
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la Terre ralentit sa rotation et se rapproche inexorablement du Soleil ;
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la Terre accélère sa rotation et quitte le système solaire ;
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les Martiens en ont marre de toutes ces conneries et viennent faire le ménage chez nous.
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Marre du petit jeu des trotskistes. Trois candidats en 2007. Ce sont des diviseurs à la botte du pouvoir. Ils ont besoin de diaboliser les extrêmistes musulmans pour garder leur petite secte bien soudée. Leur affaire tourne. Y a du blé se faire chacun dans leur chapelle. 8 millions d'euros de la part du système à gagner s'ils font plus de 5% aux présidentielles, ca doit permettre de vivre...
Le facteur est le plus ignare et incohérent. Il a pas pris la peine de regarder Loose Change 2 ou d'en parler sur son blog depuis qu'il l'a promis à Karl Zéro (faire une recherche sur http://besancenot2007.org/recherche.php3?recherche).
Il dit que ce qui le distingue des autres partis trotskos, c'est qu'il faut pas pactiser avec le PS. Mais aussi qu'on peut faire des actions communes avec lui (genre le non à la nouvelle constitution européenne libérale). Cherchez l'erreur!
Des révolutionnaires en peau de lapin ! Regardez les archives de Rouge. Ils citaient seulement Chossudovsky au début en 2001 comme quoi les ricains auraient laissé faire. Heureusement, Chossudovsky a évolué (http://mondialisation.ca/index.php?context=theme&themeId=18). Cockburn aussi. Mais les francotrotskistes non.
Plein de gens ont pu constater nullité à contester l'idéologie anti-terroriste du pouvoir américano-sioniste.
http://www.labanlieuesexprime.org/forum.php3?id_article=1725&id_forum=42048
[SORAL :] > Besançenot vient de mettre son véto et refuse de m’affronter.Il veut bien n’importe qui du FN mais pas moi ! - Il n’a sûrement pas l’autorisation du système en place ? QUEL COURAGE ! (LBS) (vendredi 9 mars 2007 )
Salut,
J’ai été militant de LO pendant 17 ans. J’ai été viré en 2003 parce que je demandais tout simplement un débat à l’intérieur de LO, sur la version abracandabrandesque sur le 11 septembre.
Pour la position de la LCR, ils reprennent comme des enfants de choeur la version officielle, que même des membres du congrès, des membres de la cia ou du fbi, des familles de victimes, des pompiers, des universitaires, etc.rejettent, la qualifiant de mensongère, et demandent pour le moins une véritable enquête qui ne soit pas dirigé par des amis de la Maison-Blanche, l’enquête officielle ne fait même pas mention de le tour n°7 qui s’effondre à 17h30, ou des nombreux témoignages qui parlent d’explosions à l’intérieur des tours, ou encore le fait ne pas interroger la société "controlled demolition", qui était chargé de déblayer le terrain. Bref allez sur le site reopen911.
En dernière nouvelle, Alex Jones a diffusé une vidéo de la BBC du 11 septembre ou on voit des journalistes en direct de New York annoncer la destruction de la tour du n°7, 25 minutes avant qu’elle ne s’effondre !
Cette vidéo en direct devrait conduire les journalistes en taule pour complicité de meurtre de masse. Que se passe-t-il rien. La justice anglaise ferme sa gueule, les journalistes du monde entier font comme si rien ne se passait, et qu’il fallait garder à tout prix les mensonges de la Maison-Blanche.
Pour quoi cette apparente disgression ?
Car elle montre que tout comme les partis de gauche, les communistes révolutionnaires ne sont que des tigres de papiers. Les trotskistes symbolisent un paravent démocratique, ils tiennent du folklore démocratique.
Mais n’oubliez jamais, que Marx disait, je ne suis pas marxiste, que Lénine fut empoissoné par un agent de l’OKhrana, Staline, qui en 1924 etait chargé du controle de la santé de Lénine (Lire à cet effet, Staline, agent du Tsar, de Roman Brockman, 2003. Un livre édifiant et passionnant), que Trotski jettera à la face des trotskistes étatsuniens et français, je ne suis pas trotskistes.
Je sens que tout un pan de préjugés et d’idées mécaniques s’effondre.
J’espère que le lecteur comprendra ainsi mieux pourquoi Besancenot, le candide, refuse d’affronter Soral. Ce n’est qu’un continuum de pratiques inquisitoriales, ou la censure et la morale se démènent pour enterrer la vérité, toujours révolutionnaire.
Soral est au FN ? Et alors, il n’est pas le diable réincarné. Quand on prétend combattre l’exploitation capitaliste et les partis qui nous semblent l’incarner, et bien, on se bat, on affronte, on confronte ses idées.
Diaboliser ses adversaires a toujours été la méthode de la pire réaction. Les véritables communistes sont prêts à se battre jusqu’à la mort pour leurs idées.
Alors se débiner pour un simple débat dans un pays riche, révèle toute la bigoterie et la lâcheté de la LCR.
Combien de Trotskistes sont allés en prison pour leur idées, ces 25 dernières années ? Aucun.
PLus légalistes que ces communistes de papier infolio, tu meurs.
http://lesogres.org/article.php3?id_article=1530
Les trotskistes français sont-ils des islamophobes ?
mardi 14 février 2006
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En avalisant la version grotesque des néo-conservateurs sur le 911, les trotskistes se sont délibérement rangé dans le camp des islamophobes. En refusant tout débat sur la question, ils crédiblisent les projets Bushiens. De la même façon, ils ont condamné Dieudonné sans chercher à connaître les réponses de ce dernier. Du coup, leur anti-impérialisme et leur anti-sionisme apparaît comme une coquille vide, un masque idéologique.
Les dirigeants de LO et de la LCR, continuez d’ hurler avec les partisans de Bush, contre tous ceux, dont Meyssan le premier, qui ont mené des enquêtes approfondise du 11.9, sur les mensonges et manipulations médiatiques de l’administration Bush.
Face à tous ceux qui dénoncent les mensonges et manipulations des impérialistes Bushiens, quelle est leur réponse aux troskistes français ? :
"Nous, sauveurs du monde, génial penseur, nous ne tenons pas à lire et à étudier les enquêtes menées par Meyssan et d’autres aux Etats-Unis. Mais nous condamnons des enquêtes que nous n’avons jamais lu, nous condamnons ces hommes et ces femmes pour leur propos contre la version officielle de Bush, ces personnes avec qui nous refusons de débattre. Il faut soit les censurer soit les calomnier, mais n’écoutez et ne lisez jamais leur argument, ils sont perfides. Voilà pour nos méthodes intellectuels. Les incohérences, les manipulations, les mensonges sur le 911, les nombreuses opérations militaires programmées le 11.9, tous ceux-ci ne nous regardent pas, nous avo ns intégré la version officielle accusant le monde musulman. Revenir en arrière et débattre sérieusement des faits, de tous les faits, équivaudrait à nous dédire et à reconnaître que nous, communistes révolutionnaires sommes pleins de préjugés de "petit-blanc" à l’encontre des musulmans, que nous sommes des islamophobes."
Je vous conseille, ce documentaire étatsunien : Confronting the évidence. Il est sous-titré en français. Que l’on peut obtenir gratutement auprès du Réseau Voltaire. Il fait la démonstration que l’administration Bush a perpétré les attentats du 911, de manière à avoir un prétexte pour concrétiser ses projets militaires. Regardez-le et jugez par vous-mêmes !
Il existe d’autres documentaires en anglais comme Welcome to terrorland sur d’autres sites comme http://www.prisonplanet.tv/ ou http://www.madcowprod.com/
Regardez ces documentaires et faites-vous votre propre opinion. Tout comme sur les Ogres, on peut se faire sa propre opinion en écoutant ceux que d’autres accussent des pires atrocités. Oui, les néo-conservateurs sont prêts pour déclencher une guerre nuclaire parce que nous nous sommes laissés guider par nos préjugés anti-arabe et anti-musulman et que nous avons étouffé notre raison, notre critique. Rares sont ceux qui se sont interrogés à la lumière du passé de l’impérialisme étatsunien, rares sont ceux qui ont interrogé les faits et rien que les faits, avant, pendant et après. Et l’aveuglement islamophobe continue aujourd’hui !
Cependant, de plus en plus de personne, y compris des responsables militaires, réalisent leur naïveté et l’extrême gravité de la situation. Le problème qui se posent à eux : comment arrêter ces fous machiavéliques sans que l’opinion publique découvre la vérité sur les responsabilités intérieurs du 911 ? La démocratie parlementaire étatsunienne s’effondrerait alors sous les coups d’une révolution sociale qui viserait l’oligarchie étatsunienne.
Pour les néo-conservateurs, il leur faut et très vite déclencher un nouveau 911 de manière à stopper toutes les enquêtes intérieurs sur l’adminsitration Bush, consolider le Patriot Act qui légitime un régime de terreur aux Etats-Unis, au nom de la lutte contre le terrrorisme, poursuivre et étendre la guerre en utilisant l’arme nucléaire. Ressortir Benladen et alqaîda de son chapeau de temps à autre n’est plus suffsant, arrêter des suspects musulmans, faire des amalgames quotidiens ne suffit plus à entretenir la peur de l’ennemi, l’Islam. L’islamophobie est le terreau du racisme.
Les néo-fascites sont condamnés à une perpétuelle fuite en avant. OUi. Car toute leur politique est guidé par ce principe destructeur : LA GUERRE POUR LA GUERRE. Le but ultime n’est pas de vaincre mais d’épuisser toutes les armes dont ils disposent.
En France, Chirac et les Grandes familles néo-conservatrices viennent de se rallier à ce principe.
Nous sommes engagés dans une course pour ou contre une guerre nucléaire mondiale. Il faut arrêter de cracher et d’ignorer ceux qui accussent l’administration Bush d’être l’auteur et l’ acteur ’des attentats du 11 septembre, qui leur a servi de détonnateur pour toutes les autres guerres et massacres de populatiions civiles.
Si nous ne les arrêtons pas, ils nous plongerons dans un hiver nucléaire.
Pour finir. Ce que je reproche fondamentalement à la LCR et aux trotskystes, c’est de reprendre sans s’interroger, la version officielle de l’impérialisme étatsunien, pleines de mensonges, d’incohérence et de grotesque. Ils craignent tout débat sur cette question et pratique la censure et la calomnie CONTRE QUICONQUE S’INTERROGE ET PROPOSENT D’ETUDIER LES FAITS DE PRES.
Le FBI a retrouvé intact le passeport d’Atta sur les ruines fumantes du WTC, parti en miniscule particules (laissez moi rire,un miracle du FBI), sur les 19 noms d’arabes donné par le FBi, pas un seul de ces noms ne figurent sur les listes de passagers, et 5 sont toujours vivants (voilà la preuve éclatente de la manipulation mais silence). Atta le chef de ces terroristes islamistes mangeait du porc et fréquentait des prostitués (bien sûr ,il n’y a rien de risible puisque Bush et les médias nous disent que c’est bien de dangereux islamistes qui ont fait le coup). la tour 7 s’efondre à 17h00 alors qu’aucun avion ne s’est abbattu sur cette tour. Non, pas d’interrogations ? c’est normal. Comment des gratte-ciel peuvent-ils s’écrouler si rapidement (la tour nord et sud) alors que jamais un gratte-ciel ne s’est effondré sur lui même, suite à un incendie, y compris des gratte-ciel qui ont brûlé pendant une semaine. Si des gratte-ciel ne se sont jamais effondrés, c’est parce que le température produite par un incendie n’est pas suffisante pour faire fondre la structure métalique. Des exercices d’évacuation du WTC ont eu lieu la semaine précédent le 911, au moins une dizaine d’opération d’exercice militaire eurent lieu le 911 autour du WTC dont une par la CIA qui simulait l’écrassement d’un 707 sur le WTC. C’était un tout petit échantillon des faits qui montrent qu’on ne peut écarter d’un revers de main hautain, les responsabilités intérieures comme le font nos virulents anti-impérialistes.
Les Trotskystes sur le 911 se sont alignés sur Bush et l’impérialisme. Comme les néo-conservateurs, de fait, ils censurent et traînent dans la boue tous ceux (journalistes, parlementaires, ingénieurs en explosifs, pompiers, témoins, fonctionnaires civils ou militaires, familles de victimes) qui apportent les preuves de l’implication de l’administration Bush dans les attentats du 11 septembre. Leur stratégie est simple : de ne pas discuter des faits et calomnier avec panache de manière à faire peser le discrédit sur tous ceux qui oserait regarder de plus près.
Devant le refus de l’extrême-gauche de s’interroger sur des faits aussi accablant pour les néo-conservateurs, on ne peut qu’en déduire que Les trotskystes sont atteints d’un grave scotome à l’encontre des arabes en particulier et des musulmans en général. Voilà pourquoi, ils ne sont pas en mesure de s’interroger. Leur attitude est analogue à celle des "petits blancs" qui ne pouvait imaginer qu’un noir puisse être innocent à partir du moment ou il était accusé par l’adminsitration judiciaire. Si bien que tous raissonnement, toute interrogation n’a aucune prise sur ses "petits blancs", guidés dans leur choix par leur unique morale laïque (le bien et le mal), ils se refusent à toutes interrogations, à toute confrontations contradictoires, qui viendraient ruiner leur petit monde de préjugés moraux.
Au delà, de la comparaison avec "le petit blanc", leur cas est bien plus grave. Ils ont choisi de se ranger dans le camp de leur pire ennemi, l’impérialisme étatsunien en acceptant sans broncher la version grotesque de Bush sur le 911.
Leur prostestation ou leur dénonciation de l’impérialisme apparaît alors comme une coquille vide.
Leur islamophobie les a conduit à se ranger, illico presto, derrière l’administation Bush depuis le 11.9, ils ont du même coup approuvé les lois racistes de Sarkozy sur le port du voile à l’école.
Pourquoi s’en prendre aux trotskistes français ? Quand on prétend combattre l’impérialisme etatsunien, on ne reprend pas sans interroger, sans étudier la version officielle des criminels de guerre qui dirigent les Etats-Unis. Quant au réformistes, ils défendent le système, c’est pourquoi, en toute logique, il rejettent avec violence toutes vérités qui menaceraient le capitalisme.
Alors lisez, visionnez le travail de journalistes à travers le monde qui apportent des faits qui évidemment ont été censurés par les médias commerciaux. La vérité est toujours révolutionnaire. les trotskistes sont gangrénés par le choc machiavélique du 911, matrice de l’islamophobie.
Mohamed
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| [^] fil: rep- |
| 18 février 2006 , par Alice.G. |
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Le probléme de la gauche c’est qu’elle n’existe plus en tant qu’idéologie.Elle se régle en fonction des caprices de l’impérialisme économique,mais elle n’a plus rien a proposer.C’est la médiocrité absolue des leaders comme des idées.
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[^] rep- yes 24 octobre 2006 , par ahmad al faransavi
j ai recontere recement un trosko qui en matirer d Islamophobie de base n avait rien a envier au "identitaires d extremes droite" le pire et qu il se disait Musulman ! mais tellement doctrinaire du marxisme trosko qu il ne crot plus en les fondements de sa propre religion, ! on pense se qu on veut mais la coherence est la bienvenue lorsqu on pretend defendre lers minoritées opprimées !je suis en totale accord avec cet article.
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| [^] fil: Trop |
15 février 2006 , par Visiteur Meyssan |
Article lamentable. Le syndrome conspirationniste a encore frappé. Lire cette réaction sur Meyssan et sa thèse dans Politis.
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[^] rep- 16 février 2006 , par Visiteur
c’est un cochon qui dit a un autre cochon :"tu sais,le paysan qui nous nourrit, fait cela dans le but de nous tuer et nous manger." et l’autre cochon de repondre :"allons bon,toi aussi tu crois a la theorie du complot !!!" ..tous les deux sont morts ,depuis..
REPONDRE à ce message
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| [^] fil: rep- |
| 15 février 2006 , par trianda |
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pour d’autres infos sur le 11 sept,allez voir un site interessant :www.questionscritiques.free.fr notamment l’article sur Said Sheik. Il y a sur ce site un autre article interessant(entre autre) de S.J Sniegosky :"La guerre d’irak ,concu par israel ?". ..et pour ceux que ca interressent,le site www.quibla.net,un excellent article sur les rapports d’israel et l’Afrique du sud de l’appartheid, a ne pas manquer.
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[^] On est dirigé par des brutes manipulés par des connards 16 février 2006 , par Gab
Sur quibla, il y a en effet une bonne analyse. http://quibla.net/amerique2006/11-9.htm.
Beaucoup de traces d’un détournement électronique, on dirait...
Et j’ajouterais que bizarrement, les attaques n’étaient pas coordonnées, comme si tous les détournements avaient été effectués par une seule petite équipe. Une fois fixées les coordonnées finales d’un avion, on en détournait un autre.
J’avais personnellement remarqué qu’un vendeur de l’Etincelle, journal Trotsko pour étudiants, avec qui je discutais de temps en temps, était paniqué à l’idée d’un complot du 119. Un autre trotsko avait dit à un pote : renverser la version officielle du 119, non, mon chef ne le permettrait pas !
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| [^] fil: rep- |
| 15 février 2006 , par Visiteur |
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La chaine de télévision austrlienne SBS vient de diffuser de nouvelles photos de sévices ignobles sur des prisonniers irakiens.Des sévices qui dépassent les limites de l’entendement.Donc,rien d’étonnant a affirmer que les attentats démentent la version officielle.Les intégristes de la maison blanche sont capables de tout : du mensonge a la torture.
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